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mercredi, 01 mai 2013

« Nous pouvons changer l’inacceptable » : Interview de Myriam Pleynard

clic 2014,confluence,crèche,culture,économie,élections municipales,entretien,gerard collomb,gouvernance,hôtel dieu,interview,lyon,lyon bondy blog,myriam pleynard,petite enfance,policier,primaires,sécurité,social,ump,vidéosurveillance,sylvain métafiotNous inaugurons avec cette interview notre cycle d’entretien politique « CLIC pour 2014 ».

Nous avons pour ambition de suivre l’intégralité de la campagne municipale de 2014 dans les principales agglomérations du Grand Lyon (Lyon, Villeurbanne, Bron, Oullins, Rillieux-la-Pape…). Pour se faire, nous souhaitons interviewer l’ensemble des candidats à travers des réunions de presse regroupant les médias partenaires.

Nous travaillons en collaboration avec Lyon Bondy Blog, Esprits critiques, TrENSistor, Freelandz, Mankpadere, Mediascitoyens, Sens Public et Radio Pluriel.

Nous expérimentons une nouvelle manière de travailler dans ce monde des médias en pleine restructuration. C’est pourquoi nous développons et structurons un travail collaboratif innovant (échange d’article, dossiers communs, liens croisés, etc.) en complément des consolidations que nous menons pour chacun de nos médias.

Vous pouvez écoutez l'interview en ligne.

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mercredi, 24 avril 2013

Je suis (...)phobe

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Je laisse à votre guise le soin de remplir les pointillés. De quoi avez-vous peur? Des araignées, des serpents, des pois chiche? Comme bon vous semble. Mais je ne viens pas pour vous parler de vos peurs viscérales animales (quoique), je viens vous parler des autres peurs.

 

Xénophobe, Homophobe, Judéophobe, Islamophobe, Arabophobe, Francophobe, Anglophobe, anti-féministe, anti-libéraliste, anti-communiste, anti-machiste... Il existe tellement de raison d'être (...)phobe ou anti que j'ai peur de l'être moi aussi, me voici donc Phobophobe.

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lundi, 01 avril 2013

Incroyable, le fils de Jean-François Copé entretiendrait une relation avec celui de François Hollande !

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L'info provient du tabloïd anglais The Daily Mirror et, a priori validée par l'enquête d'Ici Paris ce week-end, va faire l'effet d'une petite bombe atomique dans le landerneau médiatico-politique : François-Xavier Copé et Thomas Hollande entretiendraient une relation secrète depuis plus de quatre mois ! Les Roméo et... Roméo des deux plus puissantes familles politiques de France : le PS et l'UMP.

 

Le fils de Jean-François Copé ne parle plus à son père depuis son coming-out. On les voit rarement ensemble, François-Xavier ne goûtant guère aux affres et de la vie politique et s'opposant même à certaines idées de son père, notamment sur le mariage homosexuel. Au Gorafi il confiait récemment : « L'homosexualité ne peut pas être réprimé, et l'égalité de tous aux yeux de la loi est un devoir d'idéal républicain. »

 

Aux vues de la révélation de sa relation avec le fils de Hollande, sa position, courageuse car en rupture avec sa propre famille politique, se comprend aisément. Mais le fils du président de l'UMP ne vire pas à gauche pour autant. Il conserve sa position sur l'âge de départ à la retraite en soutenant qu' « il faudra bien que les gens se rendent à l'évidence : ils devront travailler jusqu'à 70 ans ! ». Un progressisme des mœurs et un conservatisme social qui ont tout pour séduire le fils du Président de la république, rangé à la ligne sociale-libérale pragmatique de son papa.

 

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En effet, de son côté, Thomas Hollande, depuis sa rupture avec la chanteuse Joyce Jonathan il y a environ six mois, s'est indéniablement rapproché de François-Xavier, malgré leurs opinions politiques différentes, mû par un désir visiblement incontrôlable.

 

Jean-François Copé et François Hollande ont refusé toute déclaration à l'AFP, bien que des grognements de mécontentements et des ricanements acerbes circulent autant dans les couloirs de l’Élysée que dans ceux du siège de l'UMP, rue de Vaugirad.

 

Certains voient même dans cette relation une métaphore du rapprochement du PS à l'aile gauche de l'UMP. Ou comment calquer les bouleversements de vies amoureuses privées sur des visions politiques simplistes. Que n'aurait-on entendus comme bêtises si les enfants de Jean-Luc Mélenchon s'étaient fiancés avec ceux de Marine Le Pen ?

 

Sylvain Métafiot

12:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

samedi, 23 mars 2013

L’Autre, ce facho. L'intolérance des tolérants


« Il n’y a que violence dans l’univers ; mais nous sommes gâtés par la philosophie moderne qui nous dit que tout est bien, tandis que le mal a tout souillé, et que, dans un sens très vrai, tout est mal, puisque rien n’est à sa place »

Joseph de Maistre


Ces derniers temps, les débats ont été vifs autour du projet de loi légalisant le mariage hétérosexuel. Tellement vifs que l'insulte et la diffamation ont souvent pris le pas sur l'échange d'arguments raisonnés. De formidables non-débats ont ainsi eu lieu un peu partout consistant à imposer son opinion au lieu d'écouter celle d'autrui. Belle conception de l'Autre et de la démocratie s'il en est. Analyse d'un certain dogmatisme cool et branché, qui dépasse le cas du mariage homosexuel, en compagnie, notamment, de quelque uns de ses plus grands pourfendeurs : Philippe Muray, Marcel Gauchet et Pierre-André Taguieff.

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mercredi, 23 janvier 2013

Débarquement de galériens


 

Putain, ils l'ont fait ! Ils ont réussis le tour de force d'être encore plus affligeants qu'Anne Roumanoff et Dany Boon réunis. Qui ? Mais la joyeuse bande du « Grand Débarquement » (Jean Dujardin, Guillaume Canet, Gilles Lellouche et Marion Cotillard), la nouvelle émission de Canal+, avec le sketch le plus lolilesque du monde : « L'ours ».

L'humour made in Canal + débarque ? Accueillons-le à la Maschinengewehr 42 !

 

(Ecoute ça pendant ta lecture, ça met dans l’ambiance.)

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vendredi, 18 janvier 2013

Interview de Keny Arkana: questions après son passage à la ZAD

Après avoir donné la parole à un membre du collectif de résistance de NDDL, il est l'heure aujourd'hui de donner la parole à Keny Arkana herself, interviewé par " Camille" (Ndlr : le prénom unisexe qui permet à tout le monde de conserver à la fois l'anonymat mais aussi de pouvoir s'exprimer au nom du collectif entier).


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1)  Comment décrirais-tu les conditions de vie à la ZAD ?

Bon, je n'ai pas eu la chance d'aller voir tout les lieux de vie qui existe à la ZAD… Et en même temps deux jours ne sont pas suffisants pour donner un avis pertinent… Mais je dirais qu'en général pour faire vivre un lieu et/ou campement de résistance, cela demande déjà énormément de courage et de motivation surtout quand le climat y est plutôt hostile et que la police use de toutes ces ruses et de toute sa violence pour détruire et évacuer les lieux-dits… ça demande aussi énormément de solidarité entre les gens et une certaine forme de transparence afin de rester unis… Ces lieux renferment bien souvent de belles aventures humaines… J'ai été pour ma part heureuse de rencontrer plein de frangins et frangines avec qui il y a eu de vrais échanges…

 

2) Sur quoi ton regard et ton cœur se sont le plus portés ?
Je dirais déjà sur les gens et sur le bel éventail de style, d'âges et d'espoir qui se rassemblent autour de cette lutte… Puis le champs des possibles, 2000 ha c'est pas rien pour construire un tas de projet alternatifs…

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jeudi, 17 janvier 2013

La ZAD accueille Keny Camille Arkana : retour sur deux jours plein de rebondissements

Edito : " Keny Arkana artiste supra engagée, a participé au Festizad de la Résistance anti- aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Nous avons le privilège d'avoir le récit de son aventure qui a été un événement majeur dans la lutte pour un autre Monde !

Nous sommes fiers de contribuer nous aussi à la diffusion de ces informations, et de pouvoir vous montrer ce festival différemment des autres médias.

MaPauseCafé poursuit ainsi son chemin et vous convie aujourd'hui à la découverte de celles et de ceux qui changent les règles du jeu, ça tombe bien car jouer, nous, on adore ça ! ;) "


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AFP  |  16.01.2013

Les 4, 5 et 6 janvier 2013 le Festizad de la résistance se déroulait sur la ZAD (Zone À Défendre) à Notre-Dame-des-Landes. À l’origine de ces trois jours festifs : quelques artistes engagés, comme Keny Arkana, avaient exprimé leur désir de mettre leur voix et leur créativité contestataire au service de la lutte anti-aéroport. Au hasard des rencontres placées sous les nécessités de la lutte, quelques potes zadistes s’activèrent pour accoucher de cet immense évènement qui attira sur trois jours quelques 30.000 participants.


L’idée collective évoluant tranquillement, c’est une grande famille qui s’est affairée à créer les conditions d’un succès : monter les chapiteaux, prévoir la nourriture, accueillir les groupes, assurer la sécurité, s’occuper du son et donner à voir l’« art de rue ». Chacun a pris sa place et assuré ses responsabilités afin que ce moment soit une réussite. De nombreux artistes ont répondu à cet appel. Pour ma part, j’ai eu la chance d’accompagner Keny Arkana et son équipe pendant deux jours épiques sur la ZAD.

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Le vendredi 4 janvier en début d’après-midi, la ZAD était en pleine effervescence quand sont arrivées Keny et trois sisters bien motivées. La voiture a passé les barrages policiers sans trop de souci pour rejoindre « la Sècherie », dernier lieu de vie en dur à la ZAD. Ce corps de ferme, situé entre la Paquelais et les Ardillères, a été partiellement détruit le 26 octobre, et est désormais en cours de reconstruction de son extension avec pneus et palettes. L’endroit qui abrite entre vingt et trente  personnes est toujours en sursis par un avis d’expulsion du 27 décembre.

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lundi, 24 décembre 2012

Joyeux Noël post-apocalyptique

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L'ouverture du cinquième sceau de l'Apocalypse (El Greco)

 

« Nous sommes l’homme de la grande patience. Nous sommes l’homme de la dernière attente. Assistés par le Souffle, soutenus par le saint Afflux pneumatique, l’Esprit envoyé Dieu par le Dieu qui se fait agonie afin qu’une humanité seule éprise de se dissocier de la mort achemine sa misère en l’unique et miséricordieux giron qui l’exhaussera, portés par l’haleine de Trinité, nous respirons. Archiques et migraineuses, bouillantes de lumière contenue, nos têtes dardent les orages inchoatifs.

La dernière catastrophe immine. À nos oreilles vibrent déjà les basses fondamentales de cieux buccinaux. »

Maxence Caron, Microcéphalopolis (2007)

 


 

 

« L’homme moderne s’est déjà dépersonnalisé si profondément qu’il n’est plus assez homme pour tenir tête à ses machines. L’homme primitif, faisant fond sur la puissance de la magie, avait confiance en sa capacité de diriger les forces naturelles et de les maîtriser. L’homme posthistorique, disposant des immenses ressources de la science, a si peu confiance en lui qu’il est prêt à accepter son propre remplacement, sa propre extinction, plutôt que d’avoir à arrêter les machines ou même seulement à les faire tourner à moindre régime. En érigeant en absolus les connaissances scientifiques et les inventions techniques, il a transformé la puissance matérielle en impuissance humaine : il préfèrera commettre un suicide universel en accélérant le cours de l’investigation scientifique plutôt que de sauver l’espèce humaine en le ralentissant, ne serait-ce que temporairement.

Jamais auparavant l’homme n’a été aussi affranchi des contraintes imposées par la nature, mais jamais non plus il n’a été davantage victime de sa propre incapacité à développer dans leur plénitude ses traits spécifiquement humains ; dans une certaines mesure, comme je l’ai déjà suggéré, il a perdu le secret de son humanisation. Le stade extrême du rationalisme posthistorique, nous pouvons le prédire avec certitude, poussera plus loin un paradoxe déjà visible : non seulement la vie elle-même échappe d’autant plus à la maîtrise de l’homme que les moyens de vivre deviennent automatiques, mais encore le produit ultime – l’homme lui-même – deviendra d’autant plus irrationnel que les méthodes de production se rationaliseront.

En bref, le pouvoir et l’ordre, poussés à leur comble, se renversent en leur contraire : désorganisation, violence, aberration mentale, chaos subjectif. »

Lewis Mumford, Les Transformations de l’homme (1956), « L’homme posthistorique »

 

Sylvain Métafiot

mardi, 04 décembre 2012

Claquage de barres et pétage de côtes

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« C’est juste pour rire » : ainsi parle la populace. Ce type de rire se présente lui-même comme une forme d’exutoire à bon marché. On ne rit pas pour s’élever au-dessus de sa condition commune, mais on rit justement de ceux qui voudraient le faire, sous prétexte que «on est tous humains, après tout...». Tel est l’humour démocratique : égalitaire et plat. Qu’aujourd’hui l’humour se vende aussi bien ne peut d’ailleurs que susciter notre méfiance.[1]

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mardi, 13 novembre 2012

« Voir le soleil naître différemment », entretien avec Chico Whitaker

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Article initialement publié sur Forum de Lyon.


Dans le cadre des Dialogues en Humanité qui se déroulaient début juillet à Lyon, au parc de la Tête d’Or, nous avons pu, en collaboration avec MédiasCitoyens, Radio Pluriel de Lyon, Soli TV la télé de la solidarité internationale, le Journal Les Antennes de Grenoble et la revue Sens Public, discuter longuement avec Chico Whitaker. Pour le présenter : c’est Le monsieur de Porto Alegre, Le monsieur du Forum social mondial, et de tant d’autres choses.


Vous pouvez  écouter l’interview en intégralité en cliquant ici. Si vous préférez voici une retranscription de cet entretien. Pour vous faciliter la lecture nous avons mis entre parenthèses le positionnement des questions et des réponses sur la bande-son. Bonne lecture… ou bonne écoute.


Chico Whitaker, vous êtes ici aux Dialogues en Humanité dont le thème cette année est « Osons la métamorphose ». Ce n’est pas anodin comme thème. Qu’est-ce qui rejaillit en vous quand on vous parle de métamorphose ?


C’est une notion de changement profond dont le monde a besoin pour régler ses problèmes et ses crises. Nous sommes arrivés presque au seuil d’une nécessitée fondamentale de changer de logique. Le monde vit sous une logique globale. La chute du mur de Berlin a quand même coupé les perspectives alternatives. Le socialisme réel n’était pas ce qu’on voulait non plus mais il ouvrait la voie à une planification au service des besoins humains et pas au service de l’argent. Mais finalement cela n’a pas réussi et ce fut la chute. Et avec ça, tous les murs qui existaient pour empêcher l’expansion de la logique capitaliste sont tombés et cette dernière a envahie le monde entier y compris le dernier bastion socialiste qu’est la Chine, devenu un pays de capitalisme d’État.

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