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mardi, 23 décembre 2008

Les groupes d’intérêt

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La « crise de la représentation politique » chez les citoyens a fait émerger de nouveaux acteurs désireux de participer davantage sur le marché politique : les groupes d’intérêt.

Certains auteurs considèrent que si la « société des groupes d’intérêt » a pu émerger c’est, en partie grâce à l’apparition d’un système de gouvernance multi-niveaux.

Elle se caractérise par le fait que ce ne sont plus les gouvernements qui détiennent le pouvoir de décision, celui-ci devenant collectif ; que ces mêmes gouvernements perdent donc de ce pouvoir (exemple des votes à la majorité dans les instances supranationales) ; et qu’il existe des passerelles entre les instances nationales et extranationales.

La gouvernance multi-niveaux permet donc d’influencer les différents groupes d’intérêt nationaux dans leur apprentissage de la représentation. L’Etat étant un récepteur de leurs demandes.


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samedi, 29 novembre 2008

Surfer avec les cons

L’article sur la notation (le système digg-like) de Google m’a rappelé l’expérience de Patrick Pelloux, le médecin urgentiste ayant tirer la sonnette d’alarme lors de la grande canicule de l’été 2003  :

« J’ai refusé d’appeler une ambulance pour un titulaire de la CMU qui peut marcher sans problème mais qui a découvert que tous ses déplacements pouvaient se faire gratuitement. Zéro ? Avec un psychiatre, nous avons tenté d’empêcher une femme de vingt ans de se suicider mais sa famille nous a engueulés et a refusé son hospitalisation alors qu’elle se noyait dans une dépression majeure. Zéro ou vingt sur vingt ? Un généraliste qui ne sera pas complaisant, zéro ? Un chirurgien qui refusera de refaire les seins d’une ado frustrée, zéro ? Mais ceux qui diront oui à tout ce que demandent les malades, vingt sur vingt !

Un site de notation des médecins va être mis en pla ce sur le Net, sur le modèle de celui qui a été fait contre les enseignants. Comme si la vie, l’éducation, les avancées de notre civilisation, les relations avec les professionnels ne devaient être considérées que du point de vue de la concurrence.


Et le singe découvrit Myspace



A travers ces jugements d’internautes anonymes, c’est l’humiliation des personnes qui est recherchée. Souvenez-vous de Laure Manaudou, ou même de Carla Bruni, ou encore de simples anonymes que la mode du happy slapping a jetés en pâture aux surfeurs du Web. Nous avons des technologies ultramodernes, mais des mentalités de néandertaliens.

La notation sur le Net, c’est la vindicte du minable érigée en principe. Noter nominativement les toubibs, ce n’est rien d’autre que de s’attaque au savoir, et à la relation intime entre le médecin et son malade. Même si elle est conflictuelle, elle est intouchable.

Désormais, plus besoin de lire la presse, d’écouter la radio, Google vous informe, sous licence américaine. Peu importe que l’info soit vraie ou complètement bidonnée. Plus besoin de séduire, puisque le romantisme est remplacé par Meetic. Quand aux dictionnaires, aux travaux universitaires, pffff…. Wikipédia est là, avec des pages entières d’informations souvent fausses. Mais, encore une fois, qu’importe. Ce qui compte, c’est le fantasme qui veut que la vraie vie, les vrais rapports sociaux, la vraie vérité – pas celle de ceux-qui-nous-cachent-tout -, c’est sur la Toile qu’on les trouve.

Le dossier médical ? Depuis presque cinq ans, l’Etat entretient une commission qui planche sur le « dossier médical partagé », mais Google et Myspace vont le mettre en ligne dans les mois qui viennent. La France invente la trottinette pendant que les autres en sont déjà à la navette spatiale. Navette qui conduit directement à la planète paranoïa. Car la notation de tout et de tous sur la Net, ce n’est pas autre chose.

La technologie et la communication doivent concourir au progrès de l’humanité, dans le respect des lois. C’est sans doute ce qu’a voulu rappeler le justice en condamnant les auteurs du site de notation des enseignants. Et c’est heureux qu’elle l’ait fait, car un jour ce sera toute notre existence qui sera évaluée : « M. Machin est mort, et ce n’est pas une grosse perte, car sa vie valait 3/20… » Alors, les ex-singes que nous sommes n’auront plus qu’à remonter dans leur arbre, voir si les bananes sont meilleurs sur Internet."

Sylvain Métafiot

mercredi, 26 novembre 2008

Le consommateur est-il un imbécile ?

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Après le citoyen-enfant, le consommateur-débile. Au cours de mes pérégrinations sur la Toile je suis tombé sur une remarque étonnante de Philosophie et spiritualité, que je vous livre telle qu’elle :

« Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais quand on regarde les notices des appareils ménagers, des objets techniques et des gadgets postmodernes, on tombe souvent sur des perles.

Du genre :

  • Sur un sèche-cheveux de marque : Ne pas utiliser pendant que vous dormez.
    (C'est vrai que c'est sûrement le meilleur moment).
  • Sur un pudding à la pâte à pain : Ce produit sera chaud une fois réchauffé
    (En êtes-vous bien sûr?)
  • Sur des guirlandes de Noël électriques : Pour extérieur ou intérieur seulement
    (Cela veut dire quoi? Il ne faut pas s'en servir dans l'espace? Sous terre?)
  • Sur une brosse à dents donnée par un dentiste : Utiliser le côté avec les poils.
    (Merci du conseil, on y pensera)
  • Sur un flacon de somnifère : Mise en garde : peut causer de la somnolence.
    (Sans déconner ?)

 

Il y a un point commun entre tous ces dérapages : prendre le consommateur pour un imbécile, un crétin, un abruti ou un demeuré. Cela n'a l'air de rien, mais en réalité, ce n'est pas du tout anodin, cela traduit l'esprit même dans lequel est pensé le concept de consommateur. Si vous n'avez pas bien compris pourquoi, prenez une heure et lisez 99F de Beigbedder. Il est dans la nature même de la publicité de s'adresser au "consommateur", à un individu plutôt "moyen", très "moyen" et de lui parler gentiment de sorte qu'il reste bien dans sa moyenne, tout en restant capable de capter juste ce qui est nécessaire pour qu'il achète ce qu'on a à lui vendre. Pour cela, il ne faut qu'il réfléchisse trop, juste qu'il s'amuse et qu'il réplique le stimulus réponse, une fois qu'il a bien gobé le stimulus premier. C'est tout.

 

Le conditionnement publicitaire est fait pour s'adresser au degré minimal de l'intelligence, le degré proche de l'automatisme. Il suffit de laisser entendre implicitement dans quelques clin d'oeil qu'il y a connivence là-dedans (on est bien tous pareil, on aime bien les frittes, le camembert coulant, le look d'enfer, gigoter au son d'une musique rigolote, pouffer devant de situations bien stupides). Peut-il vraiment y avoir un "consommateur intelligent" ? Si vous êtes intelligent, vous cessez définitivement de vous identifiez à la figure d'un "consommateur". Mais à partir du moment où je n'ai pas d'autre identité que celle de "consommateur", à partir du moment où je n'ai pas conscience de ce que je suis, de ce qu'est ma vie, où je n'ai pas la moindre étincelle de lucidité, où est-ce que cette identité de "consommateur" me mène? Je vous laisse tirer la conclusion logique (qui n'est pas très drôle).

 

Du coup, en suivant ce fil conducteur, il est intéressant d'observer effectivement de près le niveau mental des publicités, et surtout des publicités à la télévision. Cela donne une vision assez cohérente. De quoi réfléchir sur l'illusion. »

 

Sylvain Métafiot

mardi, 18 novembre 2008

Les 35h et le dimanche travaillé

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Faut il enterrer les 35h ?
Elles sont déjà plus ou moins enterrées. Sarko 1er en a encore décidé ainsi. En effet au delà de la 35h, les heures supplémentaires sont à présent défiscalisée. Autrement dit, vous n'avez plus à les déclarer dans votre imposition sur le revenu et notre salaire brut devient le net. Enfin, les entreprises n'ont plus de charges à payer dessus (pas d'encouragement donc à embaucher d'autres personnes).
Alors, avec la majoration qui existe et qui est de 25 % en plus de ces précédents avantages, notre salaire est effectivement chaque mois plus important. Nos loisirs un peu moins.
On est bien loin de la vision socialiste du partage du temps de travail; avec cette nouvelle réforme on tout intérêt à faire trimer nos salariés actuels. En gros c'est « chacun pour sa gueule ».
Le manque à gagner, en ces temps de misère financière, est de 300 millions d'euros à l'année pour l'Etat. Et dire que les caisses sont vides et que l'on continue outrageusement de ne plus les remplir !


Paradoxe ultime qu'est la société française, travailler plus pour gagner plus :

  • 53 % des gens étaient d'accords sur le principe
  • En réalité, beaucoup plus approuvent ce programme, mais personne ne veut réellement travailler plus

Comprenez bien, que ferait-on sans nos vendredis de RTT, que ferait on avant 9h du mat' au taff, etc... J'en passe et des meilleures ! Plusieurs études ont montré que les français, dans leur immense majorité, seraient contre les 35H et contre le fait de sacrifier leurs loisirs. Il faut choisir mes ptits lous !

Ainsi, Sarko et toute sa clique, continuent de dire que les 35H sont responsables de tout les maux et que 12 ans de politique à droite n'ont rien provoqué de pire que ces 35H !
Pour ma part, 35 ou 39h représente un avantage : mapausecafe sera toujours bien fréquentée !

Dans la suite de l'article, un petit débat sur les 35h, et la proposition de loi sur le dimanche travaillé, ainsi que les changements à venir dans notre société

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lundi, 17 novembre 2008

Retour sur la plus grande somme mondiale jamais sortie par les Etats.

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700 milliards de Dollars injectés dans l'économie, mais d'où sort cet argent ?

Qu'aurait on pu en faire ? A qui s'adresse-t-il ?

 

Tout les états concernés de près ou de loin par la crise, ont injecté dans le système cette somme astronomique.

 

Elle a été créée virtuellement, c'est à dire qu'elle n'existait pas réellement. Les Etats on fait pour ainsi dire une avances aux banques, contre une partie de leur revalorisation boursière (une nationalisation caché ?) ou encore cette somme est prétée, et puisque rien n'est gratuit le taux d'intérêt de ces giga prêts est d'environ 12 à 16%, mais et ce n'est pas tout, les banques n'ont aucune limite de temps pour le rembourser. Ainsi, un jour l'Etat effacera les dettes purement et simplement.

L'Etat pourrait faire une jolie plus value, si les banques remboursaient effectivement cette somme.

Nico 1er l'a clamé haut et fort ce n'est pas de l'argent prêté sans raison, il est essentiel de sauver les banques, c'est marrant quand même nous qui croyons que les caisses étaient vides, que la croissance n'existait plus, que l'inflation atteignait des taux toujours plus importants, que les vieux ne toucheraient plus leur retraite etc...

Bon, il est vrai que l'économie souffre, il est essentiel de rassurer les maillons de la chaine financière mondiale, les banques, les entreprises et au passage les citoyens lambda.

Je vous épargne néanmoins les détails, c'est une crise de confiance due au subprimes. Pour plus d'infos sur cette crise, je vous invite à relire l'article "La crise des subprimes pour les nuls"

 

 

Mais la question à se poser est qu'aurait on pu faire de cet argent ?

Dans la suite de l'article, une liste non exhaustive d'une autre utilisation de cette somme, et une réflexion sur cette intervention étatique.

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jeudi, 02 octobre 2008

Les impôts pour les nuls

 

Vous n'avez jamais rien compris aux impôts ça tombe bien, pour vous l'équipe de mapausecafé, vous les explique :

D'abord, petite histoire de l'impôt, on situe son origine au moyen âge, les seigneurs qui faisaient collecter de l'argent par une personne (le receveur).Plusieurs types d'impôts existaient, les plus fameux étant la gabelle et la dime (impôt sur le sel très utile à l'époque).

Petit à petit l'impôt est devenu plus juste, au Moyen-Age et jusqu'à Napoléon, et encore jusqu'à 1920, les impôts étaient souvent collectés de manière aléatoire en fonction de la personne.

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Alors aujourd'hui, que représente l'imposition et quelles sont ses composantes ?

L'impôt est une contribution obligatoire qui sert avant tout à couvrir les dépenses publiques, financer les travaux, les dépenses de fonctionnement etc... Pour nous il est en fait sans contrepartie directe, on ne récupère pas directement l'argent que l'on a versé à l'Etat. Par contre pour l'Etat, l'impôt est aussi un moyen d'intervention économique et social.

 

Qu'est ce qui est imposable ?

Réponse rapide et facile, tout, les revenus, la consommation et le capital.

 

 

L'impôt sur les revenus

Aujourd'hui il est au seuil maximal de 40 % (dernière tranche). Avant Sarkozy il était de 48 % ( le paquet fiscal en est la conséquence) et fait assez troublant, sous Mitterand l'impôt sur les revenus pouvait atteindre 62 %.

L'impôt est une arme politique, on augmente les impôts directs à Gauche, à Droite on les baisse. Seulement, à peine un français sur 2 paye des impôts directs. Et pourtant un célibataire touchant 1100 euros ( à peine plus de 5 à 10 % du SMIC) paiera des impôts, je vous laisse deviner la suite.

L'impôt sur les sociétés est fixé lui à 33,1/3 %.

Ces impôts sur les revenus représente respectivement 58 et 42 Milliards d'euros.

 

L'impôt sur la consommation :

La TVA, taxe sur la valeur ajoutée, est un impôt sur la consommation, elle n'est supportée que par le consommateur final, les entreprises servant juste de "collecteur" un peu comme le receveur du moyen âge. Aujourd'hui, cette création française est appliquée dans le monde entier.(excepté quelques Etats)

Indirect et invisible ou presque, cet impôt est neutre pour les entreprises mais pèse lourd dans le caddie du citoyen lambda.

Trois taux différents : 19.6 %, 5.5% et 2.1%. En fonction des produits et des secteurs d'activités.

 

Pourquoi taxe sur la valeur ajouté ?

Entre chaque transaction, les différents intermédiaires vont acheter à un prix et revendre avec leur marge, c'est cette création de richesse que l'on va imposer.

La tva est finalement l'impôt le plus injuste, chaque citoyen paye 19,6 % de sa consommation à l'Etat.

La propension à consommer, diminue avec la hausse de notre revenu, ainsi un smicard dépensera la quasi totalité de son revenu, et payera donc indirectement 19,6 % de son salaire chaque mois à l'état.

Plus notre revenu est élevé moins cet impôt indirect sera lourd.

(cf Keynes et la théorie sur la propension à consommer)

La TVA, n'a jamais était baissée, et n'est presque jamais contestée, puisqu'elle paraît invisible et figée.

Il existe d'autres impôts sur la consommation, la TIPP (taxe sur les produits pétroliers), les droits d'acises (sur le tabac et l'alcool) et les droits de douane.

Les impôts sur la consommation représentent  160 milliards d'euros comparés au 56 milliards sur le revenu c'est dire si la TVA est primordiale pour le trésor public.

tva.jpgEnfin le dernier champ d'imposition, le capital :

Il se compose des droits de succession, de donation, des ventes immobilières et de l'impôt sur la fortune.

Figurez-vous que beaucoup de personnes se plaignent de l'énorme impôt sur la fortune (créé sous Mitterand, enlevé puis remis par Chirac sous ce nom actuel), rapporte la coquette somme de 4 milliards d'euros, sachant que l'on est imposable qu'à partir de 760 000 euros annuel, au taux fantastique de 1,8 % pour la tranche maximale. Pourtant de nombreuses stars (cf le Johnny National) partent de France avec cette excuse.

Dans tous les cas, le contribuable n'est pas censé payer plus que 50 % de son revenu annuel.

Au total ces divers impôts rapportent à la seigneurie qu'est le gouvernement français un peu plus de 260 milliards d'euros.

 

J'espère vous avoir un peu éclairé, j'essaierai dans un prochain article de parler des dépenses de l'Etat, afin de voir où vont ces 260 milliards d'euros et s'ils profitent à chacun d'entre nous équitablement.

 

mercredi, 13 août 2008

Super, Facebook m'a présenté ma mère !

Voici un article d’Alain Monnier déniché sur Marianne2.fr

"Fer de lance des nouveaux « réseaux sociaux » d' Internet, Facebook offre une nouvelle manière de vivre ensemble. Assez peu réjouissante.

 

 

 

logo_facebook.jpgPeut-être n'avez-vous point encore entendu parler de la dernière trouvaille du marketing informatique qui hante les Marchés ? Je veux parler des réseaux sociaux, et de son fer de lance le plus médiatisé Facebook. Ne vous réjouissez pas, ça ne saurait tarder. La preuve ici même, mais pour la bonne cause, celle du sens commun à toujours conforter.

 

A l'origine du réseau social
Les réseaux sociaux, ça sonne si bien qu'on n'ose même pas demander ce qui se cache là-dessous. Point de fausse honte, il ne faut jamais rougir devant les suffisants qui vous snobent à coup de concepts aussi creux qu'arrogants ! Les réseaux sociaux sont cet ensemble de relations qui sont tissées autour de chacun de vous, ces échanges courants entre vos amis, vos parents, vos voisins, vos collègues… ces échanges gratuits, généreux, parfois névrotiques ou amoureux, les petits services, les coups de mains, les coups à boire… Bref tout ce qui fait qu'on se sent de manière évidente, sans avoir à se le dire chaque matin, homme parmi les hommes ou parité oblige, femme parmi les femmes. Ce n'est rien de vraiment intellectuel, c'est le quartier, trois phrases dans un bus, une confidence plus intime, l'heure à laquelle je rentre, les amis qui viennent manger demain, les courses de la voisine malade, des nouvelles de votre meilleur pote… Bref toutes ces choses qui échappent au nouvel ordre marchand et procédurier du monde. Toutes ces choses que le libéralisme combat de manière insidieuse, puisqu'il a été décrété une fois pour toute que l'individu prime sur tout le reste et que l'égoïsme féroce est seul apte à rendre compte du monde. C'est ainsi qu'au nom de la sacro-sainte liberté individuelle et de la régulation des sociétés par l'ordre marchand auront été dynamités la famille (qui tente vainement de se recomposer), les quartiers populaires des centres villes, les bistrots systématiquement remplacés par des opticiens et des banques… la liste est longue. Tu veux être mon facebook friend ? facebook 2.gif


Mais il ne faut pas désespérer, car les penseurs du Net ont repéré, - sont-ils futés les bougres ! -, l'importance de ces petits riens, de ces liens qui tissent la société, et ils se font forts de les recréer grâce au prodige des nouvelles technologies de l'information. Et vous voilà donc, à vous connecter chaque jour, que dis-je à chaque heure, sur une plate-forme telle Facebook, où vous retrouvez tous les gens que vous connaissez, où vous découvrez tout ce qu'ils font, leurs nouveaux amis qui peuvent aussitôt être vos amis (c'est pas beau la vie ?), leur emploi du temps, leurs états d'âme du moment… Et tout ça, miracle des miracles, sans les avoir en face. Mais comment ça marche ? Là on atteint la force du concept : vous donnez à Facebook tous les noms et adresses de vos relations. Facebook les enregistre et recherche ceux qui, parmi eux, sont déjà inscrits dans Facebook, et…il vous les présente. Si par exemple vous lui donnez le nom et les coordonnées de votre mère et que celle-ci par chance soit inscrite sur Facebook, il vous présente votre propre mère et vous propose d'établir un lien avec elle, ce qui est n'en doutons pas une force de la modernité ambiante.
Une communauté de 40 millions d'amis !


Evidemment Facebook conserve toutes les adresses et s'enrichit au fur et à mesure des nouveaux arrivants pour former aujourd'hui une communauté de 40 millions de personnes. C'est impressionnant, et en plus c'est gratuit… dès lors que vous vous infusez toute la publicité que l'on déverse sur vous, tels des tombereaux de purin, à longueur de connexion. Eh quoi, le gratuit doit se financer, le gratuit ne peut pas être gratuit ! De temps en temps, la communauté s'en émeut. Elle en devient touchante. Voilà des gens qui confient sans la moindre retenue leurs goûts, leurs projets, le nom de leurs relations à des entreprises de marketing…et qui s'offusquent que l'on puisse s'en servir ! Passons.


Avoir son réseau social sur Internet évite de se coltiner ses relations tout en étant systématiquement avec elles. Que c'est bon de vivre ensemble ! De toute façon les trois quarts ont mauvaise haleine, les deux tiers sont des radins, les trois huitièmes mettent leur doigt dans le nez, il y aurait bien cette jolie petite Mina (ou ce beau Jules, parité oblige) qu'on regrette de ne pas voir pour de vrai et pour de près, mais bon, la technologie va bien trouver une solution pour qu'on se touche ou qu'on se caresse à distance sans vraiment être là ! Attention c'est un tuyau que je vous passe : la caresse à distance pèsera lourd, très lourd, à la Bourse de New York, n'hésitez pas à investir ! "

 

Sylvain Métafiot

 

 

Un p'tit lien pour se marrer en anglais : http://www.youtube.com/watch?v=t_ax0e7RXj8&feature=re...

 

 

samedi, 31 mai 2008

Test en grande surface

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Notre équipe s'est rendu compte de quelque chose d'assez effarant...

Un petit test simple à réaliser dans n'importe quelle grande surface, voici ce que j'ai vu et dont je vais vous relater la scène...

Voulant acheter des gâteaux, je remarque un format économique, les paquets étaient vendus par lot de3 !

Ainsi le prix du lot : 4,72 € et le prix au kilo 10,49 €

alors qu'à l'unité : 1,16 le paquet, ce qui nous fait au kilo 7,73 € ainsi sans lot, 3 paquets simples : 3,48 euros (soit 1,24 € de moins !)

Une différence énorme, ainsi, on me propose un paquet format économique qui me ruine plus, j'ai remarqué la même chose pour les lots de brioches, ainsi que les lots spéciaux de viande (exemple le Gésier).

J'ai cru bon d'en parler à quelqu'un du rayon, commentaire de la manutentionnaire : " nous on sait tout ça, mais les clients eux ont les arnaques !!! Elle ne gagne que le smic, elle fut étonné que je lui fasse la remarque sur le prix, puis elle me dit qu'elle le dirait au chef de rayon, mais qu'elle connaît déjà sa réponse : les prix sont "imposés" par les fournisseurs ! Bien sur on y croit tous !

Cette scène, a eu lieu à Ilkirch près de Strasbourg, mais elle a sans doute lieu aujourd'hui dans tous les magasins de France et de Navarre !

Je trouve cela révoltant, on prend les gens pour des %$£ c'est choquant et surtout cela prouve à quel point nous consommateurs avons arrété de nous intéresser réellement au fond du problème, c'est à dire "d'ou vient cette augmentation de prix ?" cet exemple nous prouve que la grande distribution libre dans ses prix et ses pratiques tire son épingle du jeu,à son profit  sans se soucier ni de ses clients ni de ses fournisseurs !

 

Faites le test, relatez nous vos expériences, si vous voyez un prix étonnamment différent parlez en au chef de rayon ou à quelqu'un du magasin, si chaque personne qui remarque une différence va le signaler et n'achète plus ce produit peut être que là les choses pourraient changer !

 Avant votre prochaine pause café, comparez les prix de vos caddies !