vendredi, 12 février 2010

Enfants disparus au Salvador

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Ernestina et Erlinda Serrano Cruz étaient respectivement âgées de sept et trois ans lorsqu'elles ont disparu le 2 juin 1982. D'après des témoins, les deux sœurs ont été capturées par l'armée salvadorienne à Chalatenango durant le conflit armé qui a déchiré le pays de 1980 à 1992. Les fillettes font partie des quelques 700 enfants disparus pendant le conflit.

 

Comme dans de nombreux cas, la première plainte a été déposée en 1993 à la fin du conflit par leur mère, Maria Victoria Cruz Franco, auprès du tribunal de première instance de Chalatenango. Sans succès : la procédure judiciaire n'a pas progressé.

 

En février 2003, la Commission interaméricaine des droits de l'homme a recommandé à l'Etat salvadorien l'ouverture d'une enquête approfondie, impartiale et efficace en vue de retrouver les deux filles et de déférer à la justice les responsables présumés de leur disparition forcée.

 

 

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L'Etat salvadorien n'a suivi aucune des recommandations. La Commission a donc, en juin 2003, soumis l'affaire à la Cour interaméricaine des droits de l'homme. Le 1er mars 2005, cette dernière a ordonné aux autorités salvadoriennes de créer une commission nationale chargée de rechercher les enfants disparus, ainsi qu'une base de données ADN destinée à permettre leur identification.

 

Une commission a bien été mise en place, mais elle ne répond pas aux prescriptions de la Cour. En revanche, aucune mesure n'a visiblement été prise pour créer la base de données ADN.

 

Sylvain Métafiot


Source : Amnesty International

 

dimanche, 22 novembre 2009

République Démocratique du Congo : un désastre humanitaire

 

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Plusieurs mois après la conclusion d'un accord de paix visant à mettre un terme au conflit dans la province du Nord-Kivu dans l'est de la RDC, des civils continuent d'être tués, violés, enlevés ou torturés par des groupes armés et des soldats des forces gouvernementales. Là-bas la guerre est sans fin pour les femmes et les enfants.

 

Malgré l' « Acte d'engagement » signé par des groupes armés le 23 janvier 2008, les combats ont repris et des enfants sont toujours enrôlés de force dans les milices, des femmes et des fillettes toujours victimes de sévices sexuels.

 

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dimanche, 28 juin 2009

Violences policière : l’impunité de la force

 

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Le 9 mai 2008, dans l'après-midi, Abdelhakim Ajimi se rend à sa banque. Il essaie de retirer de l'argent mais le distributeur refuse l'opération. Abdelhakim s'énerve, devient agressif, le directeur de l'agence décide d'appeler la police... Un peu plus tard, Abdelhakim est rejoint à proximité de son domicile par un groupe de policiers qui tente de le maîtriser. Il semble qu'il résiste violemment... Un témoin indique que les policiers le plaquent au sol : l'un d'eux le frappe de son poing à deux reprises, un second exerce une pression du genou sur son dos, tandis qu'un troisième le tient par le cou en l'étranglant... A 16h30, Abdelhakim Ajimi meurt au poste de police de Grasse où il a été embarqué.

 

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vendredi, 03 avril 2009

Rapport 2008 d’Amnesty International

assassini.jpgPublié en cette année de célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Rapport 2008 d’Amnesty International est consacré aux questions relatives aux droits humains qui se sont posées dans 150 pays et territoires tout au long de l’année passée. Il couvre une période de janvier à décembre 2007 et donne à voir un monde déchiré par les inégalités, les discriminations et la répression politique. Mais il montre également que l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme est toujours vivace et qu’il a fait croître, au long de ces décennies, un mouvement mondial de défense des droits humains d’un grand dynamisme.

Epais de 460 pages, je ne vous résumerais ici que le cas de la France.

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samedi, 09 août 2008

Les JO accentuent les atteintes aux droits de l'homme !

Désolé de casser l’ambiance en cette période des Jeux Olympiques où tout -monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil mais, contrairement à ce que croyaient les gogos en tout genre, les promesses des autorités chinoises d’améliorer les Droits humains n’ont pas été tenues. Bien au contraire, selon Amnesty International, « La vague de répression actuelle intervient en grande partie à cause des JO ! ». Ainsi, plus précisément, « Les autorités chinoises ont placé en détention des personnes qui avaient écrit au C.I.O pour demander une amélioration de la situation des Droits de l’homme, protesté contre les expulsions forcées, ou manifesté contre la violation du droit au logement.amnestyinternational4.jpg

Le gouvernement chinois avait promis de n’imposer aucune restriction au travail et au mouvement des journalistes, avant et pendant les jeux, déclarant : « Les médias disposeront d’une liberté d’information totale quand ils viendront en Chine… [Mais oui mon bichon…]. Pourtant, les autorités ont interdit aux journalistes étrangers l’accès au Tibet et aux régions limitrophes. Beaucoup continuent d’être harcelés et mêmes détenus s’ils cherchent à travailler hors de Pékin. Des journalistes continuent d’être menacés, et des publications ont dû s’interrompre suite à des articles politiquement sensibles. La police de l’Internet forte de 30 000 personnes, exerce une surveillance permanente sur les sites et les messageries. De nombreux internautes ont été arrêtés.

L’utilisation persistante de la « rééducation par le travail » permettant d’emprisonner quelqu’un jusqu’à 4 ans sur simple décision de la police, découle de la nécessité ressentie par les autorités de chasser les « indésirables » des rues de la capitale, dans le cadre du « nettoyage » [quel terme charmant…] de la ville.

 

AmnestyShooting_preview.jpgAu 2nd degré, la question des droits de l’homme n’échappe pas au regard ironique du journaliste

Gérard Biard : « La Charte

olympique précise que « la pratique du sport est un droit de l’homme » [pincez-moi !]. C’est le seul droit fondamental qu’elle mentionne explicitement – ce qui, au passage, en fait la charte éthique la plus proche de la Constitution chinoise. Qui osera prétendre que le gouvernement chinois empêche le peuple de faire du sport, lui qui sélectionne ses athlètes dès l’âge de 6 ans et leur fait faire au moins 12 heures d’exercice par jour ? […] Grâce à l’armée, depuis des années, n’importe quel manifestant est en mesure de courir le 100 mètres en moins de 7 secondes.

Quand aux semi-esclaves qui auraient travaillé pour des clopinettes à l’édification des sites de Pékin, rappelons que le bénévolat est également une valeur olympique. Ne soyons pas injuste et rétablissons la vérité, cette vérité que les droits-de-l’hommistes-germanopratins-ex-soixante-huitards voudraient cacher [bouh les méchants !] : la Chine peut se revendiquer fièrement des valeurs de l’olympisme. Elle ne doit pas avoir honte d’écraser les opposants, de censurer les médias, d’enfermer à tour de bras, d’empiler les condamnés à mort, de mettre des chars dans la rue dès qu’une banderole de protestation apparaît. Etre une dictature ne constitue pas, loin s’en faut, une entorse aux valeurs chères à Coubertin [admirateur d’Hitler]. Et ce n’est pas le marquis Juan Antonio Samaranch, qui fut ministre de Franco avant de prendre la tête du CIO de 1980 à 2001, qui dira le contraire. Quand au sport en général, qui serait aujourd’hui le nouveau symbole du « peace and love », à part le fait que les sportifs sont encore plus drogués que les hippies, on ne voit pas le rapport. »

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Bref, comme je l’avais déjà dit je ne m’abruti pas devant le sport à la télé ; les JO ne font pas exception et le fait que cela se passe dans la plus grande dictature du monde n’arrange pas mon dégoût. Avis aux amateurs : hypnotisez-vous devant ce ramassis de dopés ingénus ou stupides pendant que persistent les atteintes aux droits de l’homme telles que la peine de mort, les arrestations arbitraires, les répressions contre les minorités tibétaines, ouïghours, mongols…

Sylvain Métafiot