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mardi, 18 novembre 2014

L’Autre, ce facho : Gauchet, Finkie & Co.


 Cet article est une réécriture de celui-ci, publié dans Le Comptoir

 

Débattre ? Quelle drôle d’idée ! Faisons plutôt une pétition. Argumenter ? Enfilons vite notre Indignation en bandoulière et toisons l’ennemi de loin en plissant les yeux ! Polémique des Rendez-vous de l’Histoire de Blois oblige, le mépris, l’insulte et la diffamation semblent constituer la sainte Trinité des penseurs du Bien, du Bon et de la Bienveillance. Petite synthèse du sectarisme à la française.

 

Beaucoup de pages ont déjà été noircies sur cette pathétique affaire (voir « Nos Desserts » en fin d’article), symptomatiques d’une société où les opinions sont censées s’exprimer sans entraves et qui est incapable de débattre sereinement, du fait de « mises en garde contre les dérives », d’injonctions au « combat contre la haine », à « l’insurrection contre l’ultraréaction », etc. qui paralysent la discussion, figent les positions et stérilisent la pensée. Symptomatiques de l’intolérance des Tolérants. Jean-Claude Michéa, Jean Bricmont, Christophe Guilluy, Frédéric Lordon, entre autres, en ont également subi les frais. Paix et Amour obligatoires, sinon c’est ma main dans ta gueule !

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mardi, 20 mai 2014

Bernanos et l’illusion de la liberté

 

« La Machinerie est-elle une étape ou le symptôme d'une crise, d'une rupture d'équilibre, d'une défaillance des hautes facultés désintéressées de l'homme, au bénéfice de ses appétits ? Voilà une question que personne n'aime encore à se poser. »

 

Georges Bernanos aimait le peuple. Cet amour transpire dans ses romans. Et c’est à la faveur des humbles contre les puissants que sa férocité pris corps. C’est pour défendre ce peuple modeste contre la barbarie de la technique, de l’argent et de la production illimitée que ses pamphlets virent le jour.

 

Si trois de ses œuvres romanesques furent adaptées au cinéma (Journal d’un curé de campagne de Robert Bresson en 1951, Mouchette du même Bresson en 1967, et le scandaleux Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat en 1987), la déclinaison théâtrale fut plus rare.

 

Grâce soit donc rendue à Jacques Allaire pour l’audace de mettre en scène, au théâtre de la Croix-Rousse, deux essais trop méconnus de l’écrivain afin de « réveiller l’inquiétude » de nos contemporains : La liberté, pour quoi faire ? et La France contre les robots. Des textes politiques qui frappent à la gorge par leurs interrogations perçantes sur la société moderne. Bernanos nous heurte par ses remises en questions sur notre mode de vie effréné qui a détruit toute vie intérieure donc toute liberté. Son style flamboyant ne pouvait être déclamé que lors du bien nommé festival Les Grandes Gueules.

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