mercredi, 19 novembre 2008
Malalaï Kakar contre le relativisme culturel

Il y a quelques jours, nous avons écrit à propos du relativisme culturel. Veuillez préalablement le lire en cliquant ici.
En complément de nos écrits, voici un formidable édito de Philippe Val, tel qu'il le publia dans le Charlie Hebdo du 1er octobre 2008 :
" De nos jours, le nationalisme nouveau arrive et avec lui, la contestation de tout ce qui est universel. On devrait fêter cette année les 60 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, on assiste au contraire au triomphe du relativisme culturel. Leur universalité est désormais considérée comme un néo-colonialisme, une nouvelle arme que l’Occident a trouvée pour imposer son ordre au reste du monde. C’est le langage commun d’une certaine partie de l’extrême-gauche et de toute l’extrême-droite.
Un exemple, triste, suffit à donner tort à ce discours nauséabond (dans la suite de l'article).
07:00 Publié dans Actualité | Tags : malalaï kakar, relativisme culturel, universalisme, afghanistan, femme policière, sylvain métafiot, meurtre, charlie hebdo, philippe, val, burqa, domination masculine, coma, illetrisme, liberté | Lien permanent | Commentaires (3)
mercredi, 12 novembre 2008
Goffman et la dramaturgie du quotidien

Goffman est un sociologue canadien, originaire d’une famille juive russe. Il va mettre en perspective le monde comme théâtre en analysant les rites de politesse, les conversations, etc. il indique que l’ensemble de ce système d’interaction possède des normes et des règles. Par exemple, il faut que celui qui rentre dans l’interaction, montre que cela a de l’importance. Il existe des situations où l’engagement d’interaction est nécessaire (drague et séduction) sinon l’interaction est vite finie.
Chaque acteur cherche à donner une image valorisée de lui-même (surtout en drague) dans les relations quotidiennes. Il y a un accord tacite de surface où personne ne fait perdre la face à l’autre. Il est très rare de jouer au jeu de la vérité. L’hypocrisie règne, sauf chez les petits enfants car ils sont dans l’apprentissage du monde social. Ce dernier est assimilé par Goffman comme une scène de théâtre où des acteurs tiennent des rôles et où les interactions sociales sont des représentations soumises à des règles précises. Il y a des situations sociales qui sont explicitement théâtrales. Selon le rôle qu’on joue on se comporte de différentes manières. En général, dans la vie quotidienne on est amené, selon Goffman, à jouer de nombreux rôles qui varient selon les situations. Mais un des problèmes de tout acteur est de donner une bonne image du rôle que l’on joue. La question est de savoir si l’on tient ou pas la façade et si l’on fait des signes.
Goffman va distinguer deux espaces :
- lorsqu’on est sur la scène on est acteur (tout le monde l’est) et il faut jouer son rôle.
- Dans les coulisses, on relâche son contrôle sur soi-même et l’on prépare son futur rôle.
On peut aussi classer les rôles : Il y a le rôle franc où l’on est clairement acteur et les autres sont le public ; le rôle contradictoire ; les comparses lorsque les acteurs ont des complices, etc. Mais il y a des limites. En effet, on ne peut pas totalement assimilé les individus à des acteurs, car au théâtre il peut y avoir des écarts immense entre les personnes et leurs personnages. Par exemple, lorsque des hommes âgés jouent des jeunes filles. Dans la vie sociale on joue des rôles proches de notre identité. L’écart entre le personnage que l’on joue et son identité est assez restreint en général, mais peut-être extrêmement important (surtout dans les situations professionnelles). Dans les situations de conflit il n’y a quasiment plus d’écart du tout.
Sylvain Métafiot
07:00 Publié dans Littérature | Tags : goffman, dramaturgie du quotidien, théâtre, vie, hypocrisie, sylvain métafiot, masques, scène, acteur, coulisses, rôles, jeunes filles, philosophie, sociologie, drague, séduction, canadien, rites, politesse, conversations, interaction | Lien permanent | Commentaires (2)









