samedi, 20 février 2010

1+1=1

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Aucune pierre ne sera posée sur ma tombe

Et mon nom gravé nulle part,

Pas d'épitaphe pour ceux qui ne tiennent pas leur promesse

Et une promesse ne fut pas tenue

Pas d'épitaphe pour ceux qui gardent le silence

Et le silence fut gardé.

L'enfance est un couteau planté dans la gorge

On ne le retire pas facilement


Tels sont les derniers mots qu'une morte, Nawal, laisse à ses deux enfants, Jeanne et Simon après une existence jalonnée de mystères et de silences. Elle leur lègue également, par l'intermédiaire du notaire Hermile Lebel, un manteau avec le chiffre 72 au dos et un cahier rouge, mais surtout, deux lettres : une pour leur père soi-disant mort et une pour leur frère dont ils ignoraient l'existence jusqu'à ce jour funeste.

 

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samedi, 23 mai 2009

Antigone aux Célestins

Du mercredi 13 au samedi 23 mai 2009, le théâtre Lyonnais Les Célestins, accueillent un classique de la dramaturgie antique : Antigone de Sophocle (nouvelle traduction de Florence Dupont).

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Sophocle, sans doute le plus grand tragédien athénien, obtient un succès à l'image de la grandeur de la cité. À 30 ans, il remporte un concours dramatique face à Eschylle et, dès lors, enchaîne les concours avec une régularité et un éclat jamais démentis. Avec cent vingt-trois tragédies dont seulement sept nous sont parvenues, tel Antigone et Œdipe Roi, Sophocle a donné sa forme définitive au genre tragique. Il poursuit l'œuvre d'Eschylle en faisant passer le nombre de comédiens de deux à trois et a développé la trilogie libre où chaque épisode est indépendant des autres. Si la vie de Sophocle est placée sous le signe de la lumière, il n'en va pas de même pour ses personnages, écrasés par leur destin et sombrant toujours plus dans l'obscurité, à l'instar de Œdipe, roi condamné par les dieux à la cécité.

 

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mercredi, 12 novembre 2008

Goffman et la dramaturgie du quotidien

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Goffman est un sociologue canadien, originaire d’une famille juive russe. Il va mettre en perspective le monde comme théâtre en analysant les rites de politesse, les conversations, etc. il indique que l’ensemble de ce système d’interaction possède des normes et des règles. Par exemple, il faut que celui qui rentre dans l’interaction, montre que cela a de l’importance. Il existe des situations où l’engagement d’interaction est nécessaire (drague et séduction) sinon l’interaction est vite finie.

 

Chaque acteur cherche à donner une image valorisée de lui-même (surtout en drague) dans les relations quotidiennes. Il y a un accord tacite de surface où personne ne fait perdre la face à l’autre. Il est très rare de jouer au jeu de la vérité. L’hypocrisie règne, sauf chez les petits enfants car ils sont dans l’apprentissage du monde social. Ce dernier est assimilé par Goffman comme une scène de théâtre où des acteurs tiennent des rôles et où les interactions sociales sont des représentations soumises à des règles précises. Il y a des situations sociales qui sont explicitement théâtrales. Selon le rôle qu’on joue on se comporte de différentes manières. En général, dans la vie quotidienne on est amené, selon Goffman, à jouer de nombreux rôles qui varient selon les situations. Mais un des problèmes de tout acteur est de donner une bonne image du rôle que l’on joue. La question est de savoir si l’on tient ou pas la façade et si l’on fait des signes.
Goffman va distinguer deux espaces :

  • lorsqu’on est sur la scène on est acteur (tout le monde l’est) et il faut jouer son rôle.
  • Dans les coulisses, on relâche son contrôle sur soi-même et l’on prépare son futur rôle.

 

On peut aussi classer les rôles : Il y a le rôle franc où l’on est clairement acteur et les autres sont le public ; le rôle contradictoire ; les comparses lorsque les acteurs ont des complices, etc. Mais il y a des limites. En effet, on ne peut pas totalement assimilé les individus à des acteurs, car au théâtre il peut y avoir des écarts immense entre les personnes et leurs personnages. Par exemple, lorsque des hommes âgés jouent des jeunes filles. Dans la vie sociale on joue des rôles proches de notre identité. L’écart entre le personnage que l’on joue et son identité est assez restreint en général, mais peut-être extrêmement important (surtout dans les situations professionnelles). Dans les situations de conflit il n’y a quasiment plus d’écart du tout.



Sylvain Métafiot

lundi, 03 novembre 2008

Zoom sur Julie Ferrier

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Aujourd'hui, zoom sur Julie Ferrier...originaire de la région parisienne et ayant eu une vie artisitique dans la danse, elle se fait remarquer par son one woman show "aujourd'hui c'est Ferrier" où elle interprète différents personnages, des profs, des amateurs, des candidats... en tout cas c'est une totale réussite. Son spectacle étant à la fois réaliste et anticonformiste. Toujours, avec un dynamisme a tomber à la renverse.

Je vous laisse apprécier un extrait de son spectacle " La Prof de Musique" on se sent à nouveau collégien rien qu'à la vue de ce sketch.

 

 

Dans la suite de l'article, une seconde vidéo...

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