« 2008-08 | Page d'accueil | 2008-10 »

mardi, 30 septembre 2008

100 !

Ma Pause Café - www.mapausecafe.net

 

Une fois n’est pas coutume, soyons corporate !
A l’occasion de ce 100ème article, faisons un bref retour sur ce tout jeune blog. Mapausecafe a ouvert ses portes il y a déjà 4 mois ! Cela représente 100 articles et plus de 380 commentaires.


Nous sommes très heureux de susciter vos réactions, votre agitation. D’ailleurs, le but de notre blog est ici.
En septembre, nous avons hérité d’un nouveau nom de domaine : www.mapausecafe.net. Vous avez été nombreux à vous y rendre ! Malgré un léger bug dans la comptabilisation du nombre de visiteurs (il nous manque 10 jours de statistiques), nous estimons que Mapausecafe comptabilise 7 000 visites ce mois de septembre, dont 5 500 visiteurs uniques !!!
Nous sommes d’autant plus enchantés que la croissance est continue !



Mais c’est avant tout la qualité et la fidélité de notre lectorat qui nous réjouit ! Un grand merci à DJon51 de Fallout-Shelter , Veunsti, Amaury, Mandarine (pour les plus fidèles) ou encore l’administrateur de Dogmazic (bon, c’est vrai, il n’a déposé qu’un seul commentaire… ^^).



Depuis le début je parle de « nous ». En effet, Mapausecafé est un blog « collaboratif » comme on dit. Il y a tout d’abord les deux fondateurs Alexis et Didier qui sont administrateurs et rédacteurs du blog. Sylvain nous a rejoint en route pour publier de nombreux articles tous très intéressants ! Egalement, certains de nos amis ont publié ponctuellement leurs écrits : Laurent, Leila. Et nous l’espérons, il y en aura d’autres par la suite !

 


Certains articles de Mapausecafé ont plus marqué que d’autres… Voici notre top 11, classé par ordre déchronologique :

Merci à vous tous !

L’équipe de Mapausecafé

lundi, 29 septembre 2008

"Seeking you" par Jean Julien Pous

Voici une vidéo que j'ai trouvé au hazard de ma navigation sur le web. Il s'agit d'un court métrage graphique réalisé par un étudiant de la Vancouver Film School. Plus précisément, cet étudiant s'appelle Jean-Julien Pous. Il a utilisé VFS 3D pour les animation et les effets visuels.

 

poster.jpg

 

La scène se déroule à Hong-Kong. Un homme a perdu sa tendre et décide de partir à sa recherche dans la nuit urbaine. En fait, c'est à Hong-Kong qu'il s'adresse.

Sans trop en dire, je trouve la réalisation graphique belle et originale qui sublime l'univers urbain. En effet, l'originalité réside selon moi dans le l'onirisme de la réalisation, cette ambiance de rêve. Je trouve qu'il s'agit d'une belle illustration de la chaleur urbaine, très délicate. Certains y verrons l'influence de Wong Kar-Wai. Pour ma part, j'apprécie beaucoup la musique de Bizet de l'opéra "Carmen" en chinois !

Je vous laisse [regarder et écouter] la vidéo... N'hésitez pas à la mettre en plein écran.



Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Jean-Julien Pous.

dimanche, 28 septembre 2008

La tyrannie de l’émotion : la fin de la démocratie

Cet article de réflexion rebondit sur la sortie de l’essai « La tyrannie de l’émotion » du politicien Noël Mamère et de l’historien Patrick Farbiaz. J’ai eu la connaissance de cet essai en regardant l’émission de Ruquier ce samedi soir.
Je trouve que l’essai ouvre un débat intéressant et complètement d’actualité. En effet, il nous interroge sur la dérive de la politique et de la démocratie face à l’émotion que l’on nous impose.

mamère.jpg

Tout d’abord, nous pouvons clairement dire que le pouvoir instrumentalise l’émotion dans le but d’arriver à ses fins.
Mais pour mieux comprendre ce qu’est la tyrannie de l’émotion, voici un scénario fictif qui illustre ceci.

 

Un scénario aussi fictif qu’effrayant…

  • Jour 1, au JT de 20 h de TF1 (au hasard) : « Oh my Gad !! Encore un pédophile qui a récidivé ! Le petit Benjamin aimait beaucoup aller à la messe le dimanche. Mais sur le chemin de l’église, il a rencontré François Pignon qui sortait juste de prison après 10 ans de réclusion pour pédophilie. Le vilain a kidnappé le petit garçon avec son paquet de fraises tagadada. Le Petit Benjamin a malheureusement été violé… ».
  • Jour 2, au Café du Commerce, Marcel discutant avec Jean-Pierre : « On devrait les pendre par les biiiiiiip ces pédophiles ».
  • Jour 3, allocution présidentielle télévisée : « Moi, Nicolas Sarkozy, je veux une loi qui instaure la rétention de sûreté afin d’éviter que ce genre de récidive atroce ne se reproduise »
  • Jour 4, au Café du Commerce : « T’as vu hier à la télé, Sarkozy va enfin remettre ces criminels en prison ! »


Outre la monstruosité de la pédophilie, ce qui nous importe ici, c’est l’utilisation qui a été faite de l’émotion provoquée par le crime sur le petit Benjamin dans le but d’instaurer une loi qui se révèle liberticide et dangereuse. Pour rappel, la loi sur la rétention de sûreté permet, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée et sans infraction - l’enfermement des personnes considérées comme d’une «particulière dangerosité».

Aujourd’hui, l’émotion est au centre de tout ! Elle est à la source et à l’aboutissement du débat politique. En effet, osez dire que vous êtes contre la rétention de sûreté, on vous rétorquera que vous préférez voir les criminels récidiver. Bien sûr, cette réponse est absurde : en aucun cas, dénoncer la loi sur la rétention de sûreté c’est cautionner la pédophilie.


Un autre exemple
Allez, juste un autre pour la route : le tsunami a provoqué une immense vague de dons. Il faut être honnête : nous avons été émus car, là bas, il y avait des « blancs », des Européens, des Français… Le drame nous a touché, donc on a donné : dictature de l’émotion. Peu de temps après le tsunami, il y a eu un tremblement de terre au Pakistan. Mais là, on n’en a eu rien à secouer…
Cela a été la même chose pour les militaires français tombés en embuscade où on a semblé redécouvrir que les militaires pouvaient mourir « dans la pratique de leur métier ».



Droite / Gauche, même combat ?
Pour la droite de Sarkozy, il y a eu Guy Môquet, les chiens dangereux, Outreau, la rétention de sûreté… 
Pour la gauche, souvenez-vous, lors des dernières élections présidentielles il y a presque 2 ans. On se souvient tous de Sainte-Ségolène allant réconforter un handicapé en plein débat politique sur TF1. Autant sa démarche pouvait être sincère (après tout, je n’en sais rien), autant nous assistons à « l’émotisation » de la politique.

De plus, je tiens à souligner que lorsque la gauche qui instrumentalise l’émotion, c’est bien vu… à tort ! Régulièrement, nous avons droit à notre lot d’émotion sur les mal-logés, les pauvres, les expulsions d’immigrés… D’ailleurs, lisez l’article de Sylvain juste dessous. Il illustre selon moi l’instrumentalisation de l’émotion dans le but de critiquer la politique d’Hortefeux et Sarkozy. 
Bref, pour généraliser à outrance, la droite et la gauche, même combat… Tout dépend ensuite les fins souhaitées. La gauche semble plus axer l’émotion sur le social et l’injustice alors que la droite s’intéresse davantage à la sécurité.


Pour synthétiser
Ainsi, le fait divers vient à l’encontre de la démocratie. Dès lors, on parle d’émocratie : le pouvoir à l’émotion. En voici le processus :
Un fait divers provoque une émotion populaire. Cette dernière entraîne immédiatement la mise en place de lois de circonstance dangereuses.

Cette situation n’est pas uniquement valable pour la France. Les plus grandes démocraties occidentales ont aussi cette dérive. Souvenez-vous de ce qu’ont faits les Etats-Unis après le drame du 11 septembre 2001 : Afghanistan, Irak et Patriot Act…

Et surtout, comme l’écrit Mamère dans son quatrième de couverture : « la tyrannie de l’émotion est aujourd’hui un principe de gouvernance ». Cela évite au pouvoir exécutif d’aborder des problèmes de fond. De plus, l’émotion est un outil formidable pour manipuler les foules.

samedi, 27 septembre 2008

Bachelier mais expulsé !

Taoufik El Madroussi est un jeune Marocain arrivé en France avec un visa en 2002, à l’âge de 15 ans. Malgré des difficulté familiales, il poursuit une scolarité normale, du collège jusqu’au bac professionnel. Mais, entre-temps, il devient majeur et donc expulsable.
Le 6 mai 2008, tous bascule. Il sort d’un anniversaire bien arrosé. Avec des copains, il fait la manche auprès des passants dans la rue, afin de poursuivre la fête. La Brigade anti-criminalité (BAC) intervient avec brutalité. S’ensuit une altercation avec les cow-boys de la police. Arrêté, Taoufik est condamné à une peine de prison, mais tout de même autorisé à sortir pour passer ses épreuves du bac. Il n’en passera que deux, car le juge revient sur sa décision. De nouveau incarcéré, il ne peut passer la fin de l’examen.

Expuslé copie.jpg

 

Une fois sa peine terminée, il est envoyé directement au centre de rétention administrative (CRA) de Palaiseau.
Le 22 août, première tentative d’expulsion vers le Maroc, à l’aéroport de Roissy : il refuse d’embarquer. Des passagers se mobilisent solidairement et il est ramené au CRA. Le 26 août, deuxième essai. Transformé, et avec les grands moyens s’il vous plait : emmené au Bourget, il est mis dans un avion privé de la flotte ministérielle jusqu’à Montpellier, puis conduit sous escorte en fourgon à Sète, où il est embarqué sur un bateau. Quarante heures de cellule, gardé par un policier marocain, jusqu’à Tanger.
Arrivé au Maroc, il n’a pas de papiers et ne parle pas l’arabe, mais uniquement le berbère. Là-bas aussi, il demeure un « étranger en situation irrégulière ».

Sylvain Métafiot

Je vous invite vivement à signer la pétition sur le site

Source : Réseau éducation sans frontières

vendredi, 26 septembre 2008

Présentation de la Tour Triangle à Paris

Bertrand Delanoë ne voulait pas de nouvelle tour lors de son premier mandat à la Mairie de Paris. Et pourtant, à peine entame-t-il son deuxième, qu'il annonce aujourd'hui la construction de la "Tour Triangle". Celle-ci surplombera la Capitale du haut de ses 200 mètres.

 

Bon jusque là, il n'y a rien de très extraordinaire. C'est davantage sa forme qui sucite la curiosité. En effet, "La Tour Triangle" bien nommée adoptera la forme d'un triangle plat (différent d'une pyramide). Le créateur est le célèbre architecte suisse Jacques Herzog qui compte déjà à son actif le stage olympique de Pékin ou encore l'Allianz Arena de Munich.

La construction devrait commencé dans 18 mois pour s'achever en 2012, si tout va bien. Assez parlé, la voici en image...

tour-triangle.jpg

Ce jeudi 25 septembre, Delanoë au côté de Jacques Herzog ont tout deux présenté les avantages qu'il y a à tirer de la construction de cette nouvelle tour à Paris, porte de Versailles. Tout d'abord, elle sera le siège d'une pépinière d'entreprise autour du thème de la communication.


De plus, la Tour Triangle sera construite dans les normes environnementale. La municipalité et l'architecte ont pensé aux riverains. En effet, avec moins de 200 mètres de haut et une ligne très éfilée,  les inconvénient d'un ombrage trop important sera limité. Ces riverains auront aussi le loisir de profiter des terrasses du bâtiment, des bars et restaurants et d'un parc vert qui s'étendra autour de la Tour Triangle. D'ailleurs, Jacques Herzog a voulu que sa progéniture soit ouvert à tous, contrairement à ce que propose la plupart des tours du monde.


tour-triangle-paris.jpgLe projet a été accueilli avec enthousiasme, sauf pour les Verts qui dénoncent le fait de ne pas avoir été consulté préalablement.
Pour ma part, je trouve cette tour très belle, tout en transparence et légéreté. Je regrette que ce genre de projet soit souvent le monopole de la Capitale.
Delanoë cherche a laisser sa trace dans le Paris moderne, tout en gardant à l'esprit sa probable candidature à la présidentielle de 2012. Un coup de communication en quelque sorte.

jeudi, 25 septembre 2008

L'affaire du lait contaminé chinois

L'affaire éclate au grand jour, le 11 septembre, coincidence des dates oblige ! (hein Sylvain, encore un complot)

L'entreprise Sanlu, basé à Shijiazhuang, utilisait du Lait frelaté,vous vous en doutez, cela n'est pas conseillé.

Ce lait, a développé de la Mélamine, responsable d'infections.

2008-09-15T102407Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRWR-CHINE-LAIT-20080915.jpg

Ce scandale d'état est aussi international car l'entreprise (et sans doute d'autres à venir) exportait ses produits vers le monde entier.

Déjà, la France comme de nombreux pays, a interdit l'achat de ce lait dit "A risque", mais qui a peut être déjà provoqué de nombreuses infections.

Consommé essentiellement par les enfants et les nouveaux nés, on ne sait pas encore les conséquences dans notre pays. Pour la Chine, 4 morts de nouveaux-nés dûs à ça, et quelques 13 autres contaminés et hospitalisés (d'après les sources officielles).

Ce problème en rappelle d'autres, ce n'est pas la première fois qu'un scandale de ce type est révelé au grand jour.

Seulement, pendant qu'à Beijing les Jeux Olympiques ont battu tout les records, de nouveaux tristes record risquent d'apparaître.

Cela vous rappelle-t-il l'affaire des jouets dangereux ?

Cela vous inquiète-t-il qu'on puisse consommer des produits alimentaires fabriqués à bas coûts tout cela au moment où l'on parle de baisse du pouvoir d'achat etc...

Quel interêt pour les grandes entreprises de distribution de vendre des produits non sûrs, et non conformes ? Faut il un scandale qui fera des morts pour qu'enfin on stoppe ces grandes manipulations internationales, enfin plutôt ces grands foutages de gueule ?

 

Enfin voici un court rappel de ce qui s'est déjà passé (source wiki et archives du monde) :

"En mai puis en juillet et enfin en septembre 2008, quatre bébés chinois sont morts et des milliers sont tombés malades après avoir absorbé du lait artificiel pour nourrisson contaminé : on y avait ajouté de la mélamine, afin de le faire apparaître plus riche en protéines. Les autorités chinoises ont reconnu que deux des compagnies laitières incriminées dans le scandale exportaient leurs produits (vers le Burundi, Gabon, Bangladesh, Birmanie et Yemen). Et l'ampleur du scandale a continué, touchant d'autres entreprises, d'autres produits et un nombre toujours plus important de personnes."

Effarant non ? et encore je suis sur qu'on ne sait pas tout

La publicité du siècle : 1984 par Apple

apple.jpg

Une fois n’est pas coutume, parlons publicité…
Autant vous pouvez haïr la pub, autant parfois, force est de reconnaître que l’on doit parler de chef-d’œuvre.


Ici, le chef-d’œuvre en question est « 1984 » d’Apple, souvent reconnu comme la publicité du siècle (XXe).


Il s’agit d’un spot TV de 60 secondes qui fut diffusé une seule fois, durant la mi-temps de la finale du Super Bowl (USA) le 22 janvier 1984. Cette pub a été réalisée par l’agence TBWA Chiat/Day dans le but d’assurer le taux de notoriété du le lancement du premier Macintosh le 24 janvier 1984, soit 2 jours après la diffusion de ce spot.

Afin de mieux comprendre ce spot, je me dois de vous rappeler le contexte. 
En 1976, deux jeunes étudiants amateurs (Steve Wozniak et Steve Jobs) créaient Apple. Cependant, c’est IBM qui a sorti le premier ordinateur individuel, le PC, en 1981.
C’est seulement 3 ans après qu’Apple veut lancer son premier Macintosh, sur un marché dominé par les PC d’IBM.



Le Macintosh
Voici ce que proposait alors, cette bête révolutionnaire :

  • 2495 dollars
  • un design innovant
  • très compact
  • un écran de haute qualité
  • deux logiciels de qualité inclus avec la machine
  • une grande nouveauté pour le grand-public : 
    - la souris 
    - la corbeille, les dossiers, le bureau, les menus déroulants…

 

La stratégie
Apple se doit de créer l’évènement autour de cette mini-révolution informatique qu’il va engendrer. C’est pourquoi la firme cherche à développer la notoriété du Mac. Cela passe par concurrencer IBM et les PC et casser les codes établis par le maître du secteur de l’époque (IBM).

 

Dans la suite de l'article :

  • le spot, forcément, le plus important :)
  • l'explication du spot
  • la symbolique

Lire la suite

mercredi, 24 septembre 2008

Culte du corps, haine du corporel

Pourquoi un extrait d’un article d’Olivia Gazalé « Le corps était presque parfait » (dont le titre est aussi d’elle) ?

Pour relativiser sur le culte du corps et redonner confiance à ceux qui pense qu’ils ne sont pas « physiquement assez bien » car pas à la hauteur des canons uniformisés de la beauté actuelle.

 

Nous sommes submergés par des images de corps parfaits de façon quotidienne et intensive. Que ce soit à la télé à travers la pub ou les émissions de « djeunes » (les clips de gangsta-rap par exemple qui, non content, de rabaisser à son plus bas niveau ce génial style musical qu’est le rap, perpétuent des clichés machistes et virils insupportables), dans le métro sur des affiches géantes, sur Internet ou dans les magazines people, le corps sans défaut est érigé en norme sociale indiscutable.

Deux choix nous sont imposés : soit l’imitation de ces modèles absolus, soit, à défaut de pouvoir y arriver, l’admiration béate et sans bornes des mêmes démiurges (élevons des statues que diable).
Mais, et cela est pire, cette mode semble relever d’une haine de soi évidemment pathétique. Voyez ce qu’en dit Gazalé :

 

"A l’heure de la religion de la beauté jeune et musclée, l’affaissement de vos chairs fait de vous un hérétique, un parjure, un blasphémateur. Ce n’est pas tant des défauts de votre corps dont vous avez honte que de l’absence de volonté qui en est la cause… Nous voudrions l’avoir débarrassé de tous les déterminismes: le vieillissement, la maladie, la laideur et- pourquoi pas?- le sexe et la couleur… Le moralisme hygiéniste a transformé les canons esthétiques en normes éthiques. Désormais, la faute ne consiste plus à jouir de son corps, mais à le laisser se dégrader…. Le culte actuel du corps s’accompagne d’une phobie du corporel, d’une haine du corps organique… L’utopie du corps parfait renvoie au rêve de pureté qui hante l’humanité depuis ses origines… La pureté se confond ainsi avec la cosmétique et la diététique… Les sexes intégralement épilés des actrices porno semblent aujourd’hui infiniment moins obscènes que L’Origine du monde de Gustave Courbet. Car la toison énigmatique sent la terre, la bête, l’indomptable femelle, alors que le pubis glabre évoque la pureté virginale de l’enfance, le salon de beauté et la domestication de soi… Cette détestation du corporel ne renvoie-t-elle pas, au fond, à la vieille démonisation de la chair héritée des premiers pères de l’Eglise ?… Le fantasme de perfection est un fantasme mortifère. Vouloir un corps parfait, c’est vouloir s’arracher au sien, c’est désirer mourir à son propre corps…"

origine_du_monde-courbet.1180519442.jpg


J’ai utilisé le mot « mode » plus haut : plusieurs siècles auparavant (je serais bien incapable de vous dire quand exactement) la beauté suprême était…la rondeur. Les femmes aux formes très généreuses étaient considérées comme les plus belles de leur temps. 
Ainsi, personne n’est parfait ? Encore heureux !


Sylvain Métafiot

mardi, 23 septembre 2008

Zoom sur Tony Ariawan

0155.jpg

Ma Pause Café graphique...

Voilà un illustrateur dont je trouve le travail sublime. Il s'appelle Tony Ariawan et vit actuellement à Yogyakarta en Indonésie.

Ses illustrations révèlent une bonne technique, et également une bonne dose de créativité !

 

J'apprécie notamment les effets de lumière. Je vous laisse découvrir son portfolio, un plaisir pour les yeux...

Cliquez ici pour visualiser son portfolio en plus grand

lundi, 22 septembre 2008

Le sophisme crocodilien

sophisme-crocodilien.jpg
Ce raisonnement nous est présenté par Quintilien, un auteur latin du 1er siècle, dans son Institution oratoire, qui est un traité de rhétorique.

Un crocodile attrape un enfant qui jouait sur la berge d’une rivière et dit à sa mère : « Si tu me dis la vérité, je te rendrai ton enfant, mais si tu me dis quelques chose de faux, je ne te le rendrai pas ». La mère, habile dialecticienne, punit le crocodile en le mettant dans une situation impossible. Elle dit au reptile : « Tu ne me rendras pas mon enfant ! ».


L’animal se trouve alors en effet dans l’impossibilité d’adopter une quelconque attitude sans tomber dans la contradiction. Car, si la mère dit la vérité en disant : « Tu ne me rendras pas mon enfant », alors que le crocodile devra le lui rendre puisqu’elle a dit la vérité ; mais comme elle a dit « Tu ne me rendras pas mon enfant », elle n’a pas dit la vérité, et alors l’animal ne devras pas rendre l’enfant. Or, en ne rendant pas l’enfant, le crocodile fera que la mère aura dit la vérité, auquel cas…


La phrase prononcée par la mère est dite indécidable. Elle est de type suifalsificateur, c’est-à-dire qu’elle contredit elle-même ses propres conditions de vérité : elle est vraie dans la mesure où elle est fausse et fausse dans la mesure où elle est vraie…

 

crocodile-bleu.jpg

Sylvain Métafiot

Toutes les notes