samedi, 20 juin 2009

Un Johnny peut en cacher un autre

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Titre énigmatique ? Les cinéphiles auront compris qu'il est question du dernier film de Johnnie To (une cinquantaine de films au compteur) avec notre Johnny Halliday national en tête d'affiche : Vengeance (Revenge). N'étant absolument pas fan du chanteur fatigué qui se prend pour un rocker mais complètement accro du cinéaste Hongkongais, je me suis empressé de découvrir la nouvelle réalisation d'un des maîtres du genre. Le scénario ? Johnnie To travail parfois sans, non sans succès, tant il est vrai que sa spécialité réside dans l'excellence de sa mise en scène dynamique et stylisée. Celui de Vengeance pourrait se résumer à son titre : « Après le massacre de sa famille (Sylvie Testud, son « mari » et ses « gosses »), un cuisinier français, ex-tueur à gages, Francis Costello (Johnny Halliday), engage trois hommes pour l'aider à se venger. Dans une ville qu'il ne connaît pas, il va tout faire pour s'organiser et retrouver le goût des armes. »

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mardi, 16 juin 2009

Le démon Sam Raimi est de retour !

 

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Entre deux réalisations de Spiderman, le talentueux Sam Raimi (Evil Dead, Mort ou vif, Mort sur le grill) nous gratifie d'un nouveau petit bijou horrifique sur fond d'occultisme, de magie noire et de démons antiques : Jusqu'en enfer (drag me to hell), en sélection officielle au festival de Cannes. Un des meilleurs films, à la réalisation old school de cette année, assurément ! Suivez l'histoire (que l'un des maîtres du suspense et son frère Ivan traînent depuis des années), basique mais terriblement efficace :

 

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jeudi, 11 juin 2009

The boat that rocked !

 

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Tel est le nom original de la dernière  comédie de Richard Curtis : Good Morning England. Le réalisateur de Love actualy et le scénariste de Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill et Le journal de Briget Jones nous fais vivre un retour dans le temps à l'époque folle du pop/rock des sixties en Angleterre. « Sex, drug and rock'n roll » est un poncif qui convient parfaitement à l'esprit du film. Certes, on à faire à une mécanique bien huilé qui repose sur un schéma cinématographique assez basique que ce soit au niveau du scénario, des personnages ou de la mise en scène. Bref, le cocktail très classique de la comédie à l'anglaise à l'œuvre depuis quelques années déjà. Néanmoins, si ce n'est pas la révélation humoristique de l'année, on passe un bon moment sans se prendre la tête. Une phrase que dit l'un des personnages résume également la démarche du film et pointe, par là même, sa limite : "ce n'est pas simple d'être cool mais c'est cool d'être simple". Un feel-good movie festif sans prétentions donc.

 

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vendredi, 29 mai 2009

Looking for Ken

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On cherchai Ken Loach, c'est au festival de Cannes qu'on l'a trouvé. Et à 72 ans, en bonne forme le bougre ! Après le dramatique et sublime It's a free world, Loach repasse derrière la caméra pour nous livrer une comédie assez inattendue et légère : Looking for Eric.  Inattendue car, jusqu'ici, Loach nous avais habitué aux drames personnels poignants (My name is Joe, Sweet Sixteen) et à la critique féroce de situations politique hostiles et dérangeantes (Land and Freedom, Bread and Roses, The Navigators, Le vent se lève palme d'or 2006). Inattendue également car c'est mister Eric Cantona la guest star du film et il se montre particulièrement convaincant en coach philosophe essayant de sortir la tête de l'eau d'Eric Bishop (Steve Evets), véritable (anti)héros de l'histoire. Celle-ci peut se résumer à la vie de ce looser pathétique qu'est Eric Bishop, écartelé entre son boulot de facteur monotone, ses deux beaux-fils difficilement supportables, ses potes qui essayent de le faire sourire, sa fille qu'il a du mal à aider et surtout  son ex-femme dont il brule encore d'amour. Seul The King Cantona semble pouvoir l'aider à remonter la pente à l'aide d'une thérapie imaginaire à base d'aphorismes bien placés...

 

Sans mériter le prix d'interprétation masculine, le légendaire numéro 7 de Manchester United, s'en sort remarquablement  bien devant la caméra, parfaitement guidé par le réalisateur dont il apprécie, par ailleurs, l'engagement politique dont il fait preuve dans ses films. Excellant dans l'auto-parodie et la maîtrise de soi, Cantona insuffle une énergie et une bonne humeur communicative, autant à Eric Bishop qu'à nous, simples spectateurs amusés et désabusés par tant de second degré so british.

Ecoutons Ken Loach : "Est-ce que Cantona incarne l'inconscient de mon héros ? Je n'ai pas trop envie de creuser la question... Moins j'en sais sur mes propres films, plus je peux imaginer les suivants librement. Je laisse les autres analyser. Je sais simplement que le film raconte à quel point cet homme n'est pas devenu la personne qu'il aurait pu être. Il montre comment il en est arrivé là, et comment il peut s'en sortir... Avec Cantona comme référence. "Looking for Eric" c'est surtout le portrait d'un homme qui est aussi grand-père. C'est un homme qui, au départ, est déconnecté de tout et de tous. J'observe comment il redevient un élément moteur au sein d'une famille. Avec la certitude d'avoir Cantona à nos côtés, ce qui devenait le plus important, c'était finalement moins de chercher un sujet que de trouver quel pouvait être le coeur du film."

 

En fin de compte, ce que cherche Eric Bishop ce n'est pas Eric Cantona, l'idole à qui il donne vie, mais lui-même. Retrouver la confiance qu'il détenait auparavant, la  joie de vivre et la force de surmonter les obstacles lui barrant la route de son bonheur propre et familiale. L'unité permet de supporter les difficultés.

Ken Loach encore : "Dans la vie, comme au foot, ce qui fait le plus progresser, c'est l'équipe. Pour marquer, il faut qu'un autre vous passe la balle. Il y a peut-être des gens qui s'accommodent de leur solitude mais je pense que l'homme est fait pour avoir quelqu'un qui l'aime à ses côtés, des amis, un entourage... [l'homme est le seul animal politique] Et que les uns et les autres, on se fait des passes. On devrait en tout cas. Et "Lookin for Eric", c'est ça."


 

Encore une fois, malgré la rupture de genre, Ken Loach nous prouve son savoir-faire indéniable pour créer des univers à la fois terriblement réels et attachants. Sans atteindre la qualité de ces précédents films « pessimistes » (drames politiques sur fond de réalisme social), on passe un bon moment devant cette comédie parfois hilarante (la séance de psy collective, la scène du pub ou l'opération Cantona). Pas question de chercher de chercher des invraisemblances suspectes ou un message fort, tout est question d'humanité. Don't forget: « it's not a man, it's Ken Loach ! »

 

Sylvain Métafiot

 

dimanche, 17 mai 2009

L'épouvantable vendredi : Carpenter's night

 

 

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Vendredi 15 mai, à l'Institut Lumière,  s'est tenu un évènement   annuel fortement apprécié des cinéphiles Lyonnais en manque de sensations fortes : L'Epouvantable Vendredi. Soit une soirée de 20h à 3h du matin consacrée à l'horreur et l'épouvante. Cette année l'Institut rendis hommage à John Carpenter. Elève d'Orson Welles à la Fac, admirateur d'Howard Hawks dont il signera le remake moderne de Rio Bravo avec Assaut en 1976, musicien de presque tous ses films, personnage horriblement incorrect à l'origine du plus célèbre Slasher avec Halloween, du dyptique New-York 1997 et Los Angeles 2013, maître infréquentable du fantastique avec plus de 100 films (entre réalisation, production et scénario) il est l'un des rares cinéastes à contenter tout le monde, de Mad Movies aux Cahiers du cinéma. Comment fait-il ?
Quelques réponses furent apportées ce vendredi avec trois films radicalement différents : un chef-d'œuvre d'épouvante cérébrale, un cauchemar enragé et une série B méga déglinguée. Du pur Big John !

 

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lundi, 23 mars 2009

Ni pute, ni soumise et en jupe !

la_journee_de_la_jupe_7.jpgSi pour vous un bon film français vous semble relevé plus de l'oxymore que du pléonasme, allez donc voir La journée de la jupe écrit et réalisé par Jean-Paul Lilienfeld. Sortis sur les écrans le 25 mars et diffusé sur Arte vendredi 30 mars (le nouveau record absolu d'audience de la chaîne franco-allemande : 2,2 millions de téléspectateurs, soit 9,6 % de part d'audience), ce film relate un cours de français dans un collège difficile (comprenez agressions, racket, insultes, dégradations, harcèlement physique et moral, j'en passe et je zep...pardon zappe) qui tourne court puisque la prof, Sonia Bergerac (Isabelle Adjani), suite à une altercation avec des élèves, décide de prendre en otage une partie de sa classe. Alors que le RAID encercle le collège, que les médias débarquent, le cours va pouvoir commencer....

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vendredi, 13 mars 2009

L’homme des hautes peines

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Force est de constater que Clint Eastwood est comme le vin : il se bonifie avec l’âge. A 78 ans, le pistolero favoris de Sergio Leone signe – en tant qu’acteur et réalisateur – un de ses plus beau film et peut-être le dernier : le désenchanté Gran Torino.

 


Ainsi, Walt Kowalski, un vétéran de la guerre de Corée, aigri, veuf et pétri de préjugés xénophobes, se prend d’affection pour un jeune voisin coréen (Tao) qu’il va tenter de préserver de la délinquance. Le retour de l’inspecteur Harry Callahan ? Au nom de la complexité de l’âme humaine, Eastwood, semble plutôt vouloir corriger le tir sur de la longue lignée de justiciers urbains et d’anges exterminateurs qu’il a semblé engendrer. Comme le souligne Jean-Baptiste Thoret « Magnum Force fut une réponse au fascisme supposé de Dirty Harry, L’Epreuve de force, un démenti de sa misogynie, Josey Walses hors-la-loi, la preuve de son humanité… Jusqu’à ce film (Impitoyable) où son œuvre, alors archi-connue et indiscutée, crépusculaire et majestueuse, s’est mise à vibrer à l’instinct sûr du vieux sage qui peut tout se permettre. Eastwood est aujourd’hui le seul cinéaste américain capable de relier d’un même geste le classicisme absolu et l’efficacité de la série B, Ford et Siegel (ses deux mentors), la rapidité de l’exécution et l’intelligence du propos. »

 

 

 


La photographie, à l’instar de celle de Million Dollar Baby, est magnifique. A la simplicité du réel filmé par une main de maître (le quartier et la ville actuels sans superficialité) succède un jeu d’ombre et de lumière faisant ressortir toute la tristesse et le désespoir du vieux Walt et de ceux qui l’entoure. Le clair-obscur permettant de ne pas tout montrer au spectateur et de demeurer allusif, sans trop appuyer le propos. L’amitié naissante entre les deux voisins permettra au vieil homme, fatigué de ce monde qui n’est plus le sien, de sortir de sa sombre solitude et d’apprendre à aimer de nouveau.

 


Pas de malentendus. Comme le dit son biographe et ami de trente ans Richard Schickel, ancien critique à « Time Magazine », « la plupart des gens, avec l’âge, se referment sur eux-mêmes ; Clint, lui, n’a fait que s’ouvrir. »

 


Le personnage de interprété par Eastwood est parfois une comédie à lui seul, tout en grimaces, insultes racistes, clichés et aussi étonnement ravis (voir comment il englouti les plats de vieilles femmes coréennes). On le voit, par ailleurs, insulter son coiffeur juif qui le traite en retour de Pollak dans une joute assez drôle. Walt considère cela comme l'échange viril par excellence. Mais, derrière l’apparente tranquillité de vivre se cache la dureté du quotidien pouvant engranger la haine et la vengeance. Froide et implacable. Pour faire de son jeune compagnon un homme, faire disparaître le gang asiatique qui le persécute sera plus qu’une nécessité, une ultime raison de vivre. Toujours aussi classe, Clint est néanmoins fatigué : la rédemption prendra le pas sur le 357 Magnum.

 


Eastwood a-t-il voulu signifier un clin d’œil à son maître John Ford en faisant de sa voiture (Gran Torino modèle 1972, l’année de « L’inspecteur Harry ») la persistance de cette tragédie comme le cinéaste des grands westerns la persistance de sa vision tragique du monde ? Le voleur acquiert dans la tristesse, en fin de compte, ce qu’il avait essayé de dérober dans la peur. L’œuvre de Clint Eastwood n’est pas pessimiste mais réaliste : la mort est le seul destin auquel personne ne peut échapper, malgré l’amitié, malgré l’amour. Fuir est vain.
Thoret enfin : « Ce film, qui brasse tous les grands thèmes estwoodiens (la filiation, la justice, la croyance, l’ouverture à l’autre, la communauté d’armes contre celle de sang…), réconcilie enfin cette Amérique qui nous enrage avec celle qui nous émeut. »
La voix cassée du vieux Clint chantant le thème de Gran Torino au générique de fin (la musique du film est co-signée par son fils Kyle Eastwood) vous hantera longtemps.

 


Pour poursuivre la réflexion, lisez l’analyse politique du film par Sylvie Laurent sur l’excellent site Laviedesidées : http://www.laviedesidees.fr/Clint-Eastwood-ou-les-grognem...

 

Sylvain Métafiot

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jeudi, 05 mars 2009

Le chien Indien casse la baraque

slumdog-millionnaire.jpgSortis il y a maintenant plusieurs semaines, Slumdog Millionaire, n’en finis pas d’attirer les cinéphiles et néophytes dans les salles obscurs. Pourquoi cet engouement pour un film tourné en Inde avec des acteurs inconnus et adapté du livre Q and A de Vikas Swarup par Simon Beaufoy (The Full Monty) ? L’effet Oscars sans doute : après avoir raflé pas moins de 8 statuettes dorées dont celle du meilleur réalisateur pour Danny Boyle (Trainspotting et 28 Jours plus tard c’est lui) et celle du meilleur film, il reste à l’affiche de nombreux cinémas ou refait son apparition à l’écran comme par magie. Et on ne va pas s’en plaindre ! Mais le phénomène est antérieur.

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dimanche, 25 janvier 2009

L’esprit de Central City

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Dans la ville de Central City, celui que l'on appelle le Spirit (Gabriel Macht) fait sa loi : ancien flic mort lors d'une enquête, il est sorti de la tombe pour régler ses comptes et chasser la vermine qui grouille dans les rues ! Mais bientôt le justicier masqué se voit confronté à différentes femmes fatales, créatures de rêves qui l'aideront ou s'opposeront à lui dans sa lutte contre le terrible Octopus (Samuel L. Jackson)...

 

Après avoir coréalisé le sublime Sin City en 2005 avec Robert Rodriguez, avoir vu son Batman adapté sur grand écran avec l’éblouissant Dark Night, et après avoir été consultant de Zack Snyder lors du tournage de 300, Franck Miller, pour sa première réalisation, nous livre une libre adaptation du classique de la bande dessinée née sous la plume de Will Eisner (un de ses maîtres et ami) : The Spirit. Un film fou mais qui semble manquer de rigueur cinématographique. La bande originale est portée par une composition musicale exceptionnelle et variée de David Newman.

 

Dans la suite de l'article, la bande annonce et la critique du film...

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mardi, 20 janvier 2009

Death Note

 

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Death Note


Aujourd'hui c'est une petite bombe, qui est à l'honneur lors de votre pause café tant adorée !

Ce manga, du type « Shonnen » a pris plusieurs formes tels que la version papier « manga », les films ( 3 au compteur) et l'animé.

Je vais vous parler de ce dernier, car il m'a littéralement bluffé, non que dis je ÉPOUSTOUFLÉ!

  • Divisé en 37 épisodes d'une vingtaine de minutes ce « shonnen » est à vous couper le souffle, et vous surprend à chaque épisode.

=>Si vous voulez découvrir la suite cliquez ici.

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dimanche, 28 décembre 2008

Au feu les tarés !

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Cela pourrait être le cri du patron de la CIA, passablement effondré que « l’intelligence » américaine se réduise à peau de chagrin.

Burn After Reading ? Un concentré d’abrutis finis tous plus en-dessous du dessous que le voisin. De l’ancien espion de la CIA, alcoolique et éructant des sublimes « fuck » toutes les trente secondes ; au prof de gym neu-neu, les écouteurs greffés aux oreilles, une paille greffé à la bouche et une coupe de cheveux (mon Dieu quelle coupe ! 80’ forever) greffé à la tête ; en passant par un agent obsédé sensiblement parano, le dernier film des frères Coen nous livre, sur un plateau marshmallow, un ramassis de ratés attachant et drolissimes à souhait.

Pas sûr, cependant, que cela en fasse un grand film…

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dimanche, 14 décembre 2008

Mesrine, une légende autoproclamée

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Jacques Mesrine appartient à l’imaginaire français, celui de la France de la guerre d’Algérie et de Valéry Giscard d’Estaing, des quartiers de haute sécurité (les fameux QHS), du grand banditisme et de la Gauche révolutionnaire. Alors, comment le réalisateur Jean-François Richet (Ma 6-t va crack-er et le remake du film de John Carpenter Assaut sur le central 13, c’est lui) et l’acteur Vincent Cassel ont-ils retranscrits la vie de cet homme ? Icône de la rébellion, beauf provocateur, gangster assassin, Robin des bois, pourfendeur du système étatique ? Richet filme le célèbre gangster français « tel qu’il était et non tel que j’aurais aimé qu’il soit » selon ses dires. Le film retrace 20 ans de sa vie en deux parties (L’Instinct de mort et L’Ennemi public n°1). A l’heure des biopics (la retranscription cinématographique de la vie d’une « personne d’exception »), Richet à su se démarquer remarquablement de la masse (Coluche, Sagan, etc.) en décrivant un homme toujours situé en marge des corps constitués, qu’il s’agisse de la société, qu’il ne cesse de brocarder en paroles et en actes, des groupuscules révolutionnaires (dont il n’épousera jamais les idéaux, même si, avant son assassinat, il projetait de rencontrer les Brigades rouges) ou du milieu, dont il se tiendra constamment à l’écart. Selon Richet, « Mesrine est un homme qui s’est construit dans la négation ».

 

 

 


Les évènements (braquages, enlèvements – dont un propice à une bonne séquence de rigolade, arrestations, séjours en prison, etc.) s’enchaînent au pas de charge, épousant l’instinct sûr et mortifère de son personnage. Richet s’en tient strictement aux faits avérés et à l’autobiographie romancée (L’instinct de mort, 1977), écrite par Mesrine lui-même dans sa cellule de la prison de la Santé, quelques jours avant son procès. Richet à l’intelligence de ne pas politiser son sujet : égoïste, réfractaire à toute forme d’autorité et de responsabilité (la famille, lieu étouffoir), Mesrine, en convertissant l’argent volé en bijoux et aux autres grosses cylindrées, ne s’attaque pas au capitalisme, mais le flatte, comme lui fait justement remarquer Charlie Bauer, un activiste d’extrême gauche avec lequel il fricotera à la fin des années 1970. Comme le remarque Jean-Baptiste Thoret : « Le réalisateur maintient toujours un écart entre son « héros » et ces luttes armées qui constituent le bruit de fond des années 1970 (on entend partout le coup d’Etat de Pinochet, l’assassinat d’Aldo Moro, les violences de la bande à Baader, etc.). »

A propos du style, le réalisateur explique : « Dans L’Ennemi public n°1, Vincent Cassel pèse 20 kg de plus. Ce n’est plus le même corps, les mêmes mouvements, le même coffre. L’Instinct de mort est un film de stratégie et de facture très classique, de la famille des films de Melville, celui du Cercle rouge. L’Ennemi public n°1 possède une structure anarchisante, presque expérimentale, qui colle alors à ce que devient Mesrine. Comme modèle, j’avais en tête le souvenir, flou mais persistant, du French Connection de Friedkin. »
La ressemblance de l’acteur avec le bandit est en effet saisissante. Cela fait penser, toutes proportions gardées, à Robert De Niro incarnant Jake La Motta dans le chef d’œuvre Raging Bull. Mais, la comparaison s’arrête au plan physique : Cassel n’est pas De Niro, Richet n’est pas Scorsese.

 

 

 

Jean-François Richet reste toujours au plus près d’un personnage déterminé et naïf, courageux et parfois ridicule, tragique et très consciencieux qui ne sera jamais tenté par devenir « le chef » ou le représentant de la lutte gauchiste de l’époque. Pas le moindre plan d’un citoyen lambda venant dire à la caméra sa solidarité avec Mesrine. L’homme ne représente personne d’autres que lui-même (à l’exception des QHS, qui le révulsent, seul son destin le préoccupe), parti pris qui protège le film du risque de l’édification et de la glorification. « N’ayant pas de fascination particulière pour le personnage, je me suis attaché à l’être humain, ni plus ni moins », avoue Richet, ajoutant « J’ai tenu à montrer qu’il n’y a pas de héros dans le gangstérisme ». Mesrine ? Un beauf avec un flingue qui écrit sa propre légende (dans son bouquin il revendique 39 meurtres, ce qui est faux pour 37 d’entre eux) ; qui ne doit, cependant, pas vous empêcher de le découvrir sur grand écran.
Sylvain Métafiot

dimanche, 30 novembre 2008

A Rock’n’roll movie, baby !

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Le titre est plus qu’explicite : le film concerné n’est autre que Rockn’rolla, le dernier film de Guy Ritchie. Rappel des faits, ce petit prodige est le réalisateur du génialissime Arnaques, crimes et botanique et du Tarantinesque (ou Tarantinien, à chacun son néologisme) Snatch. Il compte également de belles daubes dans son tableau de chasse, dont le remake d'une comédie italienne des années 70 qui porte bien son nom (A la dérive) et Revolver, intéressant sur le papier, avec de bonnes séquences de guns-fights mais totalement démesurés dans sa trame au point que le film échappe au réalisateur de façon pitoyable. Mais revenons à notre sujet : le bien nommé Rockn’rolla.

Synopsis : Caïd londonien, Lenny (Tom Wilkinson ) travaille à l'ancienne. Ce qui ne l'empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n'importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D'un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy (Mark Strong), son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l'Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu : Uri Omovich (Karel Roden, le Raspoutine du premier Hellboy), milliardaire russe veut conquérir la capitale. Désormais, c'est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. De leur coté, Cookie (Matt King ), One Two (Gerard Butler, le roi Leonidas de 300), Mumbles (Idris Elba) et Handsome Bob (Tom Hardy) sont des petits truands qui se font appeler « La horde sauvage », ils pensent se recycler également dans le secteur de l'immobilier et abandonner les petits trafics minables. Tous ces individus louches vont voir leurs destins basculer à cause d'un seul homme, le rockeur toxicomane Johnny Quid (Toby Kebbell ) qui tombe raide dingue d'un simple tableau, le seul problème étant que ce tableau appartient à Uri Omovich...

 

Cliquez ici pour lire la suite de l'article : la bande annonce et ce qu'on en a pensé !

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mardi, 11 novembre 2008

Be Happy - le film

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Pour vous mesdames, mesdemoiselles (ou messieurs d'ailleurs, je n'exclus personne..!) : Vous faites une dépression post-partiel? Votre copain vient de vous larguer? Vous n'avez plus de nutella? Vous venez d'apprendre que votre poisson rouge est mort? Vous venez d'apprendre que Patrick Sébastien est en vie? Nous avons la solution. Un remède contre spleen, blues et autres états névrotiques. Be happy ou les aventures de Poppy! Presque la trentaine, Poppy, fantaisiste et drôle, ajoute à son quotidien, et au notre, un grain de folie. Elle est institutrice, aime faire du trampoline, apprend le flamenco et prend des cours de conduite. Tous, même son moniteur d'auto-école, tomberont sous son charme! Parceque tout le monde aime Poppy! 
Un film drôle et pétillant dont il ne faut pas chercher la trame..! Attention cependant aux effets secondaires...Vous pouvez prendre quelques tics de langage: "anraha anraha", "okidoki", "gigolo"...

 

Dans la suite de l'article, le synopsis et la bande annonce

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dimanche, 02 novembre 2008

Quantum of Solace

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Le voilà, le tant attendu, le nouveau James Blond.
Ce nouvel opus fait directement suite à l’avant dernier, Casino Royal. En effet, le scénario Quantum of Solace commence une heure après la fin de Casino Royal. C’est une première dans la série des 22 épisodes.
Tout d’abord, le titre me laisse perplexe. Il est inspiré d’une nouvelle Ian Fleming, le créateur de 007. Littéralement, il signifie « Chaleur humaine »… mais reconnaissons que Quantum of Solace, ça le fait mieux !

L’histoire est donc une sorte de parenthèse dans la vie de James Bond. En voici le synopsis officiel :
Trahi par Vesper Lynd, la femme qu'il aimait, 007 lutte contre l'envie irrépressible de faire de sa dernière mission une affaire personnelle. Déterminés à découvrir la vérité, James Bond et M (Judi Dench) interrogent M. White (Jesper Christensen), capturé par Bond. Celui-ci révèle que Vesper était victime de chantage d’une organisation bien plus complexe et dangereuse que l’on ne s’imaginait : il s'agirait bel et bien d'une organisation criminelle dont fait partie Dominic Greene (Mathieu Amalric), un puissant homme d'affaires voulant s'approprier les ressources naturelles de la Terre.

J’ai beaucoup aimé ce....

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samedi, 18 octobre 2008

Don Vito Corleone n’a pas de soucis à se faire

Gomorra (mélange entre la référence biblique Gomorrhe et Camorra), le film (2h30) de Matteo Garrone fut salué au dernier festival de Cannes et connu un large retentissement critique. Avant d’être un film, Gomorra est un livre (un roman-enquête pour être précis), celui de Roberto Saviano, aujourd’hui menacé de mort et vivant sous haute protection. A travers cette adaptation cinématographique nous plongeons au cœur de la mafia napolitaine de façon ultra-réaliste et malsaine. Exit donc le coté glamour des films de gangsters façon Le Parrain, Scarface, Casino, Les Affranchis, etc. Bon point vous vous dites. Seulement, ces films là sont des chefs-d’œuvre du genre, ce que Gomorra, malgré ses qualités n’est pas, loin de là.

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L’avantage de ce film est qu’il montre qu’il ne suffit pas d’être au plus près du réel pour s’inscrire dans le panthéon du cinéma. Ce serait même contradictoire : le meilleur film de fiction serait un documentaire, autrement dit, son contraire. On aurait aimé l’un ou l’autre. Mais, se réclamant du réalisme absolu Garrone n’a rien d’autre à nous proposer. Par ailleurs, la volonté de chasser toute dimension dramatique cinématographique du film se ressent lorsque deux gamins se prennent pour Tony Montana (le héros du Scarface de De Palma) et déconnent grave. Pourtant la réussite des classiques du gangster movie est qu’ils accédaient, via la fiction, des modèles (Shakespeare et Ulysse dans Le Parrain) et l’identification – empathique ou dégoutante – d’un personnage (Robert De Niro, Al Pacino, Marlon Brando…), à la vérité de la Mafia et de ses hommes.

 

Filmant ses protagonistes de haut avec antipathie, Garonne confond réalise et vérité, ce qui nous amène au 2nd problème.
Ainsi, l’autre élément dérangeant, et non des moindres, est qu’on ne voit pas vraiment ce qui fait la spécificité de la Camorra, ce qui la différencie de n’importe quelle autre organisation criminelle dans le monde. On pourrait très bien être dans un bidonville de Rio, un quartier pauvre de New-York, une cité malfamée de Johannesburg ou une zone de Tokyo. A trop vouloir se contenter de la « simple » brutalité des images on n’apprend absolument rien sur l’organisation de la mafia napolitaine. On sait, par exemple, que la Cosa Nostra (mafia sicilienne) est « verticale » et soumise à une stricte hiérarchie dominée par les fameux « parrains ». On en déduira que la Camorra est « horizontale », gangrénant tous les niveaux de la société (de la rue, du quartier, du conseil d’administration, de la chambre de commerce, etc.) et toutes les pauvres âmes en quête de fric (du gamin des rues à la grand-mère, du bellâtre au patron véreux, etc.).

« Rien ne leur échappe, selon Antonio Fischetti, les camorristes sont des épiciers du crime qui ont réussi. Allez à Naples, postez-vous dans la rue, et regardez n’importe quelle scène. Si une trentaine de personnes se trouvent sous vos yeux, vous pouvez êtres sûr que dans le lot, il y a un ou plusieurs membres de la Camorra. »

 

En suivant le destin de plusieurs personnages (les deux ados débiles, le gamin des rues, le « distributeur » de fric, le responsable des déchets, le couturier stressé) on en oublie la corruption globale du système et la question politique. A trop vouloir porter son regard sur différentes composantes insignifiantes de l’organisation, on ne perçoit quasiment rien. Le regard flotte dans le flou (litote ?).
En somme, un film étouffant où l’on prend certes plaisir au « gangstérisme scénique » (les fusillades c’est toujours excitant) mais dont le réalisme plat nous laisse frustré et aussi ignorant qu’en début de séance sur l’une des organisations mafieuses les plus dangereuses de notre temps. Dommage…

 

 

Sylvain Métafiot

 

lundi, 13 octobre 2008

Mélancolie New-Yorkaise

C’est de cette façon que l’on pourrait traduire The Wackness, le 2ème film indépendant de l’américain Jonathan Levine (après All The Boys Love Mandy Lane) et récompensé par le prix du public au festival de Sundance.

 

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Encore un film de gosse mal dans sa peau qui tente de s’en sortir ? C’est le postulat de départ en effet mais ici le ton ne tourne pas au misérabilisme névrotique ou à la comédie débile. Scotchés aux baskets du « héros », Luke Shapiro (Josh Peck), nous allons suivre sa rencontre avec le Dr Jeffrey Squires (Ben Kingsley excellent). Le 1er est un jeune dealer d’herbe fraîchement diplômé du lycée, en proie à une douce tristesse : uniquement vu comme le fournisseur officiel d’herbe pour les fêtes étudiantes, il se sent seul. Il n’a jamais vraiment eu d’expérience sexuelle concluante. Ses parents sont en perpétuel conflit, et risquent de se faire expulser de leur appartement New-Yorkais. Le 2nd est un psy qui monnaye ses séances contre quelques grammes de marijuana. Son couple bat de l’aile (Famke Janssen en épouse froide comme son carrelage) et sa cinquantaine n’est pas tout à fait rugissante. Ces deux paumés vont se lier d’amitié, mais le béguin de Luke pour la belle fille du docteur Squires, la pétillante Stéphanie, risque d’égratigner leur complicité naissante…

 

Une des idées de génie est que le film est une anté-fiction, c’est-à-dire que le cadre spatio-temporel se trouve être le New-York 1994, lorsque Rudolph Giuliani, récemment élu, décide de nettoyer la ville (au karcher ?) en déclarant la guerre au bruit, à l’alcool, aux tags, aux SDF. Ce n’est pas une « histoire vraie » ou un film post 11 septembre mais bel et bien une plongée dans les années 90 à l’époque des walkmans, des téléphones avec fil, de la super Nintendo (pourquoi ai-je revendu la mienne ?!) et surtout du Hip-hop. Le rap imprègne totalement le film lui donnant une ambiance cool et funky. La BO est de qualité : aux platines, des classiques US tels Notorious B.I.G, Wutang Clan (terrible !), NAS, Biz Markie, A Tribe Called Quest (incontournable), etc.

 

On prend un véritable plaisir à suivre les pérégrinations de Luke et Jeff atteints du syndrome du Wakness (strabisme mental qui vous fait voir les choses en noir) dans ce New-York jazzy mais en phase de lobotomisation en supprimant tout « ce qui dépasse » au profit d’une propreté formatée au tourisme et aux golden boys. Grâce à la qualité des interprètes l’humour est omniprésent, certaines séquences étant à mourir de rire. D’autres font simplement grimper le sourire jusqu’aux oreilles : l’euphorie après le premier baiser résonne dans la tête de tous les mecs et est ici génialement mise en scène.

 

La mélancolie qui parcoure le film peut se résumer à la question que se posent nos deux protagonistes « Comment habiter un monde dans lequel on ne se reconnaît pas ? » et à leur désir d’évasion permanent. Comme le résume Jean-Baptiste Thoret : « Pour Jeffrey Squires, la contre-culture n’est plus. Comment en faire le deuil ? Pour Luke, le problème est inverse, ou plus grave : comment se constituer lorsque le contre n’est plus possible ou est juste un simulacre ? » Un des meilleurs exemples de cette dramatique évolution se constate à travers la bande-son Hip-hop : les bons artistes (proliférant il y a 20 ans) se font rares de nos jours, le gangsta-rap sans saveurs ayant tout ravagé sur son passage. Anyway, Go to the Big apple man !

 

Sylvain Métafiot

lundi, 29 septembre 2008

"Seeking you" par Jean Julien Pous

Voici une vidéo que j'ai trouvé au hazard de ma navigation sur le web. Il s'agit d'un court métrage graphique réalisé par un étudiant de la Vancouver Film School. Plus précisément, cet étudiant s'appelle Jean-Julien Pous. Il a utilisé VFS 3D pour les animation et les effets visuels.

 

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La scène se déroule à Hong-Kong. Un homme a perdu sa tendre et décide de partir à sa recherche dans la nuit urbaine. En fait, c'est à Hong-Kong qu'il s'adresse.

Sans trop en dire, je trouve la réalisation graphique belle et originale qui sublime l'univers urbain. En effet, l'originalité réside selon moi dans le l'onirisme de la réalisation, cette ambiance de rêve. Je trouve qu'il s'agit d'une belle illustration de la chaleur urbaine, très délicate. Certains y verrons l'influence de Wong Kar-Wai. Pour ma part, j'apprécie beaucoup la musique de Bizet de l'opéra "Carmen" en chinois !

Je vous laisse [regarder et écouter] la vidéo... N'hésitez pas à la mettre en plein écran.



Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Jean-Julien Pous.

jeudi, 25 septembre 2008

La publicité du siècle : 1984 par Apple

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Une fois n’est pas coutume, parlons publicité…
Autant vous pouvez haïr la pub, autant parfois, force est de reconnaître que l’on doit parler de chef-d’œuvre.


Ici, le chef-d’œuvre en question est « 1984 » d’Apple, souvent reconnu comme la publicité du siècle (XXe).


Il s’agit d’un spot TV de 60 secondes qui fut diffusé une seule fois, durant la mi-temps de la finale du Super Bowl (USA) le 22 janvier 1984. Cette pub a été réalisée par l’agence TBWA Chiat/Day dans le but d’assurer le taux de notoriété du le lancement du premier Macintosh le 24 janvier 1984, soit 2 jours après la diffusion de ce spot.

Afin de mieux comprendre ce spot, je me dois de vous rappeler le contexte. 
En 1976, deux jeunes étudiants amateurs (Steve Wozniak et Steve Jobs) créaient Apple. Cependant, c’est IBM qui a sorti le premier ordinateur individuel, le PC, en 1981.
C’est seulement 3 ans après qu’Apple veut lancer son premier Macintosh, sur un marché dominé par les PC d’IBM.



Le Macintosh
Voici ce que proposait alors, cette bête révolutionnaire :

  • 2495 dollars
  • un design innovant
  • très compact
  • un écran de haute qualité
  • deux logiciels de qualité inclus avec la machine
  • une grande nouveauté pour le grand-public : 
    - la souris 
    - la corbeille, les dossiers, le bureau, les menus déroulants…

 

La stratégie
Apple se doit de créer l’évènement autour de cette mini-révolution informatique qu’il va engendrer. C’est pourquoi la firme cherche à développer la notoriété du Mac. Cela passe par concurrencer IBM et les PC et casser les codes établis par le maître du secteur de l’époque (IBM).

 

Dans la suite de l'article :

  • le spot, forcément, le plus important :)
  • l'explication du spot
  • la symbolique

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samedi, 20 septembre 2008

"C’est dur d’être aimé par des cons"

Les bienfaits de l’islamophobie

 

1210798461_c__est_dur.jpgVendredi, une soirée exceptionnelle se déroula au cinéma Le Méliès de Saint-Etienne : la projection du film "C’est dur d’être aimé par des cons" en présence du réalisateur Daniel Leconte et du dessinateur Charb. Le titre renvoi à la phrase que le dessinateur Cabu met dans la bouche d’un Mahomet débordé par les intégristes en première page de Charlie Hebdo en février 2006. Ce passionnant documentaire retrace le procès intenté au journal satirique par la Ligue islamique mondiale, la Mosquée de Paris et l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF). Les deux autres dessins incriminés faisaient partie des caricatures danoises (de moyenne qualité mais là n’est pas la question) et déjà reprises dans leurs pages par France-Soir et l’Express. Pourtant seul Charlie Hebdo fut assigné en justice pour « injure à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur religion ».


Ce film, assez classique dans la forme, entretient le débat fondamental sur les valeurs de la République, les fondements de notre démocratie, la liberté de la presse, le droit à la caricature, la laïcité, etc. A une époque où rire de n’importe quelle religion est devenu un véritable chemin de croix (voir les réactions démesurées lorsqu’on critique le pape…) peu de journalistes avaient eu le courage de rire du fondamentaliste musulman en publiant les caricatures de Mahomet.


Durant le procès des intervenants de qualité viennent défendre le journal satirique parmi lesquels la philosophe Elisabeth Badinter, Oncle Bernard, Cabu, Cavanna, Laurent Joffrin, Claude Lanzman, le journaliste Mohamed Sifaoui, Wolinski, le philosophe Abdelwahab Meddeb, François Hollande, François Bayrou et même…Nicolas Sarkozy ! La venue de ces trois derniers ne releva pas de la récupération politique étant donné que 78% des Français étaient contre ces caricatures et contre la critique des religions, ce qui est paradoxal dans ce beau pays laïc.... Pourtant quand on connaît la position de Sarko sur le rôle déterminant des religions, selon lui, dans la société on peut fortement douter de sa sincérité, fourbe comme il est…

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