Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mapausecafe.net, blog de société, de politique, de culture et d'économie. La fin d'un café ne signifie plus l'arrêt du débat !Accueil mapausecafeActualitésEconomie, Marketing et CommunicationCinéma et filmsMusiqueDesign et GraphismeDivers et autres articlesInsolite et humour
mapausecafe.net, blog de société, de politique, de culture et d'économie. La fin d'un café ne signifie plus l'arrêt du débat !

mercredi, 19 mars 2014

« La sécurité est un droit » : interview d’Élisabeth Brissy Queyranne

 

Après Lyon et Villeurbanne le CLIC s’intéresse aux élections municipales à Bron avec Mme Élisabeth Brissy Queyranne, candidate sans étiquette. Pour l’interroger : Sebastien Gonzalves du Lyon Bondy blog, Jean-Philippe Bonan et Sylvain Métafiot de Forum de Lyon.

 

Vous pouvez écouter l’intégralité de l’entretien ici.

 

Vous avez été adjointe à la culture à la ville de Bron jusqu’en 2011, quelles ont été les raisons de votre séparation avec l’actuelle équipe municipale de Bron ?

aerodrome de bron,anne guillemot,bron,caserne raby,élections municipales,mediathèque,métropole,roms,forum de lyon,sylvain métafiot,Élisabeth brissy queyranne,sécurité,droit,villeurbanneLa première des raisons c’est la médiathèque, très vite je me suis rendu compte que nous n’étions pas en phase avec le maire sur ce sujet. Et dés le début du mandat je m’opposais en interne sur ce dossier qui impliquait une augmentation des impôts. Je trouvais cela abusif car nous abordions une période de crise. Au départ, nous avions envisagé une médiathèque pour un coût de huit millions d’euros, or il en fallait quatorze, le maire a tablé sur un coût de 12 millions d’euros ce qui n’avait pas de sens. Pourtant, même si j’avais des doutes sur l’emplacement de la médiathèque, son coût et sur ce que cela pouvait obérer sur d’autres budgets (baisse des budgets pour les personnes âgées et l’éducation) je l’ai porté loyalement au sein du conseil municipal.

 

Mais quand le maire, avec une petite poignée d’élus autour d’elle, à choisi un autre projet architectural que celui désigné par un jury qui réunissait des professionnels de l’architecture et du monde de la culture, j’ai alors refusé de voter le budget de la ville qui était impacté à 40 % par le coût d’investissement de cette médiathèque. Voilà l’origine de ce conflit qui aurait pu en rester là car on était dans un élan qui emmenait le PS vers quelque choses d’extrêmement positif au niveau national. Mais je ne pouvais pas rester sans voix face à quelque chose que je trouvais injuste, non pas pour moi, mais pour la ville de Bron.

Lire la suite

vendredi, 14 mars 2014

« La concertation avec les citoyens est primordiale » : interview de Béatrice Vessilier

Après le maire sortant Jean-Paul Bret, le CLIC recevait  Mme Vessilier candidate écologiste  à la mairie de Villeurbanne pour son cycle d’entretien politique « CLIC pour 2014 ».  Pour  l’interroger : Sebastien Gonzalves et Etienne Aazzab du Lyon Bondy blog, Jean-Philippe Bonan et Sylvain Métafiot de Forum de Lyon et Ma Pause Café.

 

Vous pouvez écouter l’intégralité de l’entretien ici.

 

Mme. Béatrice Vessilier, vous êtes tête de liste du Rassemblement citoyen pour les municipales de Villeurbanne qui regroupe les écologistes, le Parti de Gauche et le Collectif villeurbannais pour un rassemblement antilibéral (Covra). Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

vessilier2.jpgJe suis élue écologiste à Villeurbanne depuis 2001, j’ai été réélu en 2008 sur une liste d’union avec le maire actuel. J’ai été adjointe au maire mais je ne le suis plus depuis 2010. Je suis aussi conseiller général du Rhône depuis 2011 pour le canton de Villeurbanne centre et élue à la communauté urbaine et au Sytral au sein du cadre transport.

Sinon, j’ai 51 ans, je travaille dans le domaine de l’urbanisme et de l’aménagement pour le ministère de l’écologie, j’ai trois enfants qui ont fréquenté les établissements scolaires de Villeurbanne.

 

Pourquoi vous opposer à Jean-Paul Bret alors que vous faisiez partie de sa majorité ?

Aujourd’hui, nous pensons que nous avons un projet spécifique et une vision différente de la gestion de la ville à défendre sur Villeurbanne. Nous avons des propositions légitimes ambitieuses innovantes à donner aux villeurbannais et nous souhaitons que ce soit les électeurs qui choisissent entre maintenir la maire actuel ou renouveler l’équipe municipale avec d’autres propositions, d’autres projets. Ce sera un débat démocratique pour le coût. Le choix est donné aux électeurs. S’ils veulent une véritable alternative à gauche à Villeurbanne c’est celle du Rassemblement citoyen.

C’est vrai que le maire actuel nous a évince de la majorité en 2010 suite à une élection cantonale partielle car j’avais refusé de me désister au second tour pour le candidat socialiste. Cette décision nous semblait totalement anti démocratique, déloyale par rapport au scrutin de 2008 où nous avions été élus ensemble sur la même liste. La justice lui a d’ailleurs donné tort.

Lire la suite

jeudi, 06 mars 2014

« Nous sommes en tête de toutes les villes de l’agglomération » : Interview de Jean-Paul Bret

 

Après Lyon le CLIC s’intéresse aux municipales à Villeurbanne, à tout seigneur tout honneur , nous commençons notre tour d’horizon  des candidats par le maire sortant Jean-Paul Bret. Pour l’interroger,Jean-Philippe Bonan et Sylvain metafiot du Forum de Lyon était accompagnés par Sébastien Gonzalves et Etienne Aazzab du Lyon Bondy blog. Comme toujours la technique était au main de Patrice Berger de radio Pluriel.

 

Vous pouvez écouter l’intégralité de l’entretien ici

 

M. Jean-Paul Bret vous êtes maire de Villeurbanne depuis 2001 et vous vous représentez pour un troisième mandat. Pourquoi repartez-vous une nouvelle fois en campagne ?

ps,villeurbanne,jean-paul bret,interview,municipales,2014,élections,politiques,villes,sécurité,vidéosurveillance,budget,impôts,lyon bondy blog,forum de lyon,radio pluriel,agglométation,tête,classement,roms,clic,entretien,sylvain métafiotJ’en ai envie. Il peut y avoir des hésitations et je suis quelqu’un qui doute ça fait parti de ma personnalité. Je me suis interrogé avant d’être à nouveau candidat. Et si je le suis à nouveau c’est aussi parce que je ne suis que maire de Villeurbanne, je ne cumule pas les mandats et je m’en honore un petit peu. En effet, en 2002 j’ai abandonné mon mandat de député [il ne s'est pas représenté aux élections législatives, NDLR] un an après que je sois devenu maire, je ne l’ai pas fait immédiatement en 2001 car vu le rapprochement du calendrier électoral il aurait été difficile de provoquer une élection partielle six mois avant le scrutin général. Je me suis donc appliqué à moi même avec ma propre déontologie la règle de non cumul des mandats un peu plus de dix ans avant la loi. J’ai eu l’avantage d’être parlementaire pendant deux mandats et cela m’a apporté un certain nombre de choses mais je ne voulais pas cumuler les deux fonctions.

 

Selon vous est-il possible de cumuler le mandat de maire et de député ?

Je ne dirai pas que c’est impossible car beaucoup l’ont fait mais, en revanche, ce n’est pas bien. Je ne veux pas porter de jugement moral mais il y a toujours un mandat que l’on fait moins bien, que l’on sacrifie même, lorsqu’on est maire d’une grande ville et que l’on cumule. Je conçois que ce soit différent quand on est maire d’une petite commune mais il est difficile de faire une différence constitutionnelle suivant la taille de la ville. Quand on est maire d’une grande ville on est un très mauvais parlementaire, on est très absent au Parlement. On s’y rend quelque fois quand il y a des sujets qui intéressent les députés-maires. Prenez Gérard Collomb, il dit lui-même qu’il est peu assidu au Sénat ; il est présent quand on parle de Lyon. Quand on est sénateur c’est bien d’être au Parlement quand on parle de sa ville mais c’est une conception du mandat qui est restrictive et qui peut même poser question par rapport à la démocratie.

Lire la suite

mercredi, 05 mars 2014

LA PÂTE À BONHEUR : qu’est ce que c'est ?

etienne aazzab, la pâte à bonheur, foutouart, reportage, historique

 

Article initalement paru sur Foutou'art

 

Créé en 2012, La Pâte à Bonheur est une association de bénévoles, auto-financée, dont le but est d'organiser et de participer à des événements culturels, éducatifs et artistiques à destination d'un public ayant des difficultés d'accès à ces événements (financiers, physiques, mentales...).

 

Cet association met en avant l'engagement des bénévoles pour pouvoir proposer à un maximum de personnes d'accéder à des activités variées, comme :

 

ENGAGEMENT ASSOCIATIF, PRATIQUES ARTISTIQUES, ÉDUCATION POPULAIRE et MÉDIATION CULTURELLE.

 

Une phrase qui pourrait définir cette association : "Elle permet aux gens de se rencontrer et partager l’expérience qu'ils ont à donner."

 

Pourquoi je me suis intéressé à cet association ? Mystère et boule de gomme ! Parce que franchement ça ne nous ramènera pas Joe Dassin ! Mais non je fais des blagues !

 

Ils ont créé un évènement qui vaut vraiment le détour et ça ne s'invente pas : "TROC TON SLIP". Pourquoi ils ont créé cet événement ? Parce qu'on a trop d’habits dans nos armoires qui ne nous servent à rien. Alors échangeons tous nos vêtements et partageons dans la joie et l'allégresse un bon repas où chacun doit ramener quelque chose. En fait, cette journée est basée sur le partage et la bonne humeur, et ça fait plaisir ! En plus, une ligue de supers héros a été créée pour cet évènement.

 

Cette dernière est très joyeuse, ça change des Marvels, elle se nomme, ça s'invente pas, "LES SUPERS SLIPPERS" et elle va changer le monde puisqu'elle nous apporte la bonne humeur et non la peur. Des connaissances à nous étaient là (Le château dans le ciel). Tout cela s'est passé au jardin des Chartreux, et en plus il a fait beau ! "UNE MAGNIFIQUE JOURNÉE".

 

Remerciements à quatre joyeux lurons que j'ai rencontré et qui m'ont parlé de cet évènement pendant vingt minutes de leur si précieux temps, deux nanas et deux gars (les gars, réveillez-vous, je ne vous ai pas entendus) et que continue cet évènement dans la joie et le partage.

 

MERCI à eux.

 

Etienne Aazzab

 

Leur site : http://lapateabonheur.wordpress.com

Coordonnées de l'association :

La Pâte A Bonheur
chez la miette
92 rue des charmettes 
69006 lyon

jeudi, 27 février 2014

« Les mairies sont les remparts contre l’austérité » : interview d’Aline Guitard

 

Les élections s’approchent et nous recevons aujourd’hui  dans le cadre de CLIC pour 2014 Mme Guitard, tête de liste Front de gauche aux municipales de 2014 à Lyon. Pour l’interroger il y avait Sébastien Gonzalves, Maxime Hansen et Étienne Aazzab du Lyon Bondy Blog, Sylvain Métafiot et Jean-Philippe Bonan de Forum de Lyon et Patrice Berger de Radio Pluriel.

 

Vous pouvez écouter l’intégralité de l’entretien ici

 

Mme Guitard vous êtes tête de liste Front de gauche aux municipales de 2014 à Lyon. Pouvez-vous nous présenter les différents groupes politiques qui composent cette liste ?

forum de lyon,sylvain métafiot,aline guitard,austérité,clic,crèches,élections municipales,front de gauche,gerard collomb,kotatrac,lyon,lyon metropole,natalie perrin gilbert,parti communiste,parti de gauche,prisons,roms.En fait, je suis candidate sur une liste de rassemblement plus large que le Front de gauche puisqu’elle est le fruit du rassemblement du Front de gauche et du Gram de Nathalie Perrin-Gilbert. Le Front de gauche à Lyon est composé du Parti communiste dont je suis issu, du Parti de gauche ayant comme porte-parole Andrea Kotarac, et du groupe Ensemble représenté par Armand Creus. En dehors de ces groupes politiques il y a, sur notre liste, des citoyens non encartés issus de la société civile.

 

Sur quelle base vous êtes vous rassemblé avec le Gram de Mme Perrin-Gilbert ?

On s’est rencontré sur des projets. Un des premiers points de convergence a été les questions autour de la métropole. C’est même une des raisons de la création du Gram : réfléchir autour de la métropole. Nous sommes en désaccord avec l’esprit porté par letexte de loi voté à l’Assemblé. Il nous semble qu’il y a un besoin de travailler à une autre conception de la métropole. En ayant suffisamment de conseillers communautaires on peut peser pour tourner la métropole vers une coopération entre les territoires et la démocratie plutôt que de supporter une espèce de monstre qui englobe une grande partie du département (sauf la partie rurale car les campagnes n’intéressent personne) et qui a pour but de déposséder les citoyens du pouvoir de décisions au profit de gens dont ont ne sait pas comment ils seront élus à partir de 2020.

Il y en a d’autres points d’accord entre le Gram et nous : la conception d’une ville avec des services publics de qualité, par exemple, mais je pense que nous en parlerons par la suite.

Lire la suite

dimanche, 23 février 2014

Reportage sur le lancement de la campagne du Front de Gauche pour les municipales de Lyon

 

Également disponible sur Forum de Lyon

mardi, 18 février 2014

L'oiseau de proie

HER.jpg

 

Nouvelle variation sur la solitude post-moderne, Her nous conte la romance entre Theodore Twombly (Joaquin Phoenix, tout en retenue) et son nouveau système d'exploitation, Samantha (Scarlett Johansson). Ou quand Simone d'Andrew Niccol rencontre Shame de Steve McQueen.

Lire la suite

jeudi, 23 janvier 2014

Aurore Ninino : « On doit retrouver la capacité d’émettre du crédit publique »

 

Nous poursuivons notre cycle d’entretien politique « CLIC pour 2014 » dans le but est d’interroger l’ensemble des candidats du Grand Lyon pour les municipales 2014 avec cet interview d’Aurore Ninino candidate à Lyon 3ème pour le parti solidarité et progrès. Pour l’interroger, Sebastien Gonzalves et d’Etienne Aazzab du Lyon Bondy blog, et Sylvain Métafiot de Forum de Lyon, épaulés à la technique  par Patrice Berger de radio Pluriel.

 

Vous pouvez écouter l’intégralité de l’entretien ici

 

Mme Aurore Ninino vous êtes candidate aux élections municipales de Lyon en 2014 pour le parti Solidarités et Progrès qui ne présente qu’une seule liste dans le 3ème arrondissement. Pourquoi ne pas présenté des candidats dans tous les arrondissements de Lyon ?

forum de lyon,municipales,élections,clic pour 2014,aurore ninino,jacques cheminade,solidarité et progrès,lyon bondy blog,crédit public,interview,politique,sécurité,social,grand travaux,écologie,banque,économie,budgetLa raison est assez simple : nous n’avons pas les moyens financiers de présenter une liste dans chaque arrondissement.

 

Alors pourquoi choisir le troisième arrondissement ?

J’y habite et j’aime beaucoup cet arrondissement car c’est un quartier extrêmement divers entre la Guillotière et Montchat : nous avons, dans un seul arrondissement, toute les différents composants de la société. C’est donc un arrondissement très riche.

 

Pouvez-vous nous présenter le parti Solidarités et progrès, encore peu connu des Lyonnais ?

C’est vous qui le dites. Il y avait un local de ce parti à Lyon, avant même que je sois né, et j’ai 29 ans. Cela fait donc un moment que les Lyonnais on pu rencontrer et discuter avec nos militants dans les rues de la ville. Notre visibilité et de notre existence politique tient énormément au fait qu’on va à la rencontre de la population sur la voie publique. Actuellement notre parti est présidé par jacques Cheminade qui a été candidat à la présidentielle de 2012.

Lire la suite

mardi, 31 décembre 2013

Cimes cinéphiliques 2013

 

Conformément à l'ancienne tradition datant de l'année dernière voici donc un petit top 10 subjectif, suivi d'un flop tout aussi arbitraire et la découverte de quelques classiques (notamment grâce au Festival Lumière).

 

Au sommet cette année

 

1) Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese : implosion démentielle du self made man américain par la démesure de sa jouissance insatiable.

cinéma,sylvain métafiot,top 10,2013,le loup de wall street,martin scorsese,la grande bellezza,paolo sorrentino,camille claudel,1915,bruno dumont,leviathan,michael kohlhaas,arnaud des pallières,lucien castaing-taylor,verena paravel,the grandmaster,wong kar-wai,berberian sound studio,peter strickland,snowpiercer,bong joon ho,a touch of sin,jia zhang ke,l'inconnu du lac,alain guiraudie,spring breakers,harmony korine,möbius,eric rochan,elysium,neill blomkamp,grand central,the bling ring,sofia coppola,rebecca zlotowski,man of steel,zack snyder,casse-tête chinois,cédric klapish,all is lost,j. c. chandor,only god forgives,nicolas winding refn,pacific rim,guillermo del toro,rashômon,akira kurosawa,le président,henri verneuil

 

2) La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino : la ballade douce et amer d'un dandy mélancolique.

cinéma,sylvain métafiot,top 10,2013,le loup de wall street,martin scorsese,la grande bellezza,paolo sorrentino,camille claudel,1915,bruno dumont,leviathan,michael kohlhaas,arnaud des pallières,lucien castaing-taylor,verena paravel,the grandmaster,wong kar-wai,berberian sound studio,peter strickland,snowpiercer,bong joon ho,a touch of sin,jia zhang ke,l'inconnu du lac,alain guiraudie,spring breakers,harmony korine,möbius,eric rochan,elysium,neill blomkamp,grand central,the bling ring,sofia coppola,rebecca zlotowski,man of steel,zack snyder,casse-tête chinois,cédric klapish,all is lost,j. c. chandor,only god forgives,nicolas winding refn,pacific rim,guillermo del toro,rashômon,akira kurosawa,le président,henri verneuil

 

3) Camille Claudel, 1915 de Bruno Dumont : l'épure du recueillement contre l’emprisonnement et la folie.

cinéma,sylvain métafiot,top 10,2013,le loup de wall street,martin scorsese,la grande bellezza,paolo sorrentino,camille claudel,1915,bruno dumont,leviathan,michael kohlhaas,arnaud des pallières,lucien castaing-taylor,verena paravel,the grandmaster,wong kar-wai,berberian sound studio,peter strickland,snowpiercer,bong joon ho,a touch of sin,jia zhang ke,l'inconnu du lac,alain guiraudie,spring breakers,harmony korine,möbius,eric rochan,elysium,neill blomkamp,grand central,the bling ring,sofia coppola,rebecca zlotowski,man of steel,zack snyder,casse-tête chinois,cédric klapish,all is lost,j. c. chandor,only god forgives,nicolas winding refn,pacific rim,guillermo del toro,rashômon,akira kurosawa,le président,henri verneuil

Lire la suite

mardi, 24 décembre 2013

The Immigrant : comment James Gray ressuscite Shakespeare sur grand écran

 

Article initialement paru sur RAGEMAG

 

Faisons le pari : si William Shakespeare était né au XXe siècle, il aurait peut-être passé plus de temps derrière une caméra que devant une feuille blanche. Ce n’est sans doute pas James Gray, dont le dernier film, The Immigrant, sort aujourd’hui, qui dira le contraire. Car, davantage que les adaptations, réussies ou non, des pièces du maître sur grand écran, c’est à travers le genre du film noir que le récit shakespearien et ses images obsédantes se trouvent transcendés.

 

À travers cinq films, James Gray, en renouant avec les codes quelques peu perdus des films noirs classiques – notamment par l’exploration systématique de la cellule familiale et par sa grande rigueur formelle –, est parvenu à leur insuffler une intensité dramatique peu commune. De fait, réalisateur au carrefour du cinéma grand public et du cinéma d’art et d’essai, il a su renouveler, plus que tout autre ces dernières années, l’art du récit shakespearien sur grand écran.

 

1er acte : l’épure des mots

 

amour,autorité,brighton beach,brooklyn,collateral,coppola,critique sociale,destin,deuil,drame,épure,famille,fatalité,fou,geste,heat,illusion,james gray,jean renoir,jugement,la nuit nous appartient,le parrain,little odessa,loi,maternel,mean streets,mélancolie,michael mann,milieu,mise en scène,morale,narration,new-york,noir,nuance,polar,police,pudeur,queens,raging bull,regard,rêve américain,sacrifices,scorsese,silence,sylvain métafiot,tempête,the immigrant,the yards,tragédieUne des grandes forces du récit shakespearien réside dans la propension des personnages à faire partager leurs sentiments profonds au lecteur, à travers des apartés ou des monologues. En connaissant intimement leurs peines, leurs joies et leurs manigances, nous avons ainsi un temps d’avance sur les autres protagonistes et nous entrevoyons les drames et les rires à venir, les trahisons et les déclarations sincères.

 

Au cinéma, un tel procédé se traduit en premier lieu par l’emploi de la voix-off. Mais cette technique peut parfois s’avérer pesante. Le propre du cinéma n’est-il pas de substituer à la narration textuelle celle des images ? Sans dire un mot, le visage de Michael Corleone, à la fin du Parrain II, de Francis Ford Coppola, exprime toute l’ampleur du drame qu’il a lui-même déclenché et qui le hantera pour le restant de ses jours. Chez James Gray, c’est une mise en scène d’une grande pudeur qui dévoile les sentiments les plus enfouis des personnages : par les silences, les regards, les gestes ou les respirations, leurs sentiments les plus enfouis éclosent à l’image, donnant lieu à des scènes d’une humanité vibrante. De fait, l’essence de l’écriture shakespearienne au cinéma tendrait davantage vers des films peu bavards, mais non moins intenses.

 

amour,autorité,brighton beach,brooklyn,collateral,coppola,critique sociale,destin,deuil,drame,épure,famille,fatalité,fou,geste,heat,illusion,james gray,jean renoir,jugement,la nuit nous appartient,le parrain,little odessa,loi,maternel,mean streets,mélancolie,michael mann,milieu,mise en scène,morale,narration,new-york,noir,nuance,polar,police,pudeur,queens,raging bull,regard,rêve américain,sacrifices,scorsese,silence,sylvain métafiot,tempête,the immigrant,the yards,tragédieOn ressent cette volonté chez Gray de ne pas souligner l’évidence, de ne pas en rajouter. Il y a une certaine retenue qui évite l’esbroufe et le vulgaire, et permet d’aller à l’essentiel. Dans son premier film, Little Odessa (1994), qui narre le retour d’un fils d’immigrés russes dans son quartier d’origine à New-York, cette retenue est caractérisée par les regards silencieux échangés par les deux frères : celui de Joshua Shapira, qui ouvre le film, et celui de Reuben qui découvre que son grand frère est un tueur. En un battement de cils, tout est dit.

 

En prenant du recul sur sa façon de filmer et en l’associant à une lenteur des déplacements, Gray construit certains plans comme des tableaux où s’expriment sans un mot les sentiments les plus violents. À l’image de la scène de deuil, dans The Yards (2000), où les principaux membres de la famille réunis dans le salon s’échangent seulement des regards et des mains tendues, dévoilant ainsi par des gestes impuissants toute leur rage et leur tristesse.

Lire la suite