jeudi, 04 juin 2026
Les graines du figuier sauvage : l’ennemi intime

C’est en tant qu’exilé que Mohammad Rasoulof a présenté Les Graines du figuier sauvage au dernier festival de Cannes. Le cinéaste a fui l’Iran afin d’échapper à une peine de huit ans de prison pour « collusion contre la sécurité nationale ». Le film dépeint avec brio l’autocratie miniature d’une famille au bord de l’implosion, en regard du régime de terreur patriarcal iranien ébranlé par la révolte populaire du mouvement « Femme, Vie, Liberté ».
Si un film est en partie un document sur ses conditions de réalisation, Les Graines du figuier sauvage constitue un enregistrement édifiant sur les difficultés à exister en tant que cinéaste et à raconter la vie d’un pays aussi autoritaire et de son peuple. Mohammad Rasoulof fait partie de ces réalisateurs iraniens maintes fois emprisonnés, contraints de fuir leur pays, à l’instar de Mostafa Aleahmad ou Jafar Panahi. Tourné sur place en toute discrétion et bravant la censure, le film fut monté en dehors du pays, à l’abri du regard inquisiteur des mollahs. Tourner sans autorisation est déjà un acte politique indissociable du fond du propos.
Impressionné par l’ampleur des manifestations du mouvement « Femme, Vie, Liberté » en 2022 et par le courage de ces femmes dévoilées, Rasoulof transpose les enjeux politiques du plus gros soulèvement de ces quarante-cinq dernières années dans le cadre feutré d’une famille de la capitale. Soit la déchirure entre un père, Iman, récemment promu juge d’instruction au tribunal révolutionnaire et ses filles, Rezvan et Sana, partisanes du mouvement de contestation. Najmeh, la mère, passera quant à elle du soutien inconditionnel à son mari à une prise de conscience graduelle de la tragédie en cours. La situation dégénère lorsque Iman soupçonne Rezvan d’avoir volé son arme de service.
09:40 Publié dans Cinéma | Tags : mohammad rasoulof, sylvain métafiot, zone critique, les graines du figuier sauvage, l’ennemi intime | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 05 janvier 2025
Cimes cinéphiliques 2024
Qui succède à Les Herbes sèches de Nuri Bilge Ceylan au titre de meilleur film de l'année ? La réponse dans notre habituel top 15 20, suivi de son flop 10 tout aussi subjectif.
Au sommet cette année
1) La Zone d'intérêt de Jonathan Glazer

2) Furiosa de George Miller

3) Los Delincuentes de Rodrigo Moreno

4) Miséricorde d’Alain Guiraudie

5) Walk Up de Hong Sang-Soo

22:40 Publié dans Cinéma | Tags : la zone d'intérêt, cimes cinéphiliques 2024, top ciné, flop, furiosa, los delincuentes, miséricorde, walk up, city of darkness, riddle of fire, in water, eat the night, sans jamais nous connaître, l'ombre du feu, les graines du figuier sauvage, nome, trois amies, noël à miller's point, À son image, l'histoire de souleymane, love lies bleeding, grand tour, comme le feu, flow, jeunesse (le printemps), knit's island, l'île sans fin, anhell69, after, memory, megalopolis, dj medhi : made in france, arcane, gladiator ii, the fall guy, drive-away dolls, emmanuelle, drone, blink twice, civil war, argylle, horizon | Lien permanent | Commentaires (0)









