dimanche, 16 novembre 2008

Que penser du relativisme culturel ?

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Qu’est-ce que le relativisme (culturel et morale) ?
Tout d’abord, une petite définition : « Le relativisme culturel est une thèse selon laquelle les croyances individuelles sont relatives à la culture où elles sont formulées »

Afin d’être le plus clair possible, je prends l’exemple d’un Français lambda parlant d’un Pakistanais lambda lui aussi. Voici ce que dirait ce Français s’il adoptait une posture de relativisme culturel :
« Nous ne pouvons pas juger tel individu car il appartient à une autre culture et a développé un autre système de normes et valeurs. Ce système n’est ni mieux, ni moins bien. Il est juste différent. Nous devons respecter sa différence, sans porter de jugement extérieur car nous n’en avons pas la légitimité. Chacun a sa perception des choses, chacun a ses valeurs; personne n'a tort." ».

Ainsi, le relativisme c’est l’absence de jugement d’une culture par une autre (dans l’exemple, le Français ne veut porter aucun jugement de valeur sur la culture pakistanaise).
De ce fait, l’ethnocentrisme est antinomique car celui-ci autorise le jugement d’une culture sur une autre.

Dans la suite de l’article, je vais prendre un exemple pour mieux comprendre le relativisme.
Egalement, dans une courte réflexion, nous allons voir s’il faut vraiment s’adonner à cette doctrine.

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mercredi, 29 octobre 2008

L’Etat de droit

La notion juridique d’Etat de Droit est devenue synonyme de garant des droits et des libertés fondamentales et fut accepté par un large consensus des pays démocratiques.
Jacques Chevallier (chercheur en science politique) distingue deux évolutions de l’Etat de Droit : c’est d’abord devenu un modèle socio-politique, puis un standard international.

 

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L’Etat de Droit oblige à définir autrement la démocratie. Outre les élections, il faut le respect du pluralisme, plus de démocratie directe et les garanties des droits fondamentaux. De là découle une démocratie juridique (ou de substance) et une démocratie de procédure.
L’émergence de l’Etat de Droit en tant que modèle socio-politique se fit dans les années 1980. Dans un contexte d’incertitudes politique, on commence à percevoir l’Etat de façon négative (agent possible d’oppression ; dictature des majorités ; emprise étatique) en éclipsant ses attributs positifs (instrument de promotion et de sécurisation collective). Il y a une poussée de l’individualisme (différent de l’égoïsme), au sens où on veut garantir les droits et libertés fondamentales de l’individu à tout prix. On assiste à une juridicisation des rapports sociaux qui contribue et légitime une réévaluation de la logique démocratique. Toutes les décisions des organes de l’Etat sont encadrées par des normes juridiques. Le juge est considéré comme la clef de voûte de l’Etat de Droit car il garanti le respect des normes juridiques et la protection des droits fondamentaux.
L’Etat de Droit tend à élargir la place du droit dans les sociétés car il est perçu comme la façon de protéger certains principes, de stabiliser une situation et d’encadrer des comportements. Mais, il est impossible d’encadrer et de régir par le droit une société toute entière. D’où la crainte d’un déclin du droit à cause de l’augmentation des textes, de l’instabilité des règles et de la dégradation des normes juridiques. En rendant confuse les frontières du droit et en inversant le principe de hiérarchie des normes on vide l’Etat de Droit de sa substance.

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samedi, 11 octobre 2008

Métaphore du singe et de la bourse

Nous voici donc dans la crise financière, cela ne vous aura pas échappé ! Il y a quelques temps, j'avais déjà tenté de vous expliquer le mécanisme de la crise des subprimes.

Cette fois-ci, voici une métaphore du système boursier et spéculatif qui m'a été envoyé par François. Cette métaphore est plus ou moins juste, mais elle a le mérite d'être très clair !

 

Une fois dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu'il achèterait des singes pour 10 $ chacun. Les villageois, sachant qu'il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent a attraper les singes. L'homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts. Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15$. Les villageois recommencèrent a chasser les singes. Mais bientôt le stock s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations. L'offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu'il devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un. L'homme annonça alors qu'il achèterait les singes 50$ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s'occuperait des achats. L'homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : « Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez lui vendre a 50$. » Les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient, certains vendirent tout ce qu'ils possédaient, et achetèrent tous les singes. La nuit venue, l'assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui ni son patron, que des singes qui couraient dans tous les sens. Bienvenue dans le monde de la bourse !

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samedi, 30 août 2008

La Musique classique, c’est quoi ?

Que vous connaissiez (ou pas) la musique classique, que vous l’aimiez (ou pas), surtout, découvrez et apprenez à écouter la musique classique ! Voici le premier article que je publie sur la musique classique. Il y en aura d’autres par la suite.
Afin d’aborder cette saga, il me semble bon d’effectuer une « initiation » à la musique classique en guise de première approche.

 

La plupart d’entre vous ne sont pas familier avec ce genre. Vous l’entendez dans la publicité, les films ou dans l’ascenseur. L’entendre c’est bien, mais l’écouter, c’est mieux !

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Alors, c’est quoi la musique classique ?

Elle s’adresse à des effectifs instrumentaux très variables, de l’instrument seul à l’orchestre de plus de 100 musiciens. « On désigne par les termes de musique classique l'ensemble de la musique occidentale savante, par opposition à musique populaire, depuis la Renaissance jusqu'à nos jours » selon Wikipédia. En effet, on oppose souvent musique populaire à musique classique. La première n’a pas de notion de répertoire, alors que la classique oui. Généralement, on admet cette idée. Pourtant, ce n’est qu’au XIX siècle que l’on prend conscience d’une certaine frontière entre le classique et le populaire. Avant, il n’y avait que la musique et c’est tout. Ainsi, qu’elle soit classique ou populaire, les gens appréciaient la musique. Aujourd’hui, nous avons perdu cette familiarité avec la musique classique. Parfois, on lui colle même un aspect élitiste. Bien entendu, c’est totalement faux.
Egalement, je tenais à rappeler que la musique classique n’est pas l’apanage du passé : aujourd’hui encore, on compose de la musique classique !

 

Pour moi, la musique classique, c’est l’art de raconter l’indicible avec des sons. Toutes les émotions y sont retranscrites avec subtilité et efficacité. La musique populaire d’aujourd’hui n’en a ni la couleur, ni la saveur !

 

Le classique est comme la cuisine : elle se savoure à l’instant, où les pièces sont jouées comme sont servis les plats dans un repas. Le compositeur, comme un cuisinier, rajoute des instruments, des timbres différents comme autant d’épices. Rien n’est figé. De même, la musique classique se rapproche de la peinture impressionniste : le compositeur retranscrit une émotion, un bonheur, une douleur, la folie ou encore la délicatesse et la douceur. Bref, c’est tout un art !

 

En guise de mise en bouche, commençons par des extraits des oeuvres les plus connus... "Ecoutez" la vidéo suivante :

 

 

Alexis

lundi, 02 juin 2008

Retour chez les Ch’tis !

Le film a cassé la baraque à frite, on en a fait tout un maroilles… c’est le plus gros succès du cinéma français ! Aujourd’hui, « Bienvenue chez les Ch’tis » est en passe de faire couler le blockbuster américain Titanic.
Retour chez les Ch’tis après 20 millions d’entrées.

Alors pourquoi un tel succès ?

D’abord, c’est une comédie à la française comme on les aime. Des gags réussis, des quiproquos bien tournés… Bref, c’est la revanche de la comédie franco-française sur le cinéma grand spectacle. Mais au-delà d’être un film drôle et attendrissant, « Bienvenue chez les Ch’tis » s’inscrit parfaitement dans la tendance « Going back to the roots ». Comprenez « Retour aux sources ».

Cela fait déjà quelques années que les marketers ont décelé le filon. Ainsi, vous voyez les rayons des supermarchés faire la part belle aux produits dits de « traditions ». Reflets de France (Carrefour), Nos Régions ont des talents (Leclerc) et autres marques jouant la carte du terroir.
Pour « Bienvenue chez les Ch’tis », c’est la même chose. Les particularités des régions françaises sont mises au premier plan (ici le Nord vs le Sud). De plus, on retrouve une mise en scène à l’ancienne, façon le Corniaud. Après tout, on pourrait voir De Funès et Bourvil à la place Mérad et Boon. C’est évidemment un « retour aux sources ».
Ainsi, cette tendance traduit le besoin de se réfugier dans des valeurs sûres. Nous pensons que le monde dans lequel nous vivons est incertain (mondialisation, technologie, pollution, terrorisme…). En conséquence, nous cherchons à fuir ces incertitudes par un « retour aux sources ». A que c’était mieux avant !

En plus d’être drôles et attendrissants, Les Ch’tis nous sont aussi rassurants.

Sur ce, espérons que les Ch’timis coulent Titanic et ses 20,7 millions de spectateurs bien que les circonstances ne sont plus les mêmes (téléchargement sur internet, la place de ciné coûte plus cher…).
Et voilà que les Américains et Will Smith préparent un remake de « Bienvenue chez les Ch’tis »… faut voir !