mercredi, 16 novembre 2011
À votre sévice

Vous ne serez sans doute pas étonné de savoir que dans le monde sécuritaire de l’après 11 septembre 2001, l’usage de la torture, notamment au nom de la « guerre contre le terrorisme » mais pas que, s’est propagé un peu partout sur la planète – peut-être pas plus qu’avant mais certainement pas moins – et très régulièrement relayé par les médias.
La « guerre contre le terrorisme » est effectivement un des arguments justifiant le recours à la torture mais ce serait mentir d’omettre le fait que dans toutes les régions du monde, sur les cinq continents, la torture ne cesse de se banaliser au mépris du droit international et dans une indifférence quasi générale. Et ce, non pas pour lutter contre le terrorisme mais bel et bien pour punir, faire taire et instaurer la terreur. Que ce soit dans des postes de police, des prisons, des centres de détention, etc. des agents de la force publique, des militaires, des miliciens, jouent sans vergogne avec la vie d’hommes, de femmes et d’enfants en leur pouvoir.
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| Tags : À votre sévice, torture, crime, viol, amnesty international, malik medjnoun, johan teterissa, rasoul koudaev, jean améry, guerre contre le terrorisme, barbarie, sylvain métafiot |
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samedi, 21 mai 2011
La triste réalité des violences faites aux femmes

Alors qu’un individu rend visite à son ex-épouse et ses trois enfants, âgés de 3 à 12 ans, il porte à celle-ci une quarantaine de coups de couteau et l’égorge sous les yeux des enfants. L’auteur, qui n’avait pas accepté la séparation, aurait agi pour le respect de son honneur.
Ce cas est loin d’être isolé. En 2008, en France, 156 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon, soit un décès tous les deux jours et demi. Je ne connais pas les statistiques aux Etats-Unis, ni à New-York en particulier, donc restons concentré sur l’Hexagone…
Pour la seule période 2005-2006, l’Observatoire national de la délinquance estime que 410 000 femmes ont fait l’objet de violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. Comme Anna, 35 ans : « Nous vivions ensemble depuis sept ans. Les violences verbales ont commencé au début de ma grossesse. Il a tout fait pour m’éloigner de mes amis et de ma famille. Je n’avais pourtant rien à me reprocher. Lorsqu’il m’a frappé pour la troisième fois, je me suis enfuie avec mon enfant. […] »
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| Tags : triste réalité des violences faites aux femmes, violences conjugales, excision, mariage forcés, insultes, meurtres, intégrité, mutilations sexuelles, plaintes, témoignages, sylvain métafiot, amnesty international |
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mardi, 09 novembre 2010
L’Etat exécute aussi des enfants
![peine-de-mort[1].jpg](http://www.mapausecafe.net/media/02/01/354979406.jpg)
« Face à ma situation, je ressens une grande souffrance et un réel découragement. Je perds peu à peu tout espoir pour l’avenir. Cela fait tellement longtemps que je suis ici. La condamnation à mort m’a vraiment anéanti. J’ai l’impression que tout est fini pour moi, du fait de ma situation de condamné à mort. Je crois que, quels que soient mes projets pour l’avenir, ils ne se réaliseront jamais. Le pire dans tout ça, c’est que j’ai le sentiment d’être trop jeune pour mourir, si jamais ça arrive. En fait, la seule idée de la peine de mort est une véritable torture mentale. Je ne peux m’empêcher d’avoir peur »
Ronald Bragas, condamné à mort en 1998 aux Philippines pour un crime commis à l’âge de 17 ans.
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| Tags : l’etat exécute aussi des enfants, peine de mort, enfants, décapitation, injection, barbarie, amnesty international, sylvain métafiot |
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vendredi, 12 février 2010
Enfants disparus au Salvador

Ernestina et Erlinda Serrano Cruz étaient respectivement âgées de sept et trois ans lorsqu'elles ont disparu le 2 juin 1982. D'après des témoins, les deux sœurs ont été capturées par l'armée salvadorienne à Chalatenango durant le conflit armé qui a déchiré le pays de 1980 à 1992. Les fillettes font partie des quelques 700 enfants disparus pendant le conflit.
Comme dans de nombreux cas, la première plainte a été déposée en 1993 à la fin du conflit par leur mère, Maria Victoria Cruz Franco, auprès du tribunal de première instance de Chalatenango. Sans succès : la procédure judiciaire n'a pas progressé.
En février 2003, la Commission interaméricaine des droits de l'homme a recommandé à l'Etat salvadorien l'ouverture d'une enquête approfondie, impartiale et efficace en vue de retrouver les deux filles et de déférer à la justice les responsables présumés de leur disparition forcée.

L'Etat salvadorien n'a suivi aucune des recommandations. La Commission a donc, en juin 2003, soumis l'affaire à la Cour interaméricaine des droits de l'homme. Le 1er mars 2005, cette dernière a ordonné aux autorités salvadoriennes de créer une commission nationale chargée de rechercher les enfants disparus, ainsi qu'une base de données ADN destinée à permettre leur identification.
Une commission a bien été mise en place, mais elle ne répond pas aux prescriptions de la Cour. En revanche, aucune mesure n'a visiblement été prise pour créer la base de données ADN.
Sylvain Métafiot
Source : Amnesty International
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| Tags : enfants disparus au salavador, ernestina, erlinda serrano cruz, chalatenango, conflit armé, maria victoria cruz franco, commission interaméricaine des droits de l'homme, amnesty international, base de données adn, sylvain métafiot |
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dimanche, 22 novembre 2009
République Démocratique du Congo : un désastre humanitaire

Plusieurs mois après la conclusion d'un accord de paix visant à mettre un terme au conflit dans la province du Nord-Kivu dans l'est de la RDC, des civils continuent d'être tués, violés, enlevés ou torturés par des groupes armés et des soldats des forces gouvernementales. Là-bas la guerre est sans fin pour les femmes et les enfants.
Malgré l' « Acte d'engagement » signé par des groupes armés le 23 janvier 2008, les combats ont repris et des enfants sont toujours enrôlés de force dans les milices, des femmes et des fillettes toujours victimes de sévices sexuels.
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| Tags : république démocratique du congo, désastre humanitaire, amnesty international, nord-kivu, acte d'engagement, congrès national pour la défense du peuple, forces démocratiques de libération du rwanda, programme amani, monuc, enfants soldats, esclavage, viol, meutre |
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dimanche, 28 juin 2009
Violences policière : l’impunité de la force

Le 9 mai 2008, dans l'après-midi, Abdelhakim Ajimi se rend à sa banque. Il essaie de retirer de l'argent mais le distributeur refuse l'opération. Abdelhakim s'énerve, devient agressif, le directeur de l'agence décide d'appeler la police... Un peu plus tard, Abdelhakim est rejoint à proximité de son domicile par un groupe de policiers qui tente de le maîtriser. Il semble qu'il résiste violemment... Un témoin indique que les policiers le plaquent au sol : l'un d'eux le frappe de son poing à deux reprises, un second exerce une pression du genou sur son dos, tandis qu'un troisième le tient par le cou en l'étranglant... A 16h30, Abdelhakim Ajimi meurt au poste de police de Grasse où il a été embarqué.
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| Tags : violences policière, impunité, force, police, injures racistes, bavures, sarkozie, culture du résultat, amnesty international, abdelhakim ajimi |
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vendredi, 03 avril 2009
Rapport 2008 d’Amnesty International

Publié en cette année de célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Rapport 2008 d’Amnesty International est consacré aux questions relatives aux droits humains qui se sont posées dans 150 pays et territoires tout au long de l’année passée. Il couvre une période de janvier à décembre 2007 et donne à voir un monde déchiré par les inégalités, les discriminations et la répression politique. Mais il montre également que l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme est toujours vivace et qu’il a fait croître, au long de ces décennies, un mouvement mondial de défense des droits humains d’un grand dynamisme.
Epais de 460 pages, je ne vous résumerais ici que le cas de la France.
12:44 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : amnesty international, violences policières, france, expulsions, droits des immigrés, droit d'asile |
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samedi, 09 août 2008
Les JO accentuent les atteintes aux droits de l'homme !
Désolé de casser l’ambiance en cette période des Jeux Olympiques où tout -monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil mais, contrairement à ce que croyaient les gogos en tout genre, les promesses des autorités chinoises d’améliorer les Droits humains n’ont pas été tenues. Bien au contraire, selon Amnesty International, « La vague de répression actuelle intervient en grande partie à cause des JO ! ». Ainsi, plus précisément, « Les autorités chinoises ont placé en détention des personnes qui avaient écrit au C.I.O pour demander une amélioration de la situation des Droits de l’homme, protesté contre les expulsions forcées, ou manifesté contre la violation du droit au logement.

Le gouvernement chinois avait promis de n’imposer aucune restriction au travail et au mouvement des journalistes, avant et pendant les jeux, déclarant : « Les médias disposeront d’une liberté d’information totale quand ils viendront en Chine… [Mais oui mon bichon…]. Pourtant, les autorités ont interdit aux journalistes étrangers l’accès au Tibet et aux régions limitrophes. Beaucoup continuent d’être harcelés et mêmes détenus s’ils cherchent à travailler hors de Pékin. Des journalistes continuent d’être menacés, et des publications ont dû s’interrompre suite à des articles politiquement sensibles. La police de l’Internet forte de 30 000 personnes, exerce une surveillance permanente sur les sites et les messageries. De nombreux internautes ont été arrêtés.
L’utilisation persistante de la « rééducation par le travail » permettant d’emprisonner quelqu’un jusqu’à 4 ans sur simple décision de la police, découle de la nécessité ressentie par les autorités de chasser les « indésirables » des rues de la capitale, dans le cadre du « nettoyage » [quel terme charmant…] de la ville.
Au 2nd degré, la question des droits de l’homme n’échappe pas au regard ironique du journaliste Gérard Biard : « La Charte olympique précise que « la pratique du sport est un droit de l’homme » [pincez-moi !]. C’est le seul droit fondamental qu’elle mentionne explicitement – ce qui, au passage, en fait la charte éthique la plus proche de la Constitution chinoise. Qui osera prétendre que le gouvernement chinois empêche le peuple de faire du sport, lui qui sélectionne ses athlètes dès l’âge de 6 ans et leur fait faire au moins 12 heures d’exercice par jour ? […] Grâce à l’armée, depuis des années, n’importe quel manifestant est en mesure de courir le 100 mètres en moins de 7 secondes.
Quand aux semi-esclaves qui auraient travaillé pour des clopinettes à l’édification des sites de Pékin, rappelons que le bénévolat est également une valeur olympique. Ne soyons pas injuste et rétablissons la vérité, cette vérité que les droits-de-l’hommistes-germanopratins-ex-soixante-huitards voudraient cacher [bouh les méchants !] : la Chine peut se revendiquer fièrement des valeurs de l’olympisme. Elle ne doit pas avoir honte d’écraser les opposants, de censurer les médias, d’enfermer à tour de bras, d’empiler les condamnés à mort, de mettre des chars dans la rue dès qu’une banderole de protestation apparaît. Etre une dictature ne constitue pas, loin s’en faut, une entorse aux valeurs chères à Coubertin [admirateur d’Hitler]. Et ce n’est pas le marquis Juan Antonio Samaranch, qui fut ministre de Franco avant de prendre la tête du CIO de 1980 à 2001, qui dira le contraire. Quand au sport en général, qui serait aujourd’hui le nouveau symbole du « peace and love », à part le fait que les sportifs sont encore plus drogués que les hippies, on ne voit pas le rapport. »

Bref, comme je l’avais déjà dit je ne m’abruti pas devant le sport à la télé ; les JO ne font pas exception et le fait que cela se passe dans la plus grande dictature du monde n’arrange pas mon dégoût. Avis aux amateurs : hypnotisez-vous devant ce ramassis de dopés ingénus ou stupides pendant que persistent les atteintes aux droits de l’homme telles que la peine de mort, les arrestations arbitraires, les répressions contre les minorités tibétaines, ouïghours, mongols…
Sylvain Métafiot
10:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : chine, jeux olympiques, atteinte aux droits de l'homme, dictature, journalistes emprisonnés, amnesty international, jo |
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