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mercredi, 02 juin 2010

Dur d'être une femme à Hassi-Messaoud

Le communiqué des associations et ligues des droits humains algériennes [regroupant le Réseau Wassila, ADPDF (Association pour la défense et protection des droits des femmes), AEF (Association pour l'émancipation des femmes), APF (Association du planning familial), ANADDE, ATUSTEP, Amusnaw, AVIFE (Association d'aide aux victimes de violence, femmes et enfants), CIDDEF (Centre d'information et de documentation/Droits des femmes et des enfants), Collectif des femmes du Printemps noir, Djazairouna, FEC (Femmes en communication), Femmes PLD, LADDH (Ligue algériennne de défense des droits des hommes), LADH (Ligue algérienne des droits des hommes), RACHDA, SOS Femmes en détresse, Tharwa Fatma N'Sumer] réalisé le 13 avril 2010 à Alger et recueilli sur le site ProChoix parle de lui-même :

 

 

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"Halte à la « fatalité » de la terreur à l'encontre des femmes de Hassi-Messaoud

 

La Constitution algérienne consacre la sécurité des citoyennes et des citoyens. L'Algérie a ratifié la Convention sur l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, la Convention contre la torture et autres peines et traitements cruels ou dégradants, la Déclaration sur l'élimination des violences faites aux femmes.

 

Au nom de ces principes, nous sommes profondément choqués par la nouvelle tragédie vécue par des femmes venues de différentes régions d'Algérie travaillant et vivant dans des habitations précaires à Hassi-Messaoud, une des villes les plus sécurisées du pays.

 

Le martyre qu'elles viennent de subir est la répétition macabre des événements de 2001 : un sinistre 13 juillet 2001, une horde de 300 hommes armés attaquent une centaine de femmes et leur font subir les pires atrocités - un véritable lynchage - dans le quartier d'El-Haicha, à Hassi-Messaoud.

 

Nous tenons d'abord à exprimer à ces nouvelles victimes notre solidarité, notre indignation et notre émotion face aux actes barbares que des criminels déchaînés commettent sans répit en venant et revenant plusieurs nuits de suite, depuis quelques semaines, sur les lieux de leurs forfaits.

 

Juillet 2001 ... Mars 2010 Même lieu. Mêmes agressions. Même type d'agresseurs lâches et cyniques, provoquant des actes méticuleusement organisés, donc mûrement prémédités sinon commandités. Même type de scénario d'horreur où les criminels regroupés et encagoulés terrorisent chacune des victimes parce que isolées et sans défense. Même type de violences extrêmes où la rapine, les injures et la torture visent à humilier et à réduire à néant les femmes en tant que telles. Même volonté par la valeur exemplaire de tels actes de terreur de dissuader toutes les femmes d'exercer librement leur droit au travail où que ce soit sur le territoire national et de les punir parce qu'elles vivent seules.

 

Au-delà du constat horrifié, de la condamnation des criminels et de la compassion pour les victimes, nous tenons aussi à souligner le caractère particulier de ces expéditions punitives qui rappellent, étrangement, non seulement les événement de 2001, mais aussi toutes les autres agressions depuis vingt ans dans différentes régions d'Algérie (Ouargla, Remchi, Bordj, Tebessa...). Elles rappellent étrangement, hélas, les viols collectifs des femmes par les terroristes - ce crime contre l'humanité, tâche noire qui a mis en péril notre avenir et celui de toute la société. Il s'agit donc d'une violence systématisée, construite, structurelle, orchestrée - autant d'éléments de gravité supplémentaire.

 

En effet, cette répétition et continuité d'actes odieux à l'encontre des femmes qui semblent se perpétuer comme une 'fatalité'n'est possible que parce qu'en 2001 le traitement de l'affaire de Hassi Messaoud s'est réduit à une parodie de justice reléguant cette tragédie au rang de vulgaire fait divers. Cette répétition et continuité d'actes intolérables ne sont possibles que par la complicité et le silence des institutions et des autorités locales, mais aussi par le laxisme de la société. D'ailleurs, l'absence de réaction citoyenne et de médiatisation de cet événement est frappante et inquiétante. Cette répétition et continuité de crimes contre l'humanité ne sont possibles que par l'impunité dont bénéficient les agresseurs contre les femmes. Cette répétition et continuité de violation des droits de la personne humaine ne sont rendues possibles que par l'absence de l'Etat et des institutions censées protéger les citoyennes et les citoyens.

 

Est-ce que cela signifie qu'aucune femme ne peut se sentir en sécurité dans son propre pays et qu'aucun citoyen n'est protégé par la loi ? C'est pourquoi, encore une fois, nous dénonçons avec force ces crimes, et interpellons les pouvoirs publics pour qu'ils réagissent en urgence, en assurant la protection de ces femmes victimes encore sous le coup de la menace quotidienne, et leur prise en charge globale (médicale psychologique, sociale et juridique). Nous sommes déterminés à soutenir toutes ces femmes victimes d'agressions inacceptables."

 

Sylvain Métafiot

 

dimanche, 23 mai 2010

Deux ans ! Merci à vous tous !

 

 

 

150 000 visites en deux ans, 265 articles, et 944 commentaires ! Soit plus de 250 visites par jour et 7500 par mois ! Merci à vous !


De nombreux passages en une du post, et deux en une de rue 89, voici les statistiques alors que nous fêtons la deuxième bougie de mapausecafe.net !

 

Ainsi, nous avons démarré ce blog le 23 mai 2008 avec Alexis, depuis Sylvain est devenu rédacteur réguilier et nous avons aujourd’hui de nombreux auteurs qui publient de temps à autre des articles, merci à eux !

Un grand merci en particulier à Sylvain pour ses nombreux articles, un énorme merci à Alexis sans qui le design du blog et son existence même n'aurait pas pu être possible !

 

Mais ce sont vous les lecteurs que nous tenons à remercier en priorité ! sans vous  et vos 150 000 visites en deux ans nous n’aurions jamais pu continuer ! Alors Merci à tous, et rendez-vous bientôt pour de nouvelles chroniques, un changement de design, et sans doute un élargissement de notre nombre d’auteurs. Si cela vous intéresse alors rien de plus simple : mapausecafe@gmail.com !

 

Mapausecafeinement votre !

 

 

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jeudi, 01 avril 2010

Le mariage homosexuel autorisé en France.

Le mariage homosexuel autorisé en France.

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C’est un grand succès pour toutes les associations LGBT (lesbiennes, gays bi trans) de France et tous les couples homosexuels !

 

Hier, l’assemblée nationale par 277 voix contre 248 voix contre cette loi et 52 abstentions, l’hémicycle autorise enfin les couples homosexuels à se varier.

Grand projet social du programme de Nicolas Sarkozy, la loi est finalement passé en second retour après un vote contre le 15 janvier dernier.

 

C’est une nouvelle merveilleuse pour nous, nos actions et nos campagnes sont enfin récompensées ! Plus fort que 1981 (ndlr : l’arrêt de la considération comme une maladie mentale) la France s’ouvre enfin à une société plus juste et rétablit de ce fait la différence fondamentale entre les homosexuels et les hétérosexuels.

 

Noel Mamère qui on s’en souvient tous, avait célébré illégalement un mariage à Bègles, salue lui aussi ce vote et expliquait ce matin à RTL qu’il s’agissait là d’un réel progrès pour les milliers d’homosexuels vivant en France.

 

Pourtant pour Catherine Trippon la présidente du LGBT de France rien n’est acquis, il faudra environ 4 mois pour voir sortir le décret d’application et plusieurs autres mois pour que les mairies mettent en place des cérémonies spéciales adaptées à la population gay et lesbienne.

 

En effet, la loi permet d’ores et déjà que les homosexuels se marient, mais interdit encore la publication de ces mariages dans le journal. Rien n’est fini donc concernant le rétablissement en tant que citoyen de première zone de milliers de personnes, mais nous sommes sur la bonne voie.

 

Le blog : www.gayclic.com annonçait ce matin dans un communiqué spécial «  la loi nous autorise enfin à divorcer comme les autres » montrant là qu’avec le mariage, ce n’est pas que pour le meilleur ! De nombreux gays y verront sans doute là une nouvelle façon de vivre, plus hétéro centré puisqu’il semble que ça soit le modèle dominant affirmait Bartholomé Girard Président de Sos Homophobie !

François Fillon a prévu dans son décret d’application, l’établissement d’une commission spéciale pour le mariage homosexuel et sa définition.

 

Le texte doit encore passer devant le conseil constitutionnel qui pourrait bien juger celle-ci « anticonstitutionnelle » la constitution ayant été faite en 1958, et l’homosexualité étant interdite formellement dans ce texte «  chapitre 85 alinéa 5 paragraphe 2 »… mais le conseil des sages pourrait être indulgent avec cette anomalie législative, puisque plusieurs sages sont eux-mêmes homosexuels ouvertement…

 

Plus de 150 000 demandes de mariages homosexuels existent à l’heure actuelle, la prochaine étape sera-t-elle l’adoption d’enfants autorisé ?

 

 

lundi, 22 mars 2010

ces larmes qui n'auront jamais les armes

Ces larmes que n’auront jamais les armes.

article de Sonny Bourreau / lookingforsomehope.com

19 03 2010

 

Menace terroriste, conflits qui s’internationalisent, volonté d’apparaitre comme une véritable puissance militaire ou simple paranoïa des Etats, l’industrie de l’armement est en pleine expansion. À tel point que nous assistons depuis une dizaine d’années à un doublement des dépenses mondiales liées à l’armement. Les chiffres en question suffisent à donner le tournis tant ils sont pharamineux, et concernent l’ensemble des Etats, qu’ils soient pauvres ou riches, empêtrés dans un conflit ou non. Décryptage de l’un de ces sulfureux marchés qui gangrènent notre Monde.

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dimanche, 21 mars 2010

En route vers une VIème République (?)

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"Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations suivantes." Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen en préambule de la Constitution de l'An I

 

" Aucune Constitution n'est restée telle qu'elle a été faite. Sa marche est toujours subordonnée aux hommes et aux circonstances   " Napoléon

 

N'est-il pas temps de changer de République, ainsi que le préconise le professeur de science politique Bastien François auteur, avec Arnaud Montebourg, de La Constitution de la 6ème République. Réconcilier les Français avec la démocratie, (Paris, Odile Jacob, 2005) ?

 

Eléments de réponses dans la suite.

 

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mercredi, 10 mars 2010

Une fiscalité écologique progressive est-elle possible ?

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Le 23 septembre 2009, les habitants de notre planète ont consommé ce que la Terre pouvait produire en une année. Depuis lors, nous vivons à crédit, transférant notre dette écologique aux générations futures. La crise financière d'aujourd'hui, une crise de l'illusion de la propriété par le crédit, nous prévient que tôt ou tard, le réajustement s'opère, plus terrible qu'une gestion sereine de notre patrimoine commun.

 

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lundi, 08 mars 2010

Santé : les enfants d’abord!

"Pétition relayée et signée par Mapausecafe.net" (par world vision international) https://sante-enfants.org

Santé : les enfants d’abord –ensemble, nous pouvons sauver des millions d’enfants

Santé : les enfants d’abord !, est la première campagne mondiale de World Vision focalisée sur une seule problématique : la réduction des décès évitables d’enfants de moins de cinq ans. Pendant les deux minutes que va vous prendre la lecture de cette préface, plus de trente enfants de moins de cinq ans vont mourir ; la plupart d’entre eux vont succomber de causes évitables, comme la diarrhée, la pneumonie, les complications postnatales ou le paludisme. Dans vingt-quatre heures, ce chiffre dépassera 24 000.

C’est plus qu’un problème pour les pays en voie de développement : il s’agit d’une « tragédie silencieuse ». Et c’est, il me semble, la plus grave violation des droits de l’enfant de notre époque. C’est la raison pour laquelle World Vision lance la campagne Santé : les enfants d’abord !, en s’engageant sur cinq ans à réduire ce nombre de victimes.

Notre campagne va tirer les leçons apprises dans nos quelques 1 600 programmes, où les stratégies de développement sont intimement liées aux efforts de plaidoyer auprès des autorités locales et nationales. A travers cette campagne, nous souhaitons aider les communautés à élever leur voix pour leur droit à des soins de qualité, et nous encouragerons les gouvernements à s’acquitter de leurs responsabilités envers les enfants, les mères, les familles et les communautés.

Nous travaillerons main dans la main avec les gouvernements locaux et des ONG partenaires, afin que nous ayons tous recours aux meilleures solutions ; notre expérience nous a appris qu’en matière de santé, une série de mesures de prévention simples et peu coûteuses sont un facteur fondamental de développement. World Vision s’engage de manière significative dans le financement de la santé dans le cadre de ses propres programmes, en investissant 1,5 milliard de dollars sur ces cinq prochaines années.

Les programmes d’envergure locale ne suffiront pas. World Vision presse également les pays riches à honorer leurs promesses liées à l’amélioration des conditions de vie dans les pays en développement. Plus de 190 chefs d’Etats et de gouvernements se sont engagés à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici 2015. La campagne Santé : les enfants d’abord ! rappelle ces objectifs à la communauté internationale.

Nous avons besoin de vous. Lisez ce rapport, et exhortez vos gouvernants à mettre la santé des enfants à l’ordre du jour. Faites-leur savoir que vous trouvez que 24 000 décès d’enfants, c’est intolérable, et demandez-leur comment ils comptent assumer leurs responsabilités et agir.

Ensemble, nous pouvons faire la différence. Ensemble, nous pouvons faire en sorte que la santé des enfants devienne une priorité.

Kevin Jenkins
Président
World Vision International


Etudes de cas

Richard et Roderick Kapembwa - Zambie

Quand Richard Kapembwa et Roderick, son frère jumeau, sont arrivés à la clinique de Masamba avec la diarrhée, il n’y avait de médicaments que pour soigner l’un des deux. Richard a survécu, pas son frère.

« Roderick aurait survécu si nous avions eu assez de médicaments pour les soigner tous les deux, explique Joseph Bwali, chef de clinique adjoint. Les garçons étaient extrêmement déshydratés quand ils sont arrivés. Nous avons perdu un enfant parce que nous n’avions qu’une seule perfusion. »

Le manque de matériel médical élémentaire, comme les sels de réhydratation orale, les perfusions et les antibiotiques, est très fréquent dans les pays en développement. Des réserves insuffisantes d’équipements médicaux et de médicaments ont des conséquences directes sur la vie de jeunes gens comme Roderick, qui ne sont pas capables de lutter contre des maladies bénignes et curables, qui ne tuent plus aucun enfant dans les pays riches.

D’après l’Unicef, en Zambie, seulement 48% des enfants de moins de cinq ans souffrant de diarrhée ont reçu des traitements de réhydratation entre 2000 et 2007 ; la Zambie se place au treizième rang mondial pour la mortalité infantile, avec 80 000 décès d’enfants par an.

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Adeline et Zidane Kibanza – RDC

Avant la construction du poste de santé de Mapamboli, les habitants de Kikimi, en République Démocratique du Congo, ne disposaient pas de structures de soins décentes. Les familles devaient parcourir huit kilomètres pour atteindre le centre de santé le plus proche, où se trouvait le seul médecin des environs ; le taux de mortalité dans la région était très élevé.

Quand Zidane, neuf ans, a développé une forte fièvre, des douleurs abdominales et une diarrhée, sa mère a commencé à s’inquiéter. Elle ne savait pas quoi faire pour le soulager.Un membre de World Vision, lors de sa visite mensuelle aux enfants parrainés, a remarqué que Zidane était très malade. Il a alors vivement conseillé à Adeline, sa mère, de l’accompagner sur-le-champ au centre de soins. Sur place, il est diagnostiqué avec le paludisme et la fièvre typhoïde, et reçoit un traitement à base d’antibiotiques, des médicaments et des vitamines.

Aujourd’hui, Zidane se porte comme un charme. Quand il n’est pas à l’école, il adore jouer au football et aller à la pêche. Adeline est très reconnaissante au médecin du centre hospitalier, non seulement pour la vie de son fils, mais également pour la formation sur l’hygiène et la préparation d’aliments nutritive sa famille qu’il lui a dispensée.

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Asya Hakobyan - Arménie

Le petit Haykaz est né avec une paralysie cérébrale infantile, une maladie pouvant être causée par la malnutrition maternelle.

En Arménie, la plupart des postes de santé sont sous-équipés et mal approvisionnés ; il n’y a pas assez d’agents qualifiés et formés aux dernières innovations médicales. Trop souvent, la population doit se déplacer jusqu’à Erevan, la capitale du pays, pour accéder aux soins les plus élémentaires.

La loi arménienne dispose qu’en principe, tous les enfants de moins de sept ans bénéficient de soins médicaux gratuits. Dans les faits, les parents doivent payer pour que leurs enfants soient traités immédiatement.

Asya, que l’alimentation à base de pommes de terre et de pâtes a rendu malade de façon chronique, raconte qu’elle et son mari ont déjà dépensé toutes leurs économies pour soigner leur stérilité. Le revenu dont ils disposent provient d’un lopin de terre où ils cultivent des pommes de terre, et d’un camion qu’ils louent parfois aux villageois.

A Erevan, les médecins ont déclaré qu’Hayzak a une luxation de la hanche, et qu’il pourrait remarcher sans aide si celle-ci est corrigée. « Un des médecins du Centre hospitalier de Gavar nous a promis d’opérer gratuitement Hayzak de sa luxation de la hanche, mais nous devrons payer pour les traitements et les médicaments après l’opération. Si seulement nous avions assez d’argent pour payer tout ça… »

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Tara Devi - Népal

Quand la mère de Tara a appris que sa fille était en train d’accoucher, elle s’est précipitée à ses côtés. Elle a trouvé Tara appuyée contre un mur, avec la tête de son bébé qui apparaissait. Comme il était tard et qu’il n’y avait aucun hôpital ou poste de santé à proximité, Tara, sa mère et sa belle-mère ont donné naissance elles-mêmes à un petit garçon.

Après plusieurs jours, Tara n’ayant toujours pas délivré le placenta, sa famille a décidé qu’elle devait se rendre à l’hôpital. Après avoir emprunté de l’argent à ses voisins, la mère de la jeune maman de 19 ans a fabriqué un brancard, et avec l’aide de porteurs et du mari de Tara, ils l’ont emmenée à l’hôpital. Une marche de trois jours.

Cette visite lui a sauvé la vie. Cependant, quelques mois plus tard, Tara est retombée enceinte et malgré un accouchement plus rapide, elle n’a encore une fois pas pu bénéficier de soins postnatals. « Ma belle-mère a coupé le cordon ombilical avec une faux, a enveloppé le bébé dans une serviette, l’a mis dans mes bras, et m’a dit de me lever et de travailler ». Cette fois, elle a eu une descente d’organes, comme 600 000 femmes népalaises.

Finalement, Tara est devenue agent de santé communautaire dans son propre village. « J’ai beaucoup souffert et c’est très difficile d’être une femme dans ce monde. Les femmes elles-mêmes exploitent d’autres femmes. En pensant à toutes les femmes du village, j’ai ressenti ce désir incontrôlable de les aider et de les soulager. Et la meilleure façon de le faire est de travailler dans le secteur de la santé. »

https://sante-enfants.org

samedi, 20 février 2010

1+1=1

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Aucune pierre ne sera posée sur ma tombe

Et mon nom gravé nulle part,

Pas d'épitaphe pour ceux qui ne tiennent pas leur promesse

Et une promesse ne fut pas tenue

Pas d'épitaphe pour ceux qui gardent le silence

Et le silence fut gardé.

L'enfance est un couteau planté dans la gorge

On ne le retire pas facilement


Tels sont les derniers mots qu'une morte, Nawal, laisse à ses deux enfants, Jeanne et Simon après une existence jalonnée de mystères et de silences. Elle leur lègue également, par l'intermédiaire du notaire Hermile Lebel, un manteau avec le chiffre 72 au dos et un cahier rouge, mais surtout, deux lettres : une pour leur père soi-disant mort et une pour leur frère dont ils ignoraient l'existence jusqu'à ce jour funeste.

 

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lundi, 15 février 2010

Illustration de la semaine : RH

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Aux ressources humaines donner forme et défi
Utile aux actionnaires, à leur soif de profits.
Workers work in a yet greater scheme
Living cogs of a shareholder's dream.

+ nouveautés sur http://www.unsitesurinternet.fr
et la semaine sur http://telex.blog.lemonde.fr

bon week-end,
tOad

vendredi, 12 février 2010

Enfants disparus au Salvador

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Ernestina et Erlinda Serrano Cruz étaient respectivement âgées de sept et trois ans lorsqu'elles ont disparu le 2 juin 1982. D'après des témoins, les deux sœurs ont été capturées par l'armée salvadorienne à Chalatenango durant le conflit armé qui a déchiré le pays de 1980 à 1992. Les fillettes font partie des quelques 700 enfants disparus pendant le conflit.

 

Comme dans de nombreux cas, la première plainte a été déposée en 1993 à la fin du conflit par leur mère, Maria Victoria Cruz Franco, auprès du tribunal de première instance de Chalatenango. Sans succès : la procédure judiciaire n'a pas progressé.

 

En février 2003, la Commission interaméricaine des droits de l'homme a recommandé à l'Etat salvadorien l'ouverture d'une enquête approfondie, impartiale et efficace en vue de retrouver les deux filles et de déférer à la justice les responsables présumés de leur disparition forcée.

 

 

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L'Etat salvadorien n'a suivi aucune des recommandations. La Commission a donc, en juin 2003, soumis l'affaire à la Cour interaméricaine des droits de l'homme. Le 1er mars 2005, cette dernière a ordonné aux autorités salvadoriennes de créer une commission nationale chargée de rechercher les enfants disparus, ainsi qu'une base de données ADN destinée à permettre leur identification.

 

Une commission a bien été mise en place, mais elle ne répond pas aux prescriptions de la Cour. En revanche, aucune mesure n'a visiblement été prise pour créer la base de données ADN.

 

Sylvain Métafiot


Source : Amnesty International