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dimanche, 16 novembre 2008

Que penser du relativisme culturel ?

femme-musulmane-voilee.jpg

Qu’est-ce que le relativisme (culturel et morale) ?
Tout d’abord, une petite définition : « Le relativisme culturel est une thèse selon laquelle les croyances individuelles sont relatives à la culture où elles sont formulées »

Afin d’être le plus clair possible, je prends l’exemple d’un Français lambda parlant d’un Pakistanais lambda lui aussi. Voici ce que dirait ce Français s’il adoptait une posture de relativisme culturel :
« Nous ne pouvons pas juger tel individu car il appartient à une autre culture et a développé un autre système de normes et valeurs. Ce système n’est ni mieux, ni moins bien. Il est juste différent. Nous devons respecter sa différence, sans porter de jugement extérieur car nous n’en avons pas la légitimité. Chacun a sa perception des choses, chacun a ses valeurs; personne n'a tort." ».

Ainsi, le relativisme c’est l’absence de jugement d’une culture par une autre (dans l’exemple, le Français ne veut porter aucun jugement de valeur sur la culture pakistanaise).
De ce fait, l’ethnocentrisme est antinomique car celui-ci autorise le jugement d’une culture sur une autre.

Dans la suite de l’article, je vais prendre un exemple pour mieux comprendre le relativisme.
Egalement, dans une courte réflexion, nous allons voir s’il faut vraiment s’adonner à cette doctrine.


Pour mieux comprendre, rien de mieux qu’un exemple simple

  • Si je suis ethnocentriste : Je suis indigné par le fait que les Chinois mangent du chien.
  • Si je suis relativiste : Je comprends que les Chinois ont développé une culture très différente de la notre. Ainsi, je ne juge pas cette situation, ni en bien, ni en mal.

 

Le principal risque de l’ethnocentrisme est de croire que sa culture est supérieure à celle du Chinois qui, lui, mange du chien.
Bien évidemment, prétendre qu’une culture soit supérieure à une autre est une forme de racisme. De ce fait, la société occidentale est majoritairement raciste.

Pour synthétiser, le relativisme c’est : ni bien, ni mal, tous différents. Certains appelleront ceci la tolérance car, comme le pense la croyance populaire : « On ne doit pas juger les autres, car on ne vit pas ce qu'ils vivent ».
En ce sens, le relativisme s’oppose à l’idée qu’il puisse exister une morale universelle, régissant tous les individus quelque soit leur culture.

 

rose-multicolore-culture.jpg


Alors, doit-on s’adonner au relativisme ?

En termes ethnologiques et philosophiques : Le relativisme est empiriquement impossible
Pour commencer, il est faux de croire qu’il n’existe aucune morale universelle.
Explication : Quelque soit la culture, ne sont pas admis le vol, le meurtre… tout ce qui pourrait mettre en péril la survie et la pérennité du groupe, de la société. Pour aller plus loin, le tabou de l’inceste est aussi présent dans la quasi-totalité des cultures. Donc, il existe bel est bien une morale universelle régissant tous les êtres humains, quelque soit leur culture.
De ce postulat, on comprend immédiatement que la thèse du relativisme est infondée, et donc fausse.

En termes politiques : Le relativisme est une forme de racisme
Pour beaucoup d’entre vous, qualifier le relativisme de racisme est un paradoxe affreux. Que nenni ! A ce sujet et à titre d’exemple, je suis tombé sur une citation intéressante de Philippe Val : « Le relativisme voudrait que l’égalité entre les hommes et les femmes soit en adéquation avec les femmes occidentales, alors que le patriarcat serait adapté au tempérament soumis des femmes de culture musulmane ». Autrement, la tolérance de bon nombre d’aspects de la culture musulmane ne va pas contre la critique de la soumission de la femme. Prétendre qu’il est dans la nature de la femme musulmane d’être soumise est une forme de racisme. Et il ne faut pas oublier que de nombreuses femmes pakistanaises, égyptiennes et autres s’élèvent contre la domination masculine et pour les droits de l’homme et de la femme !
Dès lors, vous comprenez pourquoi le relativisme culturel relève de ce même racisme !

Autre exemple : beaucoup d’individus pensent qu’il est impossible de faire respecter la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Empiriquement, c’est effectivement ce qu’il se passe. Prenez la Chine (au hasard), magnifique pays où il n’y a ni manifestation, ni critique. Le relativiste déclarera que :
« Le peuple chinois est conditionné par sa culture locale. Les Chinois sont de culture confucianiste. Obéissance, servilité et discipline sont leurs maîtres-mots. Ainsi, les Chinois ne ressentent pas le besoin de bénéficier d’un régime démocratique et de leur liberté d’expression. Un Chinois n’est pas un Français. Il faut respecter la culture ».
Alors, certes, la Chine n’a pas connu (historiquement) le siècle des lumières français. Pour autant, doit-on dire que les droits de l’homme sont uniquement de vertu occidentale et donc réservés aux seuls occidentaux ? Soutenir cette thèse relèverait une fois de plus du racisme primaire.
Pour preuve, de nombreuses initiatives chinoises pour les libertés voient le jour. Elles sont bien évidemment sanctionnées dans la foulée. Par exemple, le fameux blogueur Hu Jia qui dort en prison depuis le 27 décembre 2007 pour « incitation à la subversion ». Sa nomination au prochain prix Nobel 2008 de la paix a été envisagée.
En plus d’être une forme de racisme, le relativisme va à l’encontre de la démocratie, des droits de l’homme, de la femme et des libertés au sens large.


Certes, nulle culture n’est supérieure à l’autre. Pour autant, la culture n’est pas une excuse aux pires dérives. Et les singularités ne vont pas à l’encontre de certains principes universels de libertés et Droit de l’Homme.

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Commentaires

 

Excellent article.
Pour répondre à la question du titre : le relativisme culturel ne se pense pas, il se combat !

 

J'en attendais pas moins de ta part Sylvain !
Merci !

 

Pour poser la question a la place de Bea... la religion est elle responsable aussi du relativisme culturel ?
sinon excellent article aussi, un plaisir à le lire

 

"la religion est elle responsable aussi du relativisme culturel ?"

Justement pas : la théologie morale catholique s'appuie le plus possible sur la raison naturelle, considérant que l'homme dispose en sa conscience de la capacité à s'orienter vers le bien (ce qu'elle nomme la "loi naturelle"). D'autres religions développent aussi une vision éthique universaliste, estimant que ce qui est bon pour un homme croyant l'est aussi pour un non-croyant.
La notion de droits de l'homme est née de cette conception de valeurs universelles.

 

Le problème de la religion justement est qu'elle introduit des considérations morales en politique, là où cette dernière n'a besoin que de principes et d'éthiques purement immanents.

Le relativisme culturel n'est pas la conséquence directe des religions mais, à l'inverse extrême, d'un choc provoqué des "civilisations" (à la fois individuel et global), dont les croisades passées (Les musulmans envahissant l'Europe, les chrétiens récupérant Jérusalem, la guerre en catholiques et protestants en France, évangélisation des colonies en Afrique) et présentes (La guerre du bien contre le mal de Bush, la guerre contre les "chiens d'infidèles" chez les fanatiques islamistes, la guerre entre hindous et boudistes en Inde, haine des intégristes juifs contre les homosexuels israéliens d'influence occidentale) est l'emblème le plus détestable.

L'universalisme a peut-être quelques références religieuses mais la Déclaration universelle des droits de l'homme s'est prononcé face à l'essentialisme religieux (la femme est inférieure à l'homme, les catholiques sont supérieurs aux musulmans, les homosexuels sont des malades mentaux, les athées finissent sur le bucher) qui est au progrès politique et culturel ce que Bigard est à la philosophie. Les philosophes du XVIIIe siècle, ayant inspirés par leurs écrits novateurs ladite déclaration, se sont vivement battus contre la domination de la religion (catholique en l'occurrence) empêchant toute modernisation de la société du fait de son alliance avec la monarchie et la noblesse (abolition des archaïsmes).

Que la religion reste absolument cantonnée dans le domaine privée avec sa morale manichéenne (Bien et mal, fermez le ban !) et qu'elle ne s'avise pas d'entrer dans le domaine politique (définition même du fanatisme religieux) sous peine de vives représailles de la part des laïcs (athées ou non).

 

Pas mal, "qui est au progrès politique et culturel ce que Bigard est à la philosophie. " j'avoue que commencer la journée par de telles notes d'humour me ravit !

 

Le relativisme, je croyais que c'était Einstein qui l'avait développé ? Ou Patrick Cauvin avec "E = MC² mon Amour"
J'me tâte, tout est relatif, pourquoi pas la culture. Surtout que pensez bien qu'en temps de disette les Français seront contents de manger du chien ou du rat.
Et je connais un paquet de Français qui sont heureux de rabaisser leur femme au niveau de leur ménagère.
Et leur ménagère au niveau de souillon.
Il y a 100 ans nos grands-mères, du moins dans les campagnes, mangeaient encore debout près de la cheminée.
Et nos amis Etats-Uniens, pays qui se dit civilisé et qui est le dernier à s'être débarrassé du racisme, je ne parle pas d'Obama mais des bar, vus, cafés et autres dans les années 60, et peut-être encore aujourd'hui dans certains états du sud.
Alors relativisme culturel, j'me tâte !

 

"Que la religion reste absolument cantonnée dans le domaine privée avec sa morale manichéenne (Bien et mal, fermez le ban !)"

Le principe de "morale" (qui pour beaucoup est un gros mot, désormais) est justement lié à la recherche du bien. Si on n'accepte pas l'existence du bien (et donc du mal), on ne parle pas de morale. Et j'avais cru que vous vous situiez dans une pensée de l'universalisme. Si c'est bien le cas, considérez que la pertinence de la distinction entre bien et mal et NECESSAIRE à la portée universelle des valeurs que l'on reconnaît.

Merci de ne pas opposer laïcité à la française (c'est-à-dire anticléricalisme atténué, cf expulsion des religieux au début du XXème siècle, inventaire des tabernacles, ou encore massacres des religieux pendant la Terreur) à "fanatisme religieux". Cette vision laïciste est aussi dérangeante que celle de ceux qui rêvent d'une théocratie temporelle (et dont je ne suis pas).

"Morale manichéenne" : ce genre d'expression en dit plus sur celui qui l'écrit que sur ce qu'elle est supposée traduire. Car, comme je le répète, la morale (ou "éthique" pour utiliser un terme moins gênant pour certains) suppose un bien et un mal (transcendants ou immanents).

Tous les laïcs (j'en suis un) ne sont pas anticléricaux. Si on accepte le principe de liberté d'expression (vous n'êtes pas contre, j'espère !) pour quelle raison vouloir empêcher un représentant d'une religion de s'exprimer ? Ont-ils moins de droits que des athées ou des fracs-maçons ?

"la femme est inférieure à l'homme, les catholiques sont supérieurs aux musulmans, les homosexuels sont des malades mentaux, les athées finissent sur le bucher"
Mais d'où sortent ces âneries ? Pas du catéchisme, je vous l'assure.
Mulieris Dignitatem, Gaudium et Spes, etc, affirment le contraire de ce genre d'affabulations qu'on prête à l'Eglise quand on avance des arguments sans avoir étudié ces questions un minimum.

En conclusion, aucun argument de fond, seulement une suite de clichés voulant appuyer des opinions assez superficiellement nourries. Et une position qui ne connaît pas les véritables fondements de sa théorie : non pas issue de la gauche, mais davantage du radicalisme (maçon) de la IIIème république.

 

@ Nicolas

La religion doit être inférieure au Droits de l'Homme. Régulièrement, la religion va à l'encontre de ces droits. L'exemple dans l'article de la femme musulmane est assez explicite !

Dans ces cas là, on entend souvent "Ce n'est pas la religion qui est responsable, c'est ce qu'on lui fait dire"... Mais la religion n'est-elle pas l'art de l'interprétation ??? Il est formidable de voir écrits des livres comme La Bible, décrivant précisemment les precept de "Dieu" alors que celui-ci n'a jamais parlé...
La religion n'est donc pas quelque chose de rigide (un peu comme Benoît XVI...). Elle doit être critiqué et remise en question quand elle est un danger :
- Parfois, elle va à l'encontre des libertés et droits de l'homme (confère plus haut)
- Souvent, elle pose l'ignorance comme principe de base
- Elle est l'instrument d'une poignée d'homme pour contrôler les autres (la religion est ni plus ni moins qu'une secte qui a réussi... priez mes amis !).


Bref, en aucun cas nous devons adopter une posture de relativisme culturel. Comme la culture, la religion n'excuse pas tout !

Egalement, tu dis que reconnaître l'existence d'une morale universelle reviendrait à avoir une conception manichéenne du bien et du mal. Je crois que pour le coup, c'est toi qui dispose d'un cerveau binaire. Reconnaître l'existence de principe moraux régissant l'humanité ne veux pas dire qu'il y a soit le bien, soit le mal (comme dans la tête à W). Essaie d'imaginer le tout comme un polygone reposant sur une même base commune. Car finalement, tous les hommes viennent du même endroit ! On a tous été préhistoriques? C'est seulement ensuite que l'homme s'est aclimaté, a développé des savoirs faires particuliers... Donc, il existe bien une morale universelle qui relève en partie d'éthnologie et de psychologie : ne pas mettre en péril la pérénité du groupe.

Le relativisme culturel doit être combattu car il est empiriquement impossible et il relève du racisme !

 

Mapausecafé serait un repaire de dangereux francs-maçons radicaux et on ne m'aurait rien dit ?! Quel scoop ! Maintenant que notre confrérie secrète est démasqué, qu'allons-nous devenir ?

Merci Nico pour cette fine info. Je n'en attendais pas moins d'un bigot.
Si tu crois vraiment que l'humanité à besoin de la morale puante et simplificatrice à outrance des religions, quelques soit, c'est que tu nie tout simplement la complexité gigantesque de la vie humaine. Faut sortir le dimanche ! La réalité n'est pas noir ou blanche. Remballe donc ton manichéisme de pacotille dans ta sphère privée et laisse les hommes de raison élaborer des principes éthiques immanents reposant sur des siècles de construction politique du vivre ensemble, merci !

Après si tu pense qu'on ne tolère aucune autre opinion que la nôtre c'est que l'abus d'eau bénite trouble ta vue. Tu a bien le droit de croire en Dieu, à Allah, Yavé, Bouddha ou aux éléphants roses. Chacun son délire mon grand. Personnellement je suis athée (Dieu merci !) et anticlérical et je ne force absolument personne à se rallier à mes idées (et on me le fait bien savoir t'inquiète), contrairement aux religions qui exerce un prosélytisme insupportable à travers le monde, en hurlant que sans elles le monde cours à sa perte, le nihilisme pointe et l'apocalypse arrive. On appelle ça des âneries, comme tu dit, non ?

Après, c'est mon avis bête et méchant mais massacrer un p'tit cul-bénit, fanatique de préférence, de temps en temps c'est bon pour la forme et l'esprit... (Qu'ils sont violent ces anticléricaux, aucun respect !)

 

@ Alexis :
Tu me dis "Egalement, tu dis que reconnaître l'existence d'une morale universelle reviendrait à avoir une conception manichéenne du bien et du mal.'

Je réponds : non, je prétends le contraire. Les guillemets dont j'ai encadré ma phrase signifiaient que je citais (Sylvain, un peu plus haut).
Je crois à l'existence de valeurs universelles. Quant à leur immanence, tout dépend ce qu'on veut dire par là. Si cela signifie que l'homme a ces valeurs en lui, je l'accorde. Si cela veut dire que l'homme crée ces valeurs, là non. Puisque si l'homme crée les valeurs, comment peut-il les opposer à un autre (qui pourrait en créer d'autres différentes). Pour donner à ces valeurs une puissance universelle, il faut supposer qu'elles sont en mesure d'émerger de toute conscience droite.

Je suis assez d'accord avec ta dernière phrase.


@Sylvain, crois-tu vraiment me massacrer avec tes idioties ? Y'aura peut-être quelques sympathisants de ta "cause" qui t'applaudiront, mais tout ce que tu démontres (au delà de ton incapacité à discuter sans insulter) c'est la niaiserie de tes arguments.
Non, je ne me fais pas massacrer par quelqu'un qui ne sait pas écrire français.
Non, je ne me fais pas massacrer par quelqu'un dont l'arrogance est proportionnelle à son inculture visible dans les sujets qu'il aborde.
Toi bête, méchant, ou violent ? Même pas ! Il existe des athées remarquables ; tu ne leur rends pas honneur. En lisant ta prose maladroite et indigeste, j'ai pas l'impression de lire Nietzsche. De toute façon, tu n'es pas dangereux.
C'est la dernière fois que je te réponds, imaginant bien que ton arrogance te conduira à chercher à avoir le dernier mot. Je te le laisse, en attendant que tu fasses un peu plus d'études supérieures (en histoire ou philosophie, à toi de voir...) et que tu gagnes un peu en humilité.

 

La messe est dite.
A la semaine prochaine sur RCF !
(flute, l'arrogance de mon ego surdimensionné m'a forcé à avoir le dernier mot, incorrigible...)

 

Tiens, je viens de lire une information prouvant, une fois encore, les bienfaits de la religion en ce bas monde (j'ai pas eu le temps de finir l'Antéchrist de Nietzsche, désolé Nicolas) :

Parmi les guerres se déroulant en République démocratique du Congo (RDC), l'une concerne la confession des participants. Laurent Nkunda, chef de la rébellion, n'est pas que tutsi. Evangéliste, il ne quitte jamais son badge "Rebelles pour le Christ", ni sa Bible "nourriture et sécurité pour l'âme". En janvier dernier, pendant les négociations entre gouvernements et rebelles, le général-pasteur haranguait ses partisans : "l'heure vient, et elle est déjà venue où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité".
Durant la guerre d'Algérie, des théoriciens intégristes justifiaient a torture par la Bible. On attend de voir comment les intégristes de la RDC justifieront les centaines de milliers de femmes violées, les dizaines de milliers d'enfants enrôlés de force pour combattre, les exécutions sommaires, les millions de déplacés.
Peut-être croient-ils simplement que la volonté de Dieu est de punir et d'éradiquer les infidèles de la Terre, avant le retour du Christ.

(encore le dernier mot pour tonton Sylvain, insupportable !)

 

bête et méchant...

 

Je prend cela comme un magnifique compliment ^^
Merci

 

Ah que voilà un article (et des coms) qui fait du bien. J'ai l'impression d'être arrivé à la maison. Ouf !

 

Welcome home Louis ! ^^

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