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jeudi, 30 octobre 2008

Le futur de la consommation

Aujourd'hui tout le monde connait les codes barres, mais savez vous à quoi ils servent ?

Ils ne servent pas qu'à simplifier le travail de la caissière, ou de votre marchand préféré.

C'est tout un système qui permet depuis la production en passant par la livraison, et permettant de mieux gérer les stocks qui dépend de ce système.

 

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Seulement, un nouveau système va complètement révolutionner votre mode de vie.

Projetons nous un peu dans l'avenir, même si cela vous semble lointain, il n'en est rien.

Le RFID vient de faire son apparition. Radio Frequency Identification, est un système qui contrairement au code barre est actif, c'est à dire, qu'il communique par lui même, et peut gérer tout depuis la production jusqu'à la vente.

Il pourra de plus, mémoriser et stocker toutes les informations relatives à un produit, et aussi à un client, à un fournisseur, et suggérer seul un peu à la manière des cookies de Google, ce que vous avez acheté, ce que vous avez désiré.

 

Nous sommes en 2020, comme toutes les semaines je me rends au supermarché automatique, le robot hotesse d'accueil me propose de m'asseoir et de mettre en route la fonction «  Data Shopping » sur mon portable. Une fois allumé, toutes les informations concernant mes courses précédentes et mes désirs de consommation sont transmis à un récepteur informatique, une espèce de grand ordinateur en lien avec toutes les centrales d'achats de France.

Quelques minutes après, 5 pour être précis, mon numéro de téléphone s'affiche sur un écran géant, et une voix robotisé m'appelle «  Mr MaPauseCafé, vos courses sont prêtes, veuillez venir les vérifier. » Je m'approche donc du distributeur automatique et active la fonction vérification de mon téléphone portable, il clignote vert, toutes mes courses correspondent à mes voeux.

Je n'ai plus qu'à composer un numéro pour valider, et signer grâce à mon empreinte digitale.

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mercredi, 29 octobre 2008

L’Etat de droit

La notion juridique d’Etat de Droit est devenue synonyme de garant des droits et des libertés fondamentales et fut accepté par un large consensus des pays démocratiques.
Jacques Chevallier (chercheur en science politique) distingue deux évolutions de l’Etat de Droit : c’est d’abord devenu un modèle socio-politique, puis un standard international.

 

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L’Etat de Droit oblige à définir autrement la démocratie. Outre les élections, il faut le respect du pluralisme, plus de démocratie directe et les garanties des droits fondamentaux. De là découle une démocratie juridique (ou de substance) et une démocratie de procédure.
L’émergence de l’Etat de Droit en tant que modèle socio-politique se fit dans les années 1980. Dans un contexte d’incertitudes politique, on commence à percevoir l’Etat de façon négative (agent possible d’oppression ; dictature des majorités ; emprise étatique) en éclipsant ses attributs positifs (instrument de promotion et de sécurisation collective). Il y a une poussée de l’individualisme (différent de l’égoïsme), au sens où on veut garantir les droits et libertés fondamentales de l’individu à tout prix. On assiste à une juridicisation des rapports sociaux qui contribue et légitime une réévaluation de la logique démocratique. Toutes les décisions des organes de l’Etat sont encadrées par des normes juridiques. Le juge est considéré comme la clef de voûte de l’Etat de Droit car il garanti le respect des normes juridiques et la protection des droits fondamentaux.
L’Etat de Droit tend à élargir la place du droit dans les sociétés car il est perçu comme la façon de protéger certains principes, de stabiliser une situation et d’encadrer des comportements. Mais, il est impossible d’encadrer et de régir par le droit une société toute entière. D’où la crainte d’un déclin du droit à cause de l’augmentation des textes, de l’instabilité des règles et de la dégradation des normes juridiques. En rendant confuse les frontières du droit et en inversant le principe de hiérarchie des normes on vide l’Etat de Droit de sa substance.

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lundi, 27 octobre 2008

Dur dur d'être étudiant...

martine.jpgAprès le baccalauréat, après 3 années d’école maternelle, 5 années d’école primaire, 4 année de collège et enfin 3 années de lycée : nous entrons dans un nouveau monde, celui de l’Etudiant ! 
Nous, les étudiants nous vivons dans une sphère à part, nous sommes détachés du monde de l’enfance et du monde des adultes. Nous n’avons plus l’âge de jouer à la marelle et nous ne sommes pas encore assez grands pour diriger une entreprise. Nous sommes dans une sorte de couloir, dans un espace temporel. Il nous faut travailler dur pour arriver à atteindre le but que chacun se fixe. La vie est une dure mélodie qui nous conduira à une fin heureuse… ou pas ! Etant petit nous avons toujours rêvé de devenir docteur ou bien chanteuse. Mais la dure réalité de la vie nous a coupé nos ailes. On s’est rendu compte qu’il fallait transpirer et affronter les obstacles de la vie. Nul ne peut réussir sans efforts ! Nous faisons des études, certes pas toujours très amusantes, mais au final il faut avoir conscience que c’est une réelle chance car dans le monde, il y a des enfants qui ne peuvent apprendre. Lire, écrire, s’exprimer, s’enrichir oui c’est ce que nous apportent les études. Tout au long de cette transition vers le monde du travail, on ne fait que se plaindre à longueur de journée car c’est trop dur, trop compliqué, trop ennuyant. Mais nous avons le choix d’étudier ou non. N’est-ce pas ? Et puis nous avons aussi le choix de nos études : médecine, droit, psychologie, graphisme, commerce,… Et j’en passe ! Alors pourquoi les jeunes étudiants se plaignent autant ? C’est une question à se poser !
Pour prendre le cas d’un étudiant de nos jours, il y a tellement de choses à dire…

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samedi, 25 octobre 2008

La Panique

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Ah la Panique ! C’est la panique qu’ils disent tous. En ce moment rien ne semble plus adapté que ce terme. Force est de constater que lorsque nous ne sommes plus maîtres des évènements, nous voici obligés de nous en référer aux Dieux. En effet, la panique est dérivé du dieu grec Pan et il était sensé faire peur aux ennemis. La panique est relayée dans tous les journaux, chaque média se doit d’accorder une place à cette panique chronique qui nous envahit dès qu’un évènement inattendu se produit et trouble l’ordre entendu. La panique nous habite tous et tout le temps. Jusqu’à présent, c’était les bas salaires et chômeurs qui paniquaient en voyant arrivé le 15 du mois et le relevé de compte en banque en général négatif. Depuis peu, même les hautes sphères politiques s’affolent, paniquent. C’est la crise économique et une peur immense a envahit les marchés boursiers. Comme une crise de panique médicale, les politiques injectent des milliards pour sauver l’économie qui plonge. La peur est un doux euphémisme pour définir le sentiment qui a envahit les places boursières.

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mercredi, 22 octobre 2008

Retour sur les sifflets au stade de France

Afin d’apporter du gain à moudre voici deux analyses, entendues sur France Culture qui survolent largement les bêtises prononcées depuis cet évènement (y compris la mienne réclamant la suppression du foot car remplissant les stades d’abrutis finis, mais je prend toujours un plaisir fou et puéril à taper sur les footeux).

Tout d’abord une petite historicité des sifflets dans les stades en France puis de la Marseillaise, par Alain-Gérard Slama :

 

« Je suis loin d’approuver les 1ère déclarations du gouvernement : arrêter le match et mettre plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue relèverait de la punition collective et risquerait au surplus de créer des troubles à l’ordre public pire que ceux qu’on veut éviter. Néanmoins, l’émotion ressentie par les témoins de la scène, à commencer par les membres présents du gouvernement, peut tout à fait se comprendre car il s’agit d’un phénomène nouveau, massif et spontané. C’est le 6 octobre 2001 qu’on a eu la première explosion de sifflets. Lionel Jospin n’ayant pas su comment se comporter, étant pris au dépourvu. Un an plus tard, le 11 mai 2002, l’hymne national fut de nouveau sifflé au stade de France et Jacques Chirac manifesta sa colère en quittant, un instant, sa tribune. En 2003, le Parlement cru marquer un grand coup en votant une loi sanctionnant de prison les marques d’irrespect envers l’hymne national comme s’il n’existait pas suffisamment de textes relatifs au maintien de l’ordre public. De tels moulinets de sabre de bois ne peuvent être perçus que comme des manifestations d’impuissance. Deux points de l’histoire doivent être fortement rappelés. Le 1er est que la Marseillaise est parti d’un bricolage à la mairie de Strasbourg en un moment d’urgence face à la menace étrangère. Elle a été l’œuvre d’un officier modéré malgré son refrain sanguinaire et a été fondamentalement un chant de rassemblement qui s’est imposé seul dans l’ensemble du territoire et au-delà des frontières. Cet hymne national a été spontanément préféré à d’autres chants très beaux qui auraient pu devenir des hymnes nationaux. Le 1er décret officiel qui la légitime, le 24 novembre 1793, s’est borné à la consacrée. La Marseillaise est abandonnée sous l’empire et la restauration mais continue une carrière souterraine au point que l’empereur la fait donner pendant la retraite de Russie. J’en passe et des meilleurs. La Marseillaise est une des rares réussites du sacré républicain. Elle l’a même emportée sur l’Internationale au moment du Front Populaire.....

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mardi, 21 octobre 2008

Vendredi, version papier d'internet ?

Vendredi 17 septembre, résonnait aux oreilles des blogueurs et autres accro de scoopéo, twitter, le spot, et tout les blogs dits "rédactionnels"; comme un jour bien spécial...

Pour la 1ère fois de l'histoire des blogs, (dont notre cher pays en est le recordman par habitant), un journal se compose totalement d'articles tirés depuis la Toile.

Nous avons testé pour vous ce journal au prix de 1.50 euros, prix assez raisonnable, pour un hebdomadaire...

La qualité n'est quand même pas au niveau des journaux ou autres hebdomadaires traditionnels, mais peut on dire de la bloguosphère qu'elle l'est ?

Le format apparaît intéressant , un petit côté retro, vous savez le style de journal que l'on voit dans les anciens films... Comme pour coller encore plus au monde déjanté des blogueurs, et parfois un peu plus terre à terre que la presse traditionnelle. En tout cas, ce format long papier (j'allais écrire longue note) m'a tout de suite séduit...

Quant à la forme, oula je m'attaque au plus compliqué...

Les articles et le placement dans ce dans ce journal apparait comme un peu brouillon, mais je crois que c'est l'effet voulu, volontairement. Après tout si ce journal respecte Internet, alors le "bordel" doit y être transposé... Bravo aux éditorialistes qui ont réussi leur coup.

Le capharnaüm d'internet (signalons d'ailleurs que le seul mot de la langue française qui a des tremats sur le u est capharnaüm, dédicasse à Noémie), est ici vraiment agréable à lire.

Enormement d'articles, tous intéressants, chacun peut y trouver son compte... Agrémenté par des images, et des caricatures, la lecture en est tout aussi agréable, bon moins que mapausecafe.net, mais tout de même...

Retrouver des articles de blogs déjà lu et chercher tout au long des pages de nouvelles perles rares, était un jeu intéressant...

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Les sources variées, tels que le post, des blogs presque anonyme, ou bien encore du monde  font indéniablement de ce nouveau style de presse, un journal de qualité et de sérieux.

Pour une fois internet est accesible au plus grand nombre, par le retour à la presse papier qui a besoin de ce renouveau. Ainsi la boucle est bouclée.

Les blogs s'inspirent de la presse, la presse s'inspire des blogs...

C'est, je crois un bel hommage au travail des bloggueurs, souvent amateurs, mais toujours passionés... Surtout, un moyen pour les plus récalcitrants du net de se rendre compte qu'internet est aujourd'hui un "mass média" d'importance.

L'influence de la toile dans les médias est encore une fois prouvée... Souhaitons bonne chance à cette nouveauté qui espérons le, aménera toujours plus de lecteurs et d'auteurs sur les blogs...

C'est un excellent moyen de s'informer autrement et de provoquer le débat, en tout cas, Ma Pause Café s'en réjouit d'avance....

A quand une version blog de Vendredi afin de pouvoir séléctionner les articles directement par les internautes ?

La seule question, peut être pourrez vous m'aider, comment sont séléctionnés les articles, en fonction de quels critères ? Le plus en rapport avec l'actualité, celui qui colle le plus au Monde, celui qui a fait le plus d'audience, le mieux référencé ? Mystère...

Chaque semaine, les blogueurs addicts/accro, lacheront au moins l'espace d'un instant leur site et liront ce journal pour voir s'ils nont rien loupé de l'actu du Web, et pourquoi pas vérifier que leur dernier article y figure... Bien sur, nous conseillons à tous ces accros, de faire une pause café virtuelle dès leur lecture terminée... Sauf si d'ici là, une version papier de ma pause café est éditée...

L'aventure des blogs "informatifs", n'est certainement pas prête de s'arrêter, la preuve en est cette version papier à qui nous souhaitons bonne chance... Le Web 2.0, se transformerait-il petit à petit en web 3.0 ?

lundi, 20 octobre 2008

Décès de Soeur Emmanuelle

Ce matin, Soeur Emmanuelle est décédée à l'âge de 99 ans.

Née en 1908, dans une famille Franco-Belge plutôt aisée, elle a très rapidement consacré sa vie entière à la lutte contre la pauvreté.

Elle quitta l'Europe pour s'engager dans des missions en Tunisie, en Turquie et enfin en Egypte où elle resta jusqu'à sa retraite.

Elle s'installa en Egypte dans le quartier des chiffonniers, là elle s'engagea pour faire construire des écoles, des hôpitaux, etc...

Soeur Emmanuelle voulait le dialogue entre religions, elle réunissa plusieurs fois la religion juive,musulmane et catholique afin de susciter le dialogue dans ces pays orientaux.

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Elle retourna en France, et s'installa dans le Var, où elle consacra la majorité de son temps à la méditation et la prière. Sans oublier sa lutte pour les sans papiers, et les immigrés.

Elle a publié plusieurs livres, elle est connue pour ne pas choisir entre la droite et la gauche, elle voulait simplement le respect entre les différentes opinions.

L'abbé Pierre et Soeur Emmanuelle avaient beaucoup en commun, déjà une allura fragile, mais un charisme énorme. De plus tout deux savaient y faire avec les grands de ce monde, on se souvient notamment de la remise de la légion d'honneur par Jospin et Chirac où Mère Thérésa.

Plus dernièrement elle avait reçu Sarkozy pour parler des sans abris, on se souvient comme elle avait repoussé Sarkozy et comme elle avait pu lui faire comprendre qu'il avait beau être président elle n'en avait que faire...

Les réactions ont été nombreuses, tous saluent une femme d'exception, et tous expriment une vive émotion à sa mort.

Elle aurait eu 100 ans le 16 novembre prochain. La petite voix des pauvres s'est éteinte. Espérons que son oeuvre continue...

dimanche, 19 octobre 2008

Hall of Mirrors par Grace

 

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La sortie de son premier album le 6 octobre a fait beaucoup de bruit. La critique est [presque] unanime... et à juste titre !

Grace est américaine, mais a vécu aux quatre coins du monde. Née de parents musiciens, elle a grandi entre le Canada, l'Afrique, l'Inde et l'Europe, dont une escale d'un an en Alsace (il faura se demander pourquoi !).

Sa musique est inspirée de blues, de reggae, de folk ou encore de musique world.  Pour simplifier, elle pourrait être la petite soeur d'Ayo et Ben Harper ou encore la fille spirituel de Tina Turner et Bob Marley. Tout est subtilité, délicatesse et voyage.

Cet album est d'autant plus meilleur que sa voix est sublime. On ressent le jazz, le gospel et la soul. Et pourtant, elle ne fait aucune fioriture avec sa voix venant parasiter ses balades.

Sans aucune hésitation, je pense que nous avons affaire à l'album de l'année, à l'instar de ce que fut Back to Black d'Amy Winehouse il y a tout juste deux ans.

 

Je vous invite à découvrir le clip ainsi que le reste de l'album dans la playlist Deezer.

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samedi, 18 octobre 2008

Don Vito Corleone n’a pas de soucis à se faire

Gomorra (mélange entre la référence biblique Gomorrhe et Camorra), le film (2h30) de Matteo Garrone fut salué au dernier festival de Cannes et connu un large retentissement critique. Avant d’être un film, Gomorra est un livre (un roman-enquête pour être précis), celui de Roberto Saviano, aujourd’hui menacé de mort et vivant sous haute protection. A travers cette adaptation cinématographique nous plongeons au cœur de la mafia napolitaine de façon ultra-réaliste et malsaine. Exit donc le coté glamour des films de gangsters façon Le Parrain, Scarface, Casino, Les Affranchis, etc. Bon point vous vous dites. Seulement, ces films là sont des chefs-d’œuvre du genre, ce que Gomorra, malgré ses qualités n’est pas, loin de là.

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L’avantage de ce film est qu’il montre qu’il ne suffit pas d’être au plus près du réel pour s’inscrire dans le panthéon du cinéma. Ce serait même contradictoire : le meilleur film de fiction serait un documentaire, autrement dit, son contraire. On aurait aimé l’un ou l’autre. Mais, se réclamant du réalisme absolu Garrone n’a rien d’autre à nous proposer. Par ailleurs, la volonté de chasser toute dimension dramatique cinématographique du film se ressent lorsque deux gamins se prennent pour Tony Montana (le héros du Scarface de De Palma) et déconnent grave. Pourtant la réussite des classiques du gangster movie est qu’ils accédaient, via la fiction, des modèles (Shakespeare et Ulysse dans Le Parrain) et l’identification – empathique ou dégoutante – d’un personnage (Robert De Niro, Al Pacino, Marlon Brando…), à la vérité de la Mafia et de ses hommes.

 

Filmant ses protagonistes de haut avec antipathie, Garonne confond réalise et vérité, ce qui nous amène au 2nd problème.
Ainsi, l’autre élément dérangeant, et non des moindres, est qu’on ne voit pas vraiment ce qui fait la spécificité de la Camorra, ce qui la différencie de n’importe quelle autre organisation criminelle dans le monde. On pourrait très bien être dans un bidonville de Rio, un quartier pauvre de New-York, une cité malfamée de Johannesburg ou une zone de Tokyo. A trop vouloir se contenter de la « simple » brutalité des images on n’apprend absolument rien sur l’organisation de la mafia napolitaine. On sait, par exemple, que la Cosa Nostra (mafia sicilienne) est « verticale » et soumise à une stricte hiérarchie dominée par les fameux « parrains ». On en déduira que la Camorra est « horizontale », gangrénant tous les niveaux de la société (de la rue, du quartier, du conseil d’administration, de la chambre de commerce, etc.) et toutes les pauvres âmes en quête de fric (du gamin des rues à la grand-mère, du bellâtre au patron véreux, etc.).

« Rien ne leur échappe, selon Antonio Fischetti, les camorristes sont des épiciers du crime qui ont réussi. Allez à Naples, postez-vous dans la rue, et regardez n’importe quelle scène. Si une trentaine de personnes se trouvent sous vos yeux, vous pouvez êtres sûr que dans le lot, il y a un ou plusieurs membres de la Camorra. »

 

En suivant le destin de plusieurs personnages (les deux ados débiles, le gamin des rues, le « distributeur » de fric, le responsable des déchets, le couturier stressé) on en oublie la corruption globale du système et la question politique. A trop vouloir porter son regard sur différentes composantes insignifiantes de l’organisation, on ne perçoit quasiment rien. Le regard flotte dans le flou (litote ?).
En somme, un film étouffant où l’on prend certes plaisir au « gangstérisme scénique » (les fusillades c’est toujours excitant) mais dont le réalisme plat nous laisse frustré et aussi ignorant qu’en début de séance sur l’une des organisations mafieuses les plus dangereuses de notre temps. Dommage…

 

 

Sylvain Métafiot

 

vendredi, 17 octobre 2008

Nous sommes toutes Laïla

Alors que les blogs girly français prolifèrent sur la toile, une formidable initiative féminine venue d’Egypte nous rappelle à quel point le web est un outil de liberté.

« Nous sommes toutes Laïla » est une manifestation féminine qui se déroule sur les blogs égyptiens une fois par an depuis 2006. Ces femmes ont toutes la même volonté : briser la barrière entre sexes et faire entendre leurs voix. Toutes cherchent à témoigner de leur condition de femme en Egypte. En effet, la société égyptienne considère la l’homme comme supérieur à la femme. 

Comment s’est fondé ce mouvement ?
Bien que personne n’en parle dans nos contrées occidentales, 2 femmes ont rapporté l’initiative jusqu’à nos oreilles par la traduction de « l’acte fondateur » du mouvement. D’une part, Amira Al Hussaini de l’arabe à l’anglais. D’autre part Suzanne Lehn de l’anglais au français.
Cliquez ici pour consultez le blog originel de la manifestation.

L'idée de «Nous sommes toutes Laïla» a commencé avec Laïla, une femme qui confiait ses soucis à une autre Laïla. Bientôt les deux Laïla sont devenues trois, puis cinq, puis plus de cinquante femmes, qui ont découvert que, malgré leurs différences de situations, d'idées et de priorités, au bout du compte, elles étaient toutes des Laïla. Laïla est l'héroïne de «The Open Door» (La Porte Ouverte) de la romancière Latifa Al Zayat, dont un film a été tiré ultérieurement, avec Faten Hamama. Laïla est la fille égyptienne d'aujourd'hui, qui est confrontée à diverses situations dans une société qui élève la position des hommes et néglige les femmes. Personne ne s'est soucié de ses rêves et ses idées ni de ce qu'elle a voulu faire de sa vie. Malgré tout cela, Laïla, qui a subi la discrimination depuis l'enfance, a réussi à conserver sa foi en elle-même et dans son rôle de femme, égal en importance à celui des hommes – que ce soit à la maison, au travail, à l'école, ou dans la société en général.
Nous avons choisi Laïla parce que c'est une histoire égyptienne, qui reflète une grande part de de ce que nous vivons et les pressions accumulées dans notre société égyptienne, ses traditions et les opinions des femmes au long de l'histoire. Ce qui ne veut pas dire que les blogueuses d'autres pays arabes ne puissent pas participer à cette initiative, car la culture qui opprime Laïla y existe également.

 

 

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« Toutes avec Laïla » est donc l’une des rares occasions de liberté qu’ont ces femmes. La manifestation aura lieu ce dimanche 19 octobre, sur les blogs égyptiens. Toutes scanderont « nous sommes toutes Laïla » pour faire entendre la voix et écouter qu’elles ne sont pas isolées : se défendre contre l’injustice et la soumission.
Depuis la première manifestation, le succès est venu au rendez-vous. Ainsi, c’est l’occasion pour toutes les blogueuses de se livrer, une fois n’est pas coutume… malheureusement.
La réussite est telle, qu’aujourd’hui « Toutes avec Laïla » reçoit le soutien de nombreux hommes (en témoigne cet article sur Mapausecafe, blog masculin !).

En bref, une initiative citoyenne pour les droits de la femme qui nous démontre à quel point le relativisme culturel est une absurdité ! En effet, ce n’est pas parce que la culture et la société égyptienne néglige la femme, que nous devons l’accepter.

L’équipe de Mapausecafé souhaite une bonne réussite pour la session 2008 du mouvement !

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