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vendredi, 12 décembre 2008

Les Iles Canaries, porte de l'espoir pour des milliers d'africains.

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Parce que partir en Europe par le détroit de Gibraltar semble quasi impossible, les migrants africains préfèrent passer par ces îles.


Mais cela pose bien des problèmes... déjà pour la traversée, le coût du voyage est de 1500 euros par personne, et c'est tout un réseau de trafiquants qui arrivent à gagner leur vie en leur promettant une place sur la prochaine Barque.

 

 

Dans la suite de l'article : un reportage sur la traversée dangereuse, et des explications sur cette traversée !

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mercredi, 10 décembre 2008

La peine de mort : un assassinat légalement inhumain !

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Si aujourd’hui les deux tiers des pays ont aboli la peine de mort, celle-ci est maintenue dans une soixantaine de pays. Pour la seule année 2007, au moins 1 252 exécutions ont été recensées dans 24 pays et au moins 3 347 condamnations à mort dans 51 pays. Ces nombres reflètent uniquement les cas « connus » et sont certainement en deçà de la réalité. La Chine, l’Iran, l’Arabie Saoudite, le Pakistan et les Etats-Unis totalisent 88 % des exécutions. La plupart des pays qui pratiquent encore ce « crime d’Etat » sont souvent des pays où les droits humains sont largement bafoués.


Il est impossible de recenser le nombre réel d’exécutions capitales dans le monde, car la plupart des pays minimisent ces chiffres, et pour certains ils sont considérés comme des « secret d’Etat ». En Chine, pays qui détient le record absolu des exécutions, on recense 470 exécutions en 2007, alors que selon des sources crédibles, plus de 6 000 condamnés auraient été exécutés.

 

Dans la suite de l'article :

 

 

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lundi, 08 décembre 2008

Le mutazilisme : la libre pensée islamique

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Le mutazilisme est un courant d’origine politique qui, dans les premiers siècles de l’islam, représenta ce que cette religion connut de plus abouti en matière de liberté de pensée. Condamné comme hérétique (les mutazilites ne croyaient pas au caractère incréé, c’est-à-dire en fait, divin, du Coran !), le mouvement disparut au XIIIe siècle. Il n’est pas excessif de dire que le monde musulman, qui ne connaîtra ni Renaissance ni siècle des Lumières, ne s’en est jamais remis.


Le mutazilisme est un humanisme,
l’un des premiers à être apparu : il donne à la raison (qui est une faculté de penser) et à la liberté (qui est la faculté d’agir) humaines une place et une importance non seulement inconnues dans les autres tendances de l’islam mais même dans la plupart des courants philosophiques et religieux. Contre le fatalisme (« mektoub ! » C’était écrit !), qui fut la tendance dominante en islam, le mutazilisme affirme que l’être humain est responsable de ses actes. Contre la doctrine coranique d’une foi qui suffit seule à sauver, le mutazilisme affirme que le fidèle qui est en état de péché tient le milieu entre la foi et l’infidélité.


C’était beaucoup plus que ce que pouvaient en supporter les docteurs borné de la loi, car l’islam (à l’exception notable du chi’isme) a beau n’avoir eu ni pape, ni clergé, ni église, il a su imposer au cours des siècles ses rigidités et préjugés. Cela brida le savoir encyclopédique de ces libres penseurs.


L’islam des premiers siècles a cultivé aussi bien la plus haute et la plus subtile spéculation philosophique que la plus attentive des recherches empiriques. L’encyclopédisme arabe joua un rôle historique considérable en intégrant une bonne partie de la culture grecque et en la transmettant à l’Europe chrétienne.


Les Arabes utilisent volontiers deux images pour désigner leur entreprise encyclopédique : celle du collier et celle du jardin. La métaphore du collier renvoie à l’idée de liaison entre les sciences ainsi qu’à celle du cercle. Comme les perles qu’un fil relie, les parties du savoir sont liées entre elles et, comme dans un collier, la première perle peut être aussi la dernière, le commencement du savoir coïncide avec sa fin. Dans le Collier d’Ibn Abd Rabbih, les 25 chapitres portent le nom de pierres précieuses. L’encyclopédie est aussi conçue comme un jardin des sciences. De la même façon que le jardin, avec ses plantes, son ordonnance et ses fontaines, représente en miniature l’univers entier, l’encyclopédie est la mise en ordre par les mots de cet univers.


Cela dit, les plus belles pensées, comme les plus belles œuvres de la culture musulmane (Les Mille et une Nuits, par exemple) sont volontiers nées contre plutôt qu’avec l’islam, malgré lui plutôt que grâce à lui. Les mutazilites en sont l’exemple le plus tragique.

 

Sylvain Métafiot

samedi, 06 décembre 2008

Frédéric Bastiat, libéral Français

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Frédéric BASTIAT était un économiste, homme politique (Député des Landes en 1848 et 1849) et polémiste libéral né a Bayonne en 1801 et mort à Rome en 1850. Bien qu'il soit décédé il y a plus de 150 ans, ne trouvez-vous pas que la citation suivante est une exacte description de nos fabuleux dirigeants actuels ?

"Les prétentions des organisateurs soulèvent une autre question, que je leur ai souvent adressée, et à laquelle, que je sache, ils n’ont jamais répondu. Puisque les tendances naturelles de l’humanité sont assez mauvaises pour qu’on doive lui ôter sa liberté, comment se fait-il que les tendances des organisateurs soient bonnes ? Les Législateurs et leurs agents ne font-ils pas partie du genre humain ? Se croient-ils pétris d’un autre limon que le reste des hommes ? Ils disent que la société, abandonnée à elle-même, court fatalement aux abîmes parce que ses instincts sont pervers. Ils prétendent l’arrêter sur cette pente et lui imprimer une meilleure direction. Ils ont donc reçu du ciel une intelligence et des vertus qui les placent en dehors et au-dessus de l’humanité ; qu’ils montrent leurs titres. Ils veulent être bergers, ils veulent que nous soyons troupeau. Cet arrangement présuppose en eux une supériorité de nature, dont nous avons bien le droit de demander la preuve préalable.

Remarquez que ce que je leur conteste, ce n’est pas le droit d’inventer des combinaisons sociales, de les propager, de les conseiller, de les expérimenter sur eux-mêmes, à leurs frais et risques ; mais bien le droit de nous les imposer par l’intermédiaire de la Loi, c’est-à-dire des forces et des contributions publiques."


Si le libéralisme n'est vraisemblablement pas la panacée pour le traitement de tous les maux de la terre, un peu plus de liberté et d'autonomie individuelle serait le bienvenu en ces temps où nos petits pères du peuple veulent envoyer les enfants en prison dès l'âge de 12 ans, veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes et espèrent nous rendre suffisamment bêtes et dociles pour que cela dure encore longtemps. 


Axel

jeudi, 04 décembre 2008

« La prison a l’avantage de produire de la délinquance »

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Cette citation est de Michel Foucault, dans La société punitive, Dits et écrits (II).

 

Pour le théoricien du biopouvoir, la prison, loin de réduire la délinquance, s’inscrit plutôt dans une théorie de la surveillance généralisée de la société sur ses membres. Prend des notes Dati.


La détention provoque la récidive. C’est le constat auquel se livre Foucault, chiffres à l’appui. Vers 1820, 38 % de ceux qui sortent des maisons centrales sont à nouveau condamnés, et environ 1 condamné sur 4 est un récidiviste.


Le bilan ne cesse de s’alourdir tout au long du XIXe siècle, qui marque pourtant l’avènement de la prison au détriment de toutes les autres formes de punitions – châtiments corporels, travaux forcés, galères, bannissements.

 

Jusqu’à aujourd’hui : avec un taux de récidive s’élevant à 52 %, les prisons, loin d’être délaissées, souffrent de surpopulation. Cercle vicieux ? Incohérence ?


Dans la suite de l'article d'autres questions...

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jeudi, 20 novembre 2008

Encore un jour sans massacre

Journal d’un lycéen misanthrope


9782353410392.jpgPour sa première œuvre, Théo Diricq, jeune étudiant en droit de 20 ans, touche juste. Encore un jour sans massacre (Max Milo éditions, Condition humaine, 150 p, 16 euros) dévoile une galerie de personnages tous plus pathétiques les uns que les autres et en premier lieu son héros Artus. Mal aimé, mal aimant, il reprochera d’ailleurs à ces parents ce nom sortis dont ne sait où. Tous le monde en prend pour son grade, que ce soit son meilleur ami, Etienne, ou l’énigmatique Lola dont le hasard les fera se rencontrer. Aimera-t-il un jour quelque chose ou quelque un ? Rude épreuve pour cet adolescent lucide immergé dans un monde d’ados parfois stupide.

Le regard acide que pose Artus sur le monde qui l’entoure est jubilatoire. Extraits : « Il y a un groupe de connasses dans la classe, comme dans chaque classe. J’en compte au moins sept. Les idiotes c’est comme les abeilles, elles ont une reine. »
« Enfin un peu de violence. René et Pierre, les deux abrutis informatisé de la classe, ont commencé à s’écharper à propos de la rétrocompatibilité de la nouvelle version Word […] Une telle divergence de points de vue ne pouvant se régler que dans un bain de sang »

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vendredi, 14 novembre 2008

Que deviendrait la planète sans les êtres humain ?

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La plupart d’entre-nous pense que la nature reprendrait ses droits si les humains disparaissaient. De nombreuses théories viennent renforcer cette croyance populaire.

Il y a mille raisons pour lesquelles l’humanité serait amenée à disparaître : des pandémies mondiales (virus Ebola, grippes de type espagnole, aviaire), l’étouffement de la planète (pollution, épuisement des ressources), des guerres, ou plus improbables comme une météorite, des extra-terrestres…


Mais que se passerait-il après l’extinction de l’homme ?

Dans la suite de l’article, un petit scénario fictif mais fort probable...

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mercredi, 12 novembre 2008

Goffman et la dramaturgie du quotidien

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Goffman est un sociologue canadien, originaire d’une famille juive russe. Il va mettre en perspective le monde comme théâtre en analysant les rites de politesse, les conversations, etc. il indique que l’ensemble de ce système d’interaction possède des normes et des règles. Par exemple, il faut que celui qui rentre dans l’interaction, montre que cela a de l’importance. Il existe des situations où l’engagement d’interaction est nécessaire (drague et séduction) sinon l’interaction est vite finie.

 

Chaque acteur cherche à donner une image valorisée de lui-même (surtout en drague) dans les relations quotidiennes. Il y a un accord tacite de surface où personne ne fait perdre la face à l’autre. Il est très rare de jouer au jeu de la vérité. L’hypocrisie règne, sauf chez les petits enfants car ils sont dans l’apprentissage du monde social. Ce dernier est assimilé par Goffman comme une scène de théâtre où des acteurs tiennent des rôles et où les interactions sociales sont des représentations soumises à des règles précises. Il y a des situations sociales qui sont explicitement théâtrales. Selon le rôle qu’on joue on se comporte de différentes manières. En général, dans la vie quotidienne on est amené, selon Goffman, à jouer de nombreux rôles qui varient selon les situations. Mais un des problèmes de tout acteur est de donner une bonne image du rôle que l’on joue. La question est de savoir si l’on tient ou pas la façade et si l’on fait des signes.


Goffman va distinguer deux espaces :

  • lorsqu’on est sur la scène on est acteur (tout le monde l’est) et il faut jouer son rôle.
  • Dans les coulisses, on relâche son contrôle sur soi-même et l’on prépare son futur rôle.

 

On peut aussi classer les rôles : Il y a le rôle franc où l’on est clairement acteur et les autres sont le public ; le rôle contradictoire ; les comparses lorsque les acteurs ont des complices, etc. Mais il y a des limites. En effet, on ne peut pas totalement assimilé les individus à des acteurs, car au théâtre il peut y avoir des écarts immense entre les personnes et leurs personnages. Par exemple, lorsque des hommes âgés jouent des jeunes filles. Dans la vie sociale on joue des rôles proches de notre identité. L’écart entre le personnage que l’on joue et son identité est assez restreint en général, mais peut-être extrêmement important (surtout dans les situations professionnelles). Dans les situations de conflit il n’y a quasiment plus d’écart du tout.



Sylvain Métafiot

lundi, 10 novembre 2008

l’eau, une ressource vitale de plus en plus rare

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Depuis 1999, l’accès à l’eau est reconnu comme droit fondamental pour chaque personne, par les Nations Unies. Malgré cette reconnaissance internationale, il subsiste encore 1,1 milliard de personne qui n’a toujours pas accès à cette ressource. Ce chiffre est la preuve flagrante des inégalités existantes entre les habitants de la planète face à l’accès à l’eau, et il démontre la nécessité de réfléchir aux enjeux soulevés par cet accès.

 

Les inégalités face à l’accès à l’eau, sont nombreuses et souvent naturelles. Si l’eau recouvre 70% de la planète, elle se trouve en quantités différentes selon les points du globe. Les continents américains sont plutôt bien dotés en réserves d’eau, comme le continent Européen avec la Chine et la Russie. Les Pays du Caucase sont relativement pauvres en eau au même titre que l’Afrique Subsaharienne et l’Australie. Les pays les plus pauvres en eau sont ceux d’Afrique du Nord et le Moyen-Orient où l’eau se fait très rare. Une fois la situation visualisée, nous sommes plus en mesure de comprendre les inégalités qui en découlent. Aujourd’hui, les personnes dont les besoins en eau ne peuvent pas être couvert se trouvent majoritairement dans les pays dits « en voie de développement ». En effet, les pays industrialisés ont développés par le passé leurs accès en eaux pour leurs populations. Ainsi les pays européen, Royaume-Uni en tête, ont mis en place des moyens de distribution et de récupération des eaux dès le milieu du XIXème siècle, ce qui a permis d’endiguer certains problèmes sanitaires tel que le choléra et, en permettant par la suite un accès à de l’eau véritablement potable, la dysenterie. De ce fait on peut voir que l’un des enjeux majeurs de l’accès à l’eau se trouve être les raisons sanitaires. Les conditions de vie dans les bidonvilles dans des pays comme Hawaï ont été améliorées, lorsque les habitants ont put accéder à de l’eau peu chère issue des bornes-fontaines proches de chez eux mis en place par la Camep, la régie publique.

 

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mercredi, 29 octobre 2008

L’Etat de droit

La notion juridique d’Etat de Droit est devenue synonyme de garant des droits et des libertés fondamentales et fut accepté par un large consensus des pays démocratiques.
Jacques Chevallier (chercheur en science politique) distingue deux évolutions de l’Etat de Droit : c’est d’abord devenu un modèle socio-politique, puis un standard international.

 

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L’Etat de Droit oblige à définir autrement la démocratie. Outre les élections, il faut le respect du pluralisme, plus de démocratie directe et les garanties des droits fondamentaux. De là découle une démocratie juridique (ou de substance) et une démocratie de procédure.


L’émergence de l’Etat de Droit en tant que modèle socio-politique se fit dans les années 1980. Dans un contexte d’incertitudes politique, on commence à percevoir l’Etat de façon négative (agent possible d’oppression ; dictature des majorités ; emprise étatique) en éclipsant ses attributs positifs (instrument de promotion et de sécurisation collective). Il y a une poussée de l’individualisme (différent de l’égoïsme), au sens où on veut garantir les droits et libertés fondamentales de l’individu à tout prix. On assiste à une juridicisation des rapports sociaux qui contribue et légitime une réévaluation de la logique démocratique. Toutes les décisions des organes de l’Etat sont encadrées par des normes juridiques. Le juge est considéré comme la clef de voûte de l’Etat de Droit car il garanti le respect des normes juridiques et la protection des droits fondamentaux.


L’Etat de Droit tend à élargir la place du droit dans les sociétés car il est perçu comme la façon de protéger certains principes, de stabiliser une situation et d’encadrer des comportements. Mais, il est impossible d’encadrer et de régir par le droit une société toute entière. D’où la crainte d’un déclin du droit à cause de l’augmentation des textes, de l’instabilité des règles et de la dégradation des normes juridiques. En rendant confuse les frontières du droit et en inversant le principe de hiérarchie des normes on vide l’Etat de Droit de sa substance.

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