Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 01 septembre 2008

Petit livre, grand auteur

Cherfi481.jpgLaissez-moi vous parlez d’un bouquin, modeste de taille (72 pages à tout casser) mais au contenu grandiose : Livret de Famille de Magyd Cherfi. Si ce nom d’écrivain ne vous dit rien de prime abord, le fait que Cherfi soit le chanteur du groupe Zebda doit davantage vous parler (« tombez la chemise » tu percute ?). Vivant à Toulouse, il nous raconte son enfance de façon poétique et tragique (sa lucidité n’a d’égale que son humour ravageur). La façon dont il décrit les aléas de sa cité, un zoo d’un nouveau genre, ou le monde pitoyable du foot, est tout simplement fabuleuse. Découpée en court chapitres sa prose est légère et envoutante. Livret de famille.jpg

 

N’étant absolument pas un critique littéraire je vous propose la quatrième de couverture : « Dans cette suite de récits, souvenirs, textes d’humeur ou d’opinion, Magyd Cherfi évoque la cité de son enfance, les délices et les galères de la Ville rose, la beauté des filles confisquée par la loi des frères, le cœur (et le portefeuille) à droite des dieux du football, les mérites comparés des Omeyades et des Gaulois, les peines et les joies de l’embrouille identitaire – tout ce qui suggère, recèle, symbolise ce document officiel, national et pourtant si privé : le livret de famille. » Une autobiographie à lire d’urgence pour s’aérer l’esprit.

Sylvain Métafiot

mardi, 05 août 2008

Sartre et le garçon de café

Allez, zou, un peu de philo.

Les philosophes, pour présenter leurs théories aiment se servir d'exemples. Dans L'Etre et le Néant Sartre choisit un garçon de café pour illustrer sa définition très personnelle de la mauvaise foi.

 

 

 

sartre.jpg

Après s'être attablé à un café du quartier latin Sartre, derrière le verre épais de ses lunettes, considère le garçon de café de la façon suivante : "Il a le geste vif et appuyé, un peu trop précis, un peu trop rapide, il vient vers les consommateurs d'un pas un peu trop vif, il s'incline avec un peu trop d'empressement, sa voix, ses yeux expriment un intérêt un peu trop plein de sollicitude pour la commande du client, enfin le voila qui revient, en essayant d'imiter dans sa démarche la rigueur inflexible d'on ne sait quel automate, tout en portant son plateau avec une sorte de témérité de funambule [...]. Toute sa conduite nous semble un jeu [...]. Il joue, il s'amuse. Mais à quoi joue-t-il ? Il ne faut pas l'observer longtemps pour s'en rendre compte : il joue à être garçon de café." On l'aura compris : ce bonhomme en fait trop, il "en rajoute". Il cherche à se persuader lui-même qu'il se confond si parfaitement avec sa fonction qu'il est sa fonction. Or il n'est pas, par essence, garçon de café. En fait, son essence lui échappe. Il ne peut avoir conscience que de son existence, ce surgissement contingent et aléatoire dans le monde des vivants. En revanche, le plateau que porte si lestement notre serveur est, lui, bel et bien un plateau, un être-en-soi (c’est l’essence même d’une chose). Sa réalité est massive, univoque, incontestable, sans intériorité ni devenir. Il est fermé sur lui-même ; sa forme et sa fonction sont déterminées. Ce plateau est en lui-même ce qu’il est, rien que ce qu’il est et tout ce qu’il est. Si le plateau est, le serveur, lui, existe. Il est un être-pour-soi (c’est la capacité à se connaître soi-même. Les objets n’ont pas d’être-pour-soi. Dans le cas d’un homme, c’est sa conscience de lui-même), une conscience. La conscience n’a ni forme, ni contenu, ni fonction : elle est pur néant et pure liberté. Une ouverture béante sur le monde, un gouffre vertigineux et angoissant. L’Homme, parce qu’il est un être conscient, n’a donc pas d’essence, pas de stabilité, pas de pérennité. Il est condamné à n’être jamais ce qu’il est. Mais qui peut se résigner à n’être rien ?

 

 

 

Le rêve de toute conscience est de coïncider avec elle-même, de se donner la consistance indubitable d’une chose et d’abolir ainsi son angoissante liberté. C’est ce que Sartre appelle la mauvaise foi (pour lui c’est le propre de l’homme que d’être capable de mauvaise foi, c’est-à-dire de se mentir à lui-même sur ce qu’il est vraiment. La conscience peut être en décalage avec l’essence). Par sa conduite exagérément stéréotypée, le serveur veut s’arroger une essence pour échapper à son propre néant. Il « se la joue » garçon de café, comme d’autre jouent au policier irréprochable ou à l’employé modèle, pour se consoler du sentiment de leur propre vacuité.Sartre et Beauvoir.jpg Mais voila que Jean-Paul se lève pour saluer Simone. Ensemble, ils vont jouer à être Sartre et Beauvoir au Flore ou à la Coupole.

 

 

Ça va ? Pas trop la tête en surchauffe ? Tiens, au fait, vous avez remarqué : être ou ne pas être ?/ Naitre (n’être) ou ne pas naitre (n’être)? La naissance est la négation de l’être… à méditer.

 

 

Sylvain Métafiot

 

 

Source : Article intégrale d’Olivia Gazalé Philosophie magazine n°1 avril-mai 2006

vendredi, 18 juillet 2008

Les tabous de l'esclavage

Je viens de visionner une théma sur Arte (diffusée il y a plus d’un mois) de l’excellent Daniel Leconte. Le thème : l’esclavage ou plutôt les tabous de l’esclavage.

 

Esclave.jpgLa théma est composée de deux documentaires et d’un débat entre deux historiens africains. Le premier doc, intitulé « Chasseurs d’esclaves » de Sophie Jeaneau et Anna Kwak, nous rappelle que l’esclavage est malheureusement encore pratiqué dans de nombreux pays d’Afrique, tel que la Mauritanie. On suit une équipe composée d’un membre de la commission nationale des Droits de l’homme, une militante de SOS Esclaves et Bilal, un esclave évadé qui veut délivrer sa sœur, retenue sous une tente par un maître qui lui a fait deux enfants, sans même subvenir à leurs besoins. En effet, à Nouakchott, le gouvernement a beau avoir voté des lois contre l’esclavage, les vieilles traditions archaïques et barbares (n’ayons pas peur des mots, l’esclavage est une barbarie quelque soit le maître ou l’esclave !) perdurent. Ce pays musulman avait pourtant aboli trois fois cette pratique honteuse par le passé : en 1905, du temps des Français, en 1960, lors de l’indépendance, et en 1980 par le pouvoir militaire. Pourtant, dans la brousse, on plonge dans un autre siècle : tout ce qui naît avec une peau claire descend des Maures razzieurs d’autrefois et fait automatiquement partie des maîtres. Ceux qui ont une peau foncé sont esclaves.

 

Comme le dit le journaliste Bernard Thomas « le chemin vers la démocratie est évidemment escarpé, ardu, très difficile ».

 

Le second doc, intitulé « Esclaves oubliés » d’Antoine Vitkine, retrace les différentes traites esclavagistes à travers l’histoire. Et, c’est là le plus important, on apprend que l’Occident chrétien n’occupe que la troisième place du podium de l’esclavage. Les européens se sont effectivement comportés comme d’immondes salopards dans cette histoire, cela est entendu et répété à juste titre : entre le XVème siècle et le XIXème siècle 12 millions d’êtres humains ont ainsi été déportés vers les Caraïbes et les Amériques.

 

Mais les autres ont fait pires.

Sur la deuxième marche du podium, on trouve…les noirs eux-mêmes ! Ce trafic interne de Noirs contre Noirs a produit une traite ignoble de 14 millions d’individus.

 

esclavage5.jpg

Enfin, the last but not least, la première place de ce macabre podium est occupée par les Arabes. Ils se sont attelés à la « tâche » dès l’apparition de l’Islam au VIIème siècle, jusqu’au XXème siècle. Le nombre d’esclaves déportés s’élève à 17 millions ! Ils ne s’en vantent pas. Au Caire existait même depuis le moyen-âge un syndicat des négriers, chargés de planifier les commandes des Etats musulmans. : car le Coran n’encourage pas l’esclavage. Mais il l’autorise et légifère sur sa pratique. A condition qu’il s’agisse de non-musulmans (des roumis par exemple). Des razzias furent opérées par les nomades au sud du Sahara qui ramenèrent 7 millions d’individus vers le Nord ainsi qu’un fructueux va-et-vient à travers la mer Rouge en direction du Caire, de Bagdad, de La Mecque, d’Istanbul, dont Zanzibar demeure le plus fastueux témoin.

 

Le problème, rappelle Tidiane N’Diaye, économiste à l’Insee, est, que, maintenant, « on s’entend bien avec les Arabes. Alors on préfère ne pas rouvrir avec eux des pages douloureuses ». L’UNESCO se comporte avec la plus grande hypocrisie en occultant la traite arabe et noire en se concentrant uniquement sur la traite atlantique (qu’il ne faut jamais oublier bien sûr) lors des commémorations de l’esclavage. Un des historiens africain présent lors du débat de fin d’émission a même subi les foudres, lors d’une conférence internationale, de représentants noirs et arabes lorsqu’il a évoqué la diversité et la complexité de l’esclavage au fil des siècles. Dans ce domaine la vérité dérange. Les historiens arabes, africains ou occidentaux désireux de faire scrupuleusement toute la lumière sur cette tragique et lamentable page de l’histoire de l’humanité ne sont pas entendus.

 

abolition-1848.jpg

 

Ces films font partie de ceux qui devraient être obligatoires dans les écoles, afin notamment d’ouvrir les yeux aux dangereux manichéens de tout poil qui ne voient la vie qu’en noir ou blanc, qui se bornent à essentialiser certains crimes ou pratiques (si il a commis ceci c’est parce qu’il est Noir ou s’il a fait cela c’est parce qu’il est Blanc, etc.). Il n’y a vraiment que les faibles d’esprit ou de pauvres naïf pour croire que le racisme et l’esclavage est seulement l’apanage de « méchants blancs » envers de « gentils noirs ». Tous le monde a fait du business criminel. Message à tous les crétins simplificateurs : la haine et la bonté n’ont pas de couleur.

 

Sylvain Métafiot

samedi, 28 juin 2008

Droits des animaux ?

Devant la fnac de Strasbourg, ce samedi, se tenait un petit groupe discutant des droits des animaux...

A ma grande surprise j'ai appris qu'il y avait une "mode" escusez moi du terme, qui s'appele le Vegan, terme anglais désignant les gens qui n'utilisent aucun produit qui à pu etre réalisé grace à des animaux, tels les vétements etc...

Nous avons abordé le sujet des pressions des Lobby agricoles etc...Et nous avons fait le parallèle avec le commerce équitable qui est un peu dans la même optique fait s'interroger les gens...

Véritables défenseurs des animaux nous avons pu discuter avec ces membres notamment Michel ou ou encore Caroline à propos du pourquoi être végétarien/lien,ou Vegan... Nous nous sommes interrogés sur les animaux sont ils conscients, c'est vrai un veau a-t-il conscience q'il regarde un train construit par l'homme ? un poulet pense-t-il a son futur ?

Les animaux sont il est vrai aujourd'hui utilisé tel des machines à nous nourrir, à nous vétir, mais pour autant devrions nous y renoncer ?

L'abbatage, le gavage, la consommation de ces animaux nuit elle à l'homme, provoque t'elle des maladies, des problèmes mentaux ?

Avec à chaque fois des exemples bien choisies cette équipe nous à fait beaucoup réfléchir, mais je ne suis pas pour autant convaincu que j'arriverai à remplacer la viande par autre chose...

Même si des substituts existent j'ai été élévé comme ça, je consomme de la viande au moins une fois par jour et je ne crois pas être le seul...

Un jour peut être nous nous rendrons compte que nous nous sommes trompés...

En tout cas, nous avons parlé de beaucoup de choses avec cette petite organisation et je vous invite à réagir sur ce sujet polémique...

Pour plus d'informations veuillez consulter le site www.droitsdesanimaux.net (notamment le forum)

www.lesanimauxontdesdroits.com

vous pouvez égalemment pour les bouquinistes, lire le livre de Charles Patterson Un éternel Treblinka.

Pour les cinéphiles, Sylvain en tête, voir le film Earthlings (durée une heure trente)

Alors végétarien,Végétalien,Vegan,Nécrophage (manger des cadavres d'animaux) ? que choisiriez vous ?

lundi, 26 mai 2008

GTA IV

Une polémique justifiée ?

1261879460.jpg1261879460.jpg

Alors que ce jeu, bat d’ores et déjà les records de ventes, il est intéressant de présenter ce mode 637440950.jpgde jeu, pas nouveau, mais qui va toujours de plus en plus loin.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, Grand theft auto a d’abord eu un succès énorme sur ordinateur, puis sur différentes consoles.

 

 

 

Ce dernier opus, se passe entièrement à New York, la ville ayant été fidèlement reproduite bien qu’ironisé : la statue de l’hilarité etc…

1248758153.jpg

Le but est tout simple, vous êtes un immigré d’un pays de l'est Européen et devez vivre, et pour ceci, vous remplissez des missions qui se débloquent au fur et à mesure, tel un film.

Vous gagnerez pouvoir, richesse et célébrité, qui vous permettront au fur et à mesure d’avoir accès à de nouvelles zones, de nouvelles personnes, de nouveaux produits (voitures-armes etc…) mais ce n’est pas tout, vous pouvez simplement vous balader, flâner aller faire des courses, conduire…

 

Ce qui fait polémique en France, c’est l’excès de violence, l’aspect mafieux, l’aspect de la révolte et de la corruption…

De plus ce jeu, rendrait « addict », avis à vous qui y joué, dites nous si vous aussi vous êtes complètement accro ?

 

En tout cas, avec ce succès, on voit mal un boycott de ce jeu se faire, puisque ce qui fascine les gens c’est justement de pouvoir faire tout ce que l’on désire, mais ici n’oublions pas que c’est du virtuel, et qu’un jeu à l’eau de rose peut tout aussi bien être intrigant et saisissant…(ndlr Les Sims : on créé son personnage (avatar) et on joue sa vie…)

 

Et vous que pensez vous de ce jeu ? L'acheteriez vous à vos enfants ?