samedi, 28 novembre 2009

Mademoiselle Chambon

 

Mademoiselle-Chambon_2_galleryphoto_portrait_std.jpg

 

Dans la continuité de Je ne suis pas là pour être aimé, Mademoiselle Chambon est une fresque de la pudeur des sentiments, on y retrouve les mêmes thèmes chers à l'auteur comme l'amour extraconjugal et donc interdit, la présence d'un père seul, dans une maison de retraite, qui chaque semaine reçoit la visite de son fils qui vient prendre soin de lui. Une fois encore, en se basant sur le thème de la rencontre hasardeuse entre deux êtres que tout semble opposés, Stéphane Brizé nous parle de l'amour avec un grand A, l'amour qui ne se traduit pas par des mots mais par des gestes, un amour subtil qui dans les deux cas, se manifeste par une passion commune, dans le premier cas, la danse et dans le deuxième cas, le violon.

 

Lire la suite

dimanche, 28 décembre 2008

Au feu les tarés !

burn_after_reading.jpg

 

Cela pourrait être le cri du patron de la CIA, passablement effondré que « l’intelligence » américaine se réduise à peau de chagrin.

Burn After Reading ? Un concentré d’abrutis finis tous plus en-dessous du dessous que le voisin. De l’ancien espion de la CIA, alcoolique et éructant des sublimes « fuck » toutes les trente secondes ; au prof de gym neu-neu, les écouteurs greffés aux oreilles, une paille greffé à la bouche et une coupe de cheveux (mon Dieu quelle coupe ! 80’ forever) greffé à la tête ; en passant par un agent obsédé sensiblement parano, le dernier film des frères Coen nous livre, sur un plateau marshmallow, un ramassis de ratés attachant et drolissimes à souhait.

Pas sûr, cependant, que cela en fasse un grand film…

Lire la suite

lundi, 26 mai 2008

61ème festival de Cannes

 

1786878997.jpg

 

Le 61ème festival de Cannes est fini.

 

 

Et pour la première fois depuis 21 ans (1987), la palme d’or a été attribué à un film français.

 

Retour sur ce film, qui s’annonce d’ores et déjà comme un des grands films de l’année.

 

« Entre les murs », de Laurent Cantet , nous sommes entrainés à suivre la vie de tous les jours d’une classe de collégiens.

 

François Bégaudeau, accompagné de véritables élèves de collège, joue le rôle d’un professeur de français plus vrai que nature, et qui se

veut l’enseignant d’une autre langue que celle de la « rue ».

 

Pour Marjane Satrapi (réalisatrice de Persépolis primé l’an dernier) et juré, explique que ce film est le véritable « Coup de cœur des

critiques du jury » et qu’il « pose de vraies questions sur la démocratie ».

 

Ce film s’inspire d’un livre, et permet de rendre ce spectacle crédible et authentique.

 

Entièrement basé sur l’improvisation, le résultat dépasse toutes les attentes, et nous permet de nous plonger dans la « vraie France » celle que l’on feint d’ignorer avec ses problèmes, ses joies, et ses héros.

 

 

Le Grand prix du festival a récompensé « Gomorra » de Matteo Garrone, qui aborde la corruption et les dérives mafieuses qui existent.

Mais, ce n’est pas un film de gangsters, c’est « une mise en scène invisible ». (d’après le réalisateur)

 

 

 

Le prix du jury a été attribué au film « Il Divo » de Paolo Sorrentino, qui dresse un portrait d’un ancien chef du gouvernement Giulio Andreotti.

 

 

 

Sandra Corveloni, pour son rôle dans « Linha de Passe »a reçu le prix d’interprétation. Ce film « caméra au poing » suit les péripéties de frères brésiliens vivant dans une des favelas de Sao Paulo.

 

 

Autre drame abordé lors de ce festival, l’immigration illégale, et le film « Le Silence de Lorna" de réalisateurs belges a été primé pour son scénario, encore une fois « saisissant ».

 

Steve McQueen a remporté la Caméra d’or, pour son film "Hunger" retraçant la mort d’un nord irlandais, après avoir fait une grève de la faim pour être considéré comme prisonnier politique dans une prison.

 

Ce festival a véritablement pris un tournant, Sean Penn, nous avait prévenu :

"cette année, les films qui seront récompensés, devront être proche du public, parler aux gens et aborder des thèmes de l’actualité parfois ignoré, mais pourtant bien présents…"

En tout cas, nous on a hâte d’aller voir le film français, qui nous rappellera nos années collèges, ou qui justement nous montrera la différence générationnelle et sociale qu’il existe dans notre pays.

 

Ce qui doit nous rappeler encore une fois que l’on a beau vivre tous dans le même pays, nos différences sont grandes, souvent inconnues, voir ignorés, mais il faut justement se résigner à aller voir entre les murs pour comprendre

dimanche, 25 mai 2008

Alors de quoi avez-vous parlé lors de votre dernière pause café ?

Alors de quoi avez-vous parlé lors de votre dernière pause café ?

Avez-vous comme bon nombre d’entre nous parlé de tout et de rien ?

Rassurez vous vous n’êtes pas seul, ce blog vous comprend, et ses lecteurs aussi…

Un café, une histoire…

Pourquoi ne pas vous demander ce dont quoi vous aimeriez que l’on parle à l’avenir, ainsi dès notre première article vous êtes sollicité, si ce n’est pas la preuve d’un attachement tout particulier au débat qu’est ce donc ?

Une idée, un café, un débat.

Nous proposons pour les articles suivants plusieurs débats possibles,

D’abord une présentation de sujets qui nous passionnent ;

Cinéma et une analyse du film "Bataille à Seattle"

Et commerce, avec une présentation du commerce équitable. Ses enjeux, ses limites, ses liens dans votre vie de tous les jours, « Une utopie réaliste ? » c’est ce que pensent beaucoup de ses partisans.

Politique, avec le désintéressement extra ordinaire de l’électorat français aux dernières municipales, avec pour une rare fois, les raisons de ce désintéressement. (Taux d’abstention de 38 % un record pour ce type d’élection) et donc toutes les questions que soulève ce désintéressement et les craintes qui peuvent logiquement en découler.

Evidemment, nous parlerons aussi de sujets plus médiatisés, tel que le pouvoir d’achat, l’inflation, le droit du travail, la croissance, l’Europe, les élections américaines, les Evénements mondiaux à venir, Euro 2008, Beijing 2008, Etc…

Mais nous vous laissons une petite pause café pour décider de débattre avec nous, d’un sujet parmi d’autres, puisque comme le disait Jospin avant son exil politique :


"Naturellement, tout gouvernement, tout parti au pouvoir prétend agir au nom de l’intérêt général. (...) Reste que l’intérêt général n’est pas une notion abstraite et neutre. (...) Se dissimuler dans les plis de l’intérêt général, c’est finalement dépolitiser la société, postuler une unité factice, vider a priori de tout sens l’intérêt du débat démocratique. "