samedi, 03 janvier 2026
Cimes cinéphiliques 2025
Qui succède à La Zone d'intérêt de Jonathan Glazer au titre de meilleur film de l'année ? La réponse dans notre habituel top 15, suivi de son flop 10 tout aussi subjectif.
Au sommet cette année
1) Une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson

2) Black Dog de Hu Guan

3) Mektoub my Love : Canto Due d’Abdellatif Kechiche

4) À la lueur de la chandelle de André Gil Mata

5) Vermiglio de Maura Delpero

21:34 Publié dans Cinéma | Tags : cimes cinéphiliques 2025, sylvain métafiot, ne bataille après l'autre, paul thomas anderson, black dog, hu guan, mektoub my love : canto due, abdellatif kechiche, À la lueur de la chandelle, andré gil mata, ermiglio, maura delpero, a house of dynamite, kathryn bigelow, eephus, carson lund, gangs of taïwan, keff, dimanches, shokir kholikov, la chambre de mariana, emmanuel finkiel, un parfait inconnu, james mangold, the brutalist, brady corbet, train dreams, clint bentley, chime, kiyoshi kurosawa, prima la vita, francesca comencini, amélie et la métaphysique des tubes, maïlys vallade et liane-cho han, tardes de soledad, albert serra, lumière, l'aventure continue, thierry frémaux, lumière de mes yeux, sophie bredier, selegna sol, anouk moyaux, parthenope, paolo sorrentino, resurrection, bi gan, mon gâteau préféré, maryam moqadam et behtash sanaeeha, le rire et le couteau | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 25 décembre 2017
Terreur sous vide : Creepy de Kiyoshi Kurosawa

Article initialement publié sur Le Comptoir
Si le Diable se cache dans les détails, le Mal, lui, se niche dans notre voisinage. C’est à travers le thème de l’horreur surgissant de la banalité que Kiyoshi Kurosawa développe l’intrigue de son dernier film : Takakura, un ancien détective devenu criminologue à l’université, emménage avec sa femme dans un quartier paisible. Alors qu’un ex-collègue lui demande d’enquêter sur la disparition inexplicable de trois membres d’une même famille, sa femme trompe l’ennui en faisant la rencontre de leur nouveau voisin, Nishino. À partir de cette situation initiale va se dérouler un jeu de piste filandreux reliant l’enquête sur les disparus, la vie privée du couple et la personnalité trouble de leur voisin. Au point de faire radicalement chavirer le quotidien le plus tranquille. Car du simple malaise peut naître le cauchemar le plus atroce, d’agréables habitations se transformer en dédales de tortures, une famille se dissoudre dans le crime comme le plastique dans l’acide.
Jonglant avec facilité d’un genre à l’autre, Kurosawa délaisse ainsi “l’inquiétante étrangeté” des fantômes (Séance, Kairo, Loft, Vers l’autre rive, etc.), pour le thriller horrifique où la psychologie des personnages se révèle d’une complexité malsaine (à l’instar notamment de Cure et Shokuzai). Au sein même du film, porté par une mise en scène plus suggestive qu’explicite, les registres s’entremêlent : du polar classique l’histoire sombre lentement dans une sorte de bouffonnerie macabre qui doit tout au personnage fou et manipulateur de Teruyuki Kagawa. Et si la fascination hypnotique qu’inspire le tueur est d’une perversité maladive, la véritable épouvante semble être celle des recoins de noirceurs logés en chacun qui nous font basculer, de nous-mêmes, dans les pièges tendus à notre image.
Sylvain Métafiot
23:48 Publié dans Cinéma | Tags : terreur sous vide, le comptoir, sylvain métafiot, kiyoshi kurosawa, creepy | Lien permanent | Commentaires (0)









