mardi, 01 mars 2011
Radiohead : envers et contre les masses.
Radiohead : envers et contre les masses.
Critique à l’usage du plus grand nombre.
Chez l’EPICier, on aime Radiohead. En tout cas, j’aime Radiohead. Je fais partie de ces snobs prosélytes qui vous cloueraient au pilori si vous aviez le malheur de dire que Radiohead c’est « surfait », « chiant » ou encore « geignard ». Toute sortie d’album a valeur d’événement pour moi. C’est comme ça. Sur demande spéciale, voici une critique du Radiohead nouveau, mais qui prend le parti de s’adresser aux néophytes comme aux fans. Histoire de laisser aux critiques tout-puissants des grands noms de la presse rock leurs petits pré-carrés, eux qui voient dans le blog la démocratisation – et donc la mise à mal – de leur métier.

Le dernier album de Radiohead, The King of Limbs, est sorti le 19 février et a pris tout le monde de court. Aucune promotion. Aucun signe annonciateur. Rien. Peu surprenant toutefois, puisque le groupe a toujours fonctionné sur le contrepied, musical comme commercial. In Rainbows, ça vous dit quelque chose ? Un vrai doigt d’honneur à l’industrie musicale : un album disponible en téléchargement sur le site du groupe trois mois avant sa sortie chez les disquaires, à un prix fixé par l’acquéreur, la gratuité en option. Fort de sa réputation et de ses deniers, le groupe en écoula 3 millions de copies en 10 mois. Comme disent les américains : bravo.
15:15 Publié dans Actualité, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : album, analyse, colin greenwood, critique, ed o'brien, jonny greenwood, nouvel, phil selway, radiohead, the king of limbs, thom yorke, adrien simonnot, chezlepicier |
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dimanche, 12 décembre 2010
Critique de film : Monsters de Gareth Edwards !
Monsters
de Gareth Edwards

Caméra infra rouge, un militaire chantonne la Walkyrie, clin d'oeil à Apocalypse Now. On est pourtant bien loin des hélicoptères qui survolent la côte au son de Wagner pour traumatiser la population vietnamienne. Pas de vues aériennes grandioses ni de mise en scène spéctaculaire, Gareth Edwards qui vient pourtant des effets spéciaux a choisi de faire un film de science fiction minimal plus proche d'un road movie sentimental que de Terminator Renaissance.
22:39 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : monsters, gareth edwards, film, cinéma, nouveauté, critique |
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mardi, 30 novembre 2010
Vivons nous l'adolescence de l'équitable ? (3/5)
Manquons-nous de partenariats entre les différents organismes de commerce équitable ? Manquons-nous de solidarité et d'entraide entre nous ? Des chercheurs au Canada et en France affirment, dans différents articles et rapports, qu'il manque plusieurs éléments majeurs pour qu'un jour l'on assiste à un commerce vraiment équitable.

Manquons-nous de partenariats entre les différents organismes de commerce équitable ? Manquons-nous de solidarité et d'entraide entre nous ? Des chercheurs au Canada et en France affirment, dans différents articles et rapports, qu'il manque plusieurs éléments majeurs pour qu'un jour l'on assiste à un commerce vraiment équitable.

14:16 Publié dans Actualité, Economie et communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : adolescence, chercheurs, critique, danone, kit kat |
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lundi, 13 octobre 2008
Mélancolie New-Yorkaise
C’est de cette façon que l’on pourrait traduire The Wackness, le deuxième film indépendant de l’américain Jonathan Levine (après All The Boys Love Mandy Lane) et récompensé par le prix du public au festival de Sundance.

Encore un film de gosse mal dans sa peau qui tente de s’en sortir ? C’est le postulat de départ en effet mais ici le ton ne tourne pas au misérabilisme névrotique ou à la comédie débile. Scotchés aux baskets du « héros », Luke Shapiro (Josh Peck), nous allons suivre sa rencontre avec le Dr Jeffrey Squires (Ben Kingsley excellent). Le 1er est un jeune dealer d’herbe fraîchement diplômé du lycée, en proie à une douce tristesse : uniquement vu comme le fournisseur officiel d’herbe pour les fêtes étudiantes, il se sent seul. Il n’a jamais vraiment eu d’expérience sexuelle concluante. Ses parents sont en perpétuel conflit, et risquent de se faire expulser de leur appartement New-Yorkais. Le 2nd est un psy qui monnaye ses séances contre quelques grammes de marijuana. Son couple bat de l’aile (Famke Janssen en épouse froide comme son carrelage) et sa cinquantaine n’est pas tout à fait rugissante. Ces deux paumés vont se lier d’amitié, mais le béguin de Luke pour la belle fille du docteur Squires, la pétillante Stéphanie, risque d’égratigner leur complicité naissante…
Une des idées de génie est que le film est une anté-fiction, c’est-à-dire que le cadre spatio-temporel se trouve être le New-York 1994, lorsque Rudolph Giuliani, récemment élu, décide de nettoyer la ville (au karcher ?) en déclarant la guerre au bruit, à l’alcool, aux tags, aux SDF. Ce n’est pas une « histoire vraie » ou un film post 11 septembre mais bel et bien une plongée dans les années 90 à l’époque des walkmans, des téléphones avec fil, de la super Nintendo (pourquoi ai-je revendu la mienne ?!) et surtout du Hip-hop. Le rap imprègne totalement le film lui donnant une ambiance cool et funky. La BO est de qualité : aux platines, des classiques US tels Notorious B.I.G, Wutang Clan (terrible !), NAS, Biz Markie, A Tribe Called Quest (incontournable), etc.
On prend un véritable plaisir à suivre les pérégrinations de Luke et Jeff atteints du syndrome du Wakness (strabisme mental qui vous fait voir les choses en noir) dans ce New-York jazzy mais en phase de lobotomisation en supprimant tout « ce qui dépasse » au profit d’une propreté formatée au tourisme et aux golden boys. Grâce à la qualité des interprètes l’humour est omniprésent, certaines séquences étant à mourir de rire. D’autres font simplement grimper le sourire jusqu’aux oreilles : l’euphorie après le premier baiser résonne dans la tête de tous les mecs et est ici génialement mise en scène.
La mélancolie qui parcoure le film peut se résumer à la question que se posent nos deux protagonistes « Comment habiter un monde dans lequel on ne se reconnaît pas ? » et à leur désir d’évasion permanent. Comme le résume Jean-Baptiste Thoret : « Pour Jeffrey Squires, la contre-culture n’est plus. Comment en faire le deuil ? Pour Luke, le problème est inverse, ou plus grave : comment se constituer lorsque le contre n’est plus possible ou est juste un simulacre ? » Un des meilleurs exemples de cette dramatique évolution se constate à travers la bande-son Hip-hop : les bons artistes (proliférant il y a 20 ans) se font rares de nos jours, le gangsta-rap sans saveurs ayant tout ravagé sur son passage. Anyway, Go to the Big apple man !
Sylvain Métafiot
07:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : the wackness, alla the boys love mandy lane, sundance, jonathan levine, critique, film |
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