mercredi, 13 juillet 2011
Du sang et des larmes

C’est le programme proposé par Kim Jee-Woon dans son dernier film J’ai rencontré le diable (I saw the devil), véritable musée des tortures sur grand écran qui ne laisse pas indemne le spectateur. Il faut dire qu’à la suite de l’assassinat de sa petite amie Ju-yeon, Soo-hyun ne vas pas ménager son meurtrier, le psychopathe Kyung-Chul. C’est une vengeance puissance mille qui est à l’œuvre et le résultat n’est pas beau à voir. Nul doute que Kim Jee-Woon fait partie, avec Hong-Jin Na (The Chaser), Bong Joon-Ho (Memories of Murder) et Chan-Wook Park (Old Boy), des meilleurs réalisateurs sud-coréens du moment. On le savait déjà depuis le flamboyant A bittersweet life et malgré le décevant Le bon, la brute et le cinglé, mais rien ne vaut une bonne piqure de rappel avec cette tragédie barbare à la mise en scène virtuose.
00:34 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : du sang et des larmes, j'ai rencontré le diable, i saw the devil, ultraviolence, tortures, sadique, vengeance, vigilante, folie, chasse, kim jee-woon, corée du sud, lee byung-hun, choi min-sik, chan-wook park, sylvain métafiot |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
dimanche, 10 juillet 2011
United States of Tara : Une série aux multiples personnalités !
United States of Tara
Pour égayer vos dimanches pluvieux, vos semaines de repos ou bien encore vos interminables soirées de congés alors que tous vos amis travaillent encore, voilà l’heure d’une série qui saura vous réjouir.
On pensait tous avoir de nombreuses personnalités, parfois même je dois vous avouer que je pensais être 25 dans ma tête et je ne suis pas le seul à penser ça (dédicace à ma Laura qui est en Inde).
Pour vous résumer, Tara est une mère de deux adolescents, mariée, en bonne forme…physique…

Quant à sa forme mentale, et bien c’est là que le bas blesse et que ça en devient très drôle. Souffrant du syndrome de trouble dissociatif de l’identité, elle doit passer sa vie à se battre parfois contre ses doubles et parfois avec…
14:52 Publié dans Cinéma, Insolite | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : tara, united states of tara, tony collette, united states of tara vostfr, tara dans tous ses états, syndrome du trouble dissociatif de l'identité, spielberg, diablo cody, multiples personnalités |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
mardi, 28 juin 2011
Politique-fiction

Tiens, et si on jouait à la politique ? On dirait que moi je suis le Président et toi mon Premier ministre. Hein, qu’est-ce que t’en dis ? Voila, en substance, ce qu’Alain Cavalier aurait pu dire à Vincent Lindon avant qu’ils commencent ensemble cet étrange film qu’est Pater, mi-documentaire intimiste, mi-fiction politique (à moins que ce ne soit un documentaire politique parsemé de fiction intimiste, je ne sais plus), qui fait sourire autant qu’il émeut et qui ne cesse d’embrouiller le spectateur. Et on les regarde s’amuser comme des gamins, à jouer au Chef de l’Etat et au Chef du gouvernement (à moins que ce ne soit au papa et au fiston, je ne sais vraiment plus), sous nos yeux ébahis de tant de candeur et d’ironie. On se dit « c’est un véritable foutage de gueule ! Ils se moquent de nous ! », mais non, on se laisse attendrir par l’autodérision et contaminer par la drôlerie des situations. Et là, on a repense à La Conquête…
02:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : pater, alain cavalier, vincent lindon, pouvoir, autofiction, politique-fiction, documentaire, ironie, la conquête, politique, sarkozy, sylvain métafiot |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
samedi, 07 mai 2011
Les lois de la jungle

Après le retour (forcé) à une vie animale faite de mysticisme et de questionnement existentiel dans Essential Killing, voici la plongée suffocante dans l’arène des grands fauves de Melbourne. A croire que le documentaire animalier est en vogue ces temps-ci… Plus sérieusement – et d’humour il n’est pas du tout question ici – c’est avec l’effet d’un coup de poing au ventre que l’on ressort du visionnage d’Animal Kingdom : le souffle coupé et abasourdi. N’y allons pas par quatre chemins, le premier film de l’Australien David Michôd est une pure réussite. A la fois réalisateur et scénariste, il nous livre un thriller aussi féroce que tragique. Ce n’est pas pour rien qu’il a raflé le jackpot aux « oscars » australiens… Synopsis : Sa mère morte d’une overdose d’héroïne, Joshua est recueilli par sa tante qui l’intègre au reste de la famille, tous des malfrats. La police tente d’approcher l’adolescent pour en faire leur indic, ce qui ne sera pas du goût de ses oncles. Bienvenue chez la famille Cody.
04:42 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : animal kingdom, lois de la jungle, pègre, gangster, australie, melbourne, famille, noir, david michôd, jacki weaver, ben mendelsohn, violent, guy pearce, brut, dur, sylvain métafiot |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
mardi, 03 mai 2011
Le rouge et le blanc

Il faut le reconnaître, le mois d’avril fut un peu maigre en matière de films intéressants. Malgré le très touchant La Nostra Vita, le virevoltant Detective D et en attendant The Tree of Life, les salles obscures faisaient un peu peine à voir. D’autant plus que le sombre Easy Money eu surtout les faveurs des salles parisiennes… Mais c’était sans compter sur une petite merveille venue de l’Est, Essential Killing. Astucieux mélange de film d’action et de film d’auteur, plus spirituel que politique (en ce sens, ne pas se fier à l’affiche polonaise du film). Capturé par les forces américaines en Afghanistan, un homme, qui semblerait être un taliban, est envoyé dans un centre de détention tenu secret (les fameuses prisons secrètes de la CIA). Lors d'un transfert en Europe centrale, il réchappe d'un accident et se retrouve en fuite dans une forêt inconnue et oppressante. Traqué sans relâche par une armée sans existence officielle, il fera tout pour assurer sa survie. Peut-être au prix de ce qui fait de lui un homme…
01:05 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ssential killing, rouge et blanc, vincent gallo, chasse à l'homme, traqué, pologne, jerzy skolimowski, prison, nature hostiel, hiver, angoisse, emmanuelle seigner, existentiel, sylvain métafiot |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
vendredi, 29 avril 2011
Death Note le retour ! [Best Of Ma Pause Café]
#article publié précédement en 2009#

Death Note
Aujourd'hui c'est une petite bombe, qui est à l'honneur lors de votre pause café tant adorée !
Ce manga, du type « Shonnen » a pris plusieurs formes tels que la version papier « manga », les films ( 3 au compteur) et l'animé.
Je vais vous parler de ce dernier, car il m'a littéralement bluffé, non que dis je ÉPOUSTOUFLÉ!
- Divisé en 37 épisodes d'une vingtaine de minutes ce « shonnen » est à vous couper le souffle, et vous surprend à chaque épisode.
13:35 Publié dans Cinéma, Graphisme et design, Insolite | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : death note, death, note, carnet de la mort, kira, ryuku, ligth |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
lundi, 14 février 2011
Némésis de l’âme

En 1876, Tchaïkovski ne se serait certainement pas douté que son ballet Le Lac des cygnes deviendrait le plus connu de par le monde, joué des milliers de fois dans les plus grands opéras et adapté au cinéma avec force et maestria. Ainsi, Black Swan de Darren Aronofsky, nous entraîne dans l’envers du décor du New York City Ballet, à la recherche de Nina Sayers (époustouflante Natalie Portman), avant qu’elle ne se perde. Ce joli petit canard d’une troupe où la concurrence est rude, aussi appliquée qu’introvertie, épousera un destin aussi glorieux qu’expéditif, dans une atmosphère baroque matinée de fantastique. Plongée au cœur d’un conte de fée qui vire au cauchemar. (Et qui dévoile, en partie, l’intrigue…)
00:49 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : némésis de l’âme, black swan, darren aronofsky, natalie portman, folie, sublime, démence, conte de fée, nina sayers, cauchemar, danse macabre, vincent cassel, ballet, grotesque, perfection, hallucinations, épouvante, thriller psychologique, le lac des cygnes, fantastique |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
lundi, 24 janvier 2011
Dirty Brown

Trop récemment relégué à des seconds rôles (de qualités néanmoins : The Dark Night, Inception…), l’immense Michaël Caine se retrouve enfin, à 77 berges, en tête d’affiche, endossant le costard so english d’Harry Brown, justicier des temps moderne qui, sans super-pouvoirs ni fougue juvénile, arpente le chemin tortueux de la vengeance froide et sommaire. En laissant sur son passage bon nombre de cadavres. Mais pourquoi qu’il s’énerve le pépé ? Parce qu’il n’en a plus rien à foutre, pardi ! Veuf et ayant perdu sa fille, il apprend que son vieil ami Leonard s’est fait tailladé à coups de baïonnette, et là c’est le déclic. Son objectif : surmonter sa peur et faire payer les salauds responsables de ce meurtre. Harry Brown c’est la curiosité britannique de ce début d’année. Un film non exempt de défauts qui vaut surtout pour la lutte, manichéenne, entre un vieillard charismatique, brutal mais digne, et une altérité radicale et interchangeable (des voyous sans reliefs) dans une ambiance crépusculaire de chaos urbain.
20:06 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : dirty brown, harry brown, michael caine, vengeance, justicier, voyous, violences urbaines, manichéen, racailles, cité, sylvain métafiot |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
samedi, 18 décembre 2010
Philosopher à 4 ans : et ce n'est qu'un début !
La philosophie à 4 ans : ce n’est qu’un début !

Le film « Ce n’est qu’un début » est sorti au cinéma le 17 novembre, et pourtant je n’en ai entendu parlé que très récemment. Il vous invite à suivre des cours de philosophie à l’école d’application Jacques Prévert de Le Mée-sur- Seine, dans une ZEP de Seine-et-Marne. Rien d’extraordinaire me direz-vous ? Les cours de philosophie on connait et c’est juste rébarbatif. Sauf que ces ateliers à visée philosophique se déroulent en maternelle avec des élèves de 4 ans !
Qu’est-ce qu’un enfant de 4 ans sait sur l’amour ? la richesse ? l’intelligence ? La bande annonce nous apporte déjà quelques réponses. « L’amour c’est le code ». « Une fille ça peut pas être amoureuse d’une autre fille ». Les enfants ont-ils réfléchi tous seuls à ces questions ? On en doute. L’influence des parents est bien présente et c’est justement ce que je trouve intéressant dans ce film : comprendre les codes de la société grâce aux enfants, savoir ce que disent les adultes chez eux, loin des conventions.
D’ailleurs je me demande bien à quoi ressemblent les parents de cette petite fille qui dit : « Il est en prison Nicolas Sarkozy ».
Mais ce film, que je n’ai toujours pas vu bien que je vous en parle, dévoile aussi des fractures plus profondes, comme ce petit garçon qui dit « Moi j’aimerais bien être blanc et pas noir ». Je ne pensais pas entendre un enfant de 4 ans prononcer ces paroles. Existe-t-il une telle fracture entre les blancs et les noirs en France ? Le racisme est-il déjà (omni)présent dans la vie d’un enfant de 4 ans ?
Je vous en dirais plus sur ce film quand je l’aurais vu. En tout cas j’espère y trouver une réponse au problème de ma vie : où ranger le nutella ?
GN
(extrait du film)
19:50 Publié dans Cinéma, Insolite | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : philosophie, philosopher à 4 ans, et ce n'est qu'un début, film, cinméa |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
dimanche, 12 décembre 2010
Critique de film : Monsters de Gareth Edwards !
Monsters
de Gareth Edwards

Caméra infra rouge, un militaire chantonne la Walkyrie, clin d'oeil à Apocalypse Now. On est pourtant bien loin des hélicoptères qui survolent la côte au son de Wagner pour traumatiser la population vietnamienne. Pas de vues aériennes grandioses ni de mise en scène spéctaculaire, Gareth Edwards qui vient pourtant des effets spéciaux a choisi de faire un film de science fiction minimal plus proche d'un road movie sentimental que de Terminator Renaissance.
22:39 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : monsters, gareth edwards, film, cinéma, nouveauté, critique |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook














