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dimanche, 07 septembre 2008

Une touche de féminité

danse-orientale.jpgDidier et Alexis de MaPauseCafé ont eu la chance de passé une soirée avec Leila. Sous ce joli prénom, se cache une jeune femme passionnée de danse orientale. Leila nous l’a donc fait découvrir, pour notre plus grand plaisir ! Elle nous a fait ressentir la grâce, de la féminité et de la dimension artistique de la danse orientale.
« Si tu danses la beauté même dans la solitude du désert tu trouveras un œil émerveillé. »
Kalil Gibran

La sensualité et la douceur qu’exprime la danseuse orientale ne sont qu’une partie de sa féminité. 
Sa souplesse ainsi que sa vitalité permettent de ressentir tout l’amour et la souffrance qui nourrissent sa vie.  
Différents styles de danse orientale existent suivant les régions du monde arabe.
On distinguera, en ce qui concerne l’Egypte, deux types de danse :

  • Le sharki
  • Le baladi (danse populaire)

 

L’équipe de MaPauseCafé, toute innocente, s’étonne que cet art soit uniquement destiné aux femmes ! Mais Leila nous précise que les hommes peuvent aussi danser orientale. De nombreux professeurs renommés dans le monde entier tel que Mahmoud Reda ou Yousry Sharif ont permis aux hommes de se distinguer dans ce monde longtemps réservé aux femmes.

 

La danse orientale (raks el sharki en arabe) est née en Egypte à partir du 16ème siècle.
On distingue tout d’abord les » gawazee », une minorité tsigane qui danse dans les lieux publiques. Ce sont ces danseuses que rencontreront les soldats de Bonaparte dès 1798 dans les campagnes du sud de l’Egypte. Les « gawazee » seront bannies par le sultan Mohammed Ali dès 1834 de la Haute –Egypte.


Parallèlement à ces femmes à mauvaises réputations, les « almées » connaissent un très grand succès. Ces danseuses de bonne famille qui ne se produisent que devant les femmes font honneur à la danse orientale dans le monde arabe. Leur finesse et leur grâce permettront d’introduire dès le 20ème siècle la danse au cinéma. Certaines grandes figures de la danse orientale telle que Naima Akef , Samia Gamal ou encore Tahiya Carioca auront permis une reconnaissance à cet art encore peu considéré par les professionnels de la danse en Europe.
Les grandes danseuses actuelles sont pour la plupart Egyptiennes, mais de nombreuses écoles de danse orientale ouvrent leur porte dans le monde entier.  
Voici les noms de grandes danseuses actuelles : Randa Kamel, Dina, Soraya Zaied (Brésilienne) ou encore Rajaa Dussart (Maroc).

Leila nous rappelle une belle citation du défunt Maurice Bejart car la danse c’est 
« un minimum d'explications, un minimum d'anecdotes, et un maximum de sensations »

Donc merci Leila pour cette très belle soirée !

le présentateur fou

Voici une petite vidéo où le présentateur est devenu complétement fou...

Entre un homme à la voix aigue, et une femme paralysé des jambes, sujets pourtant non comiques, le présentateur ne peut pas se retenir et se contenir...A voir en version anglaise sous titré.

La réaction des invités face au présentateur vaut son pesant de cacahuètes...

Et vous pourriez vous résister à ces voix marrantes ?

vendredi, 05 septembre 2008

vie de merde

Connaissez vous ce site internet :

 

www.viedemerde.fr

 

le principe du site, il vous arrive quelque chose que vous trouvez vraiment digne d'une vie de merde... et les internautes votent pour celle ci...

EtMerde.jpg

Les internautes votent et jugent "je valide c'est une VDM (vie de merde)" ou alors "tu l'as bien mérité"

Alors pour vous une séléction prise dans le top des VDM

 

numéro 1  Aujourd'hui, je suis dans ma 45ème année et je suis toujours puceau. VDM

numéro 2 Aujourd'hui, et après une longue série d'examens, je viens d'apprendre que je suis stérile... Ma femme est enceinte de notre deuxième enfant... Je pense que je vais avoir des questions à lui poser... VDM

 

et une au hasard juste pour la polémique :

Aujourd'hui, un petit garçon dans la rue m'a montré du doigt en disant à sa mère "Regarde maman, c'est Sarkozy !" VDM

 

Voilà je vous conseille d'aller sur ce site, qui nous rassure à la fois sur nos petits tracas quotidiens et qui nous permet aussi de prendre du recul sur celle-là.

 

Je concluerai en citant Bernard Werber qui dit souvent :

Au lieu de chercher leur bonheur, les humains essaient au contraire de réduire leur malheur !

Sans doute VDM illustre bien ces propos puisque le succès de ce site est tel, que dans beaucoup de conversations il revient et que les histoires de la vie de tous les jours sont inarrétables...

Donc, entre une pause café, et mapausecafe.com allez voir VDM.

 

 

 

 

Le Joker, théoricien hilare du chaos

bfjokera.jpgVous l’aurez compris, nous allons nous intéresser au dernier volet des aventures de Batman : The Dark Knight. Après la naissance du héros chauve-souris dans l’excellent Batman Begins, Christopher Nolan place la barre encore plus haute avec l’apparition du nouveau génie du mal et bad guy emblématique de la saga : le nihiliste Joker. Heath Ledger (mort d’une overdose juste après le tournage) reprend le rôle autrefois joué par Jack Nicholson dans le tout premier Batman réalisé par Tim Burton en 1989 et lui donne une dimension hallucinée et meurtrière beaucoup moins kitsch et bariolé que son prédécesseur. Son affolante prestation porte le film en reléguant au 2nd plan le mono-expressif Christian Bale. C’est dire…

L’analyse de Jean-Baptiste Thoret (il est bon ce petit) vaut le détour : « Le Joker aspire le récit vers les abîmes du chaos et théorise un monde hanté par la trouille du terrorisme, de l’horreur arbitraire et de l’apocalypse tranquille. Tourné à Chicago, The Dark Knight continue d’explorer les arcanes criminels de Gotham City, passé en deux films du style néo-baroque des années 1980 à la froideur géométrique d’une ville sous tension, en proie à une vague d’attentats meurtriers et d’assassinats en chaîne. Etats d’alerte, séquences de panique, hyperviolence du bonhomme, le Joker s’invite dès l’ouverture du film afin d’en fixer les nouvelles règles. […]

Via l’escalade de la violence entropique et irrationnelle perpétrée par un psychopathe qui doit autant à Mabuse le joueur qu’à Ben Laden le barbu. The Dark Knight enterre sur le mode tragique un rapport au Mal pré-11 septembre 2001 et qui inaugure l’ère d’une menace indéchiffrable (pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? sont des questions qui ne traversent pas l’esprit du Joker) et imprévisible. Fini le temps de la mafia et de ses morfalous en costards Soprano, fini le temps du Bien et du Mal avec chauve-souris au centre, le Joker incarne d’emblée une menace nouvelle, amorale, gratuite qui ne vise qu’à installer pour le plaisir le spectacle d’un chaos intégral. Face à lui, un flic aussi déterminé qu’impuissant (Gary Oldman), un procureur intègre, qui finira défiguré par un désir de vengeance (Aaron Eckhart), et notre héros capé, alias Bruce Wayne, lancé comme une boule de billard tonitruante mais impuissante sur le tapis de jeu du Joker. Un triel d’individus et de forces complexes, donc, qui atomise très vite le schéma type du comics movie (very nice guy versus very bad guy) pour un attelage étrange et plutôt réussi entre une franchise à honorer, un génie du Mal et du troisième type qui parie sur la part sombre des individus (formidable séquence cornélienne de deux ferries dont les populations otages doivent choisir entre eux et les autres) et trois hommes déboussolés qui ne comprennent pas le principe de l’action démotivée. Ici, les intérêts permutent au fil des minutes, les mains propres se salissent en un coup de téléphone, les héros de la loi tombent de leur piédestal comme des mouches, les contre-attaques de Batman et consorts se transforment en opérations suicides.2008-the-dark-knight-batman-movie-poster-8.jpg

Christopher Nolan ne se limite pas au fantôme du 11 septembre qui hante son film et développe le paradoxe d’un film de superhéros [sans super pouvoirs ce qui le démarque des autres « extra-humains » de DC ou Marvel] profondément inadapté à un monde dont la logique lui es t désormais étrangère [lumineuse métaphore du majordome Alfred, magnifique Michael Caine, sur un bandit dans la jungle]. Batman s’efface à mesure que le Joker se densifie, tente d’installer à sa place un héros légitimé par la loi, ses coups d’éclat ressemblent à des coups d’esbroufe et son armada technologique ne lui confère plus aucune supériorité tactique sur son adversaire solitaire. Batman ressemble à un pompier pyromane, soit la version catastrophe d’une Amérique qui se voudrait encore providentielle, mais qui n’est plus qu’impuissante. »

Un film couleur ébène où le rire d’outre-tombe du clown fou s’apprécie en version originale. Alors, « Pourquoi autant de sérieux ? » Souriez…

Sylvain Métafiot 

mercredi, 03 septembre 2008

Le paradoxe de la loterie

ou comment mettre de son coté toutes les chances de perdre

 

loto1.jpgCe paradoxe tient dans le contraste existant entre la probabilité presque nulle qu’a chaque ticket (sur un grand nombre) de gagner et la certitude que l’un de ces tickets sera gagnant. Il est d’ailleurs à noter que les joueurs de jeux de hasard (qui ne croient pratiquement jamais au hasard) exagèrent considérablement leurs chances de gain et donc annulent implicitement ce paradoxe. C’est sur cette illusion que la publicité joue pour attirer les alouettes dans son miroir (« 100 % des gagnants ont joué »). Qui, parmi les joueurs de loto sait qu’il a beaucoup plus de risques de mourir écrasé par une voiture que de chances de gagner le gros lot (une chance sur 15 millions environ) ?

 

L’ignorance des probabilités dans le grand public est liée à son refus de considérer le hasard comme un fait objectif. En fait, les gens ne croient pas au hasard et c’est pourquoi ils ne jouent pratiquement jamais au hasard aux jeux de hasard. Qui, parmi eux, auraient le culot de cocher les six premières cases (1, 2, 3, 4, 5,6) sur une grille de loto ? Cette combinaison a pourtant rigoureusement autant de chances de sortir que n’importe quelle autre ! La superstition est une réaction magique face aux risques et au hasard.

 

On raconte l’histoire suivante. Il y a une vingtaine d’années, à l’époque où il y avait eu une série de détournements d’avion par des terroristes, un homme fut pris au contrôle de l’aéroport avec une bombe dans son sac de voyage. Soupçonné de vouloir préparer un attentat, il fut arrêté. Mais lors de l’interrogatoire, la police eut la stupéfaction d’apprendre que le suspect n’avait en fait rien à voir avec le terrorisme.

 

Il en concevait, à l’inverse, une telle frayeur qu’il s’était fait le raisonnement suivant : la probabilité pour que je me retrouve avec des terroristes dans un avion est certes faible (des milliers d’avions circulent chaque jour) mais elle existe et avec la chance que je me connais, je risque de tomber sur celui-là. La probabilité pour qu’il y ait deux bombes dans l’avion est encore beaucoup plus faible – s’il y a une chance sur six de sortit le six aux dès, il y a une chance sur 36 (6 x 6) de sortir un double six. Donc il n’y a qu’un risque sur plusieurs millions pour que dans le même avion il y ait deux bombes. Notre homme avait donc emporté avec lui une bombe, comme si celle-ci annulait l’éventuelle bombe des terroristes !

 

Sylvain Métafiot

mardi, 02 septembre 2008

Dogmazic ou la musique sans droits d'auteurs !

Voici un site internet, d'un genre nouveau...

logo_musique_libre.png

www.dogmazic.net

Petite révolution ? Utopie ? en tout cas ce site marche bien,

Le principe, chacun est libre de mettre une musique et ce sans droits d'auteurs, un retour aux sources finalement...

Laissez vous guider par le menu interactif sur le côté droit, qui vous fera choisir un morceau en fonction du genre musical, de la ville, du nom du groupe et j'en passe...

Facile d'utilisation, vous cliquez sur un artiste, ou un groupe, puis une chanson et vous vous laissez porter par un style nouveau.

 

"L'association dite Musique libre a pour objet de :

  • Soutenir & promouvoir la création & l’exploitation musicale indépendante dans le cadre des licences libres.
  • Militer pour la gestion individuelle des droits d’auteur auprès des sociétés civiles, organisateurs de spectacle, labels & diffuseurs.
  • Informer les artistes & le public sur les modes émergents de diffusion & d’exploitation des œuvres musicales à l’ère numérique & sur l’économie qui en découle. "

Ainsi, cette association à but non lucratif évidemment tente de s'imposer comme un des derniers remparts de la création musicale...

Fini les labels qui controlent le monde musical et qui nous font payer un cd à 20 euros, fini la musique commerciale, ici vous trouverez à n'en point douter une musique fine, raffinée, et innovante...

Je vous invite à aller visiter ce site, pourquoi pas télécharger quelques morceaux (si si c'est permis et gratuit) et répandre un brin de folie musicale autour de vous... des artistes qui ne veulent pas être identifiés à des amateurs ni encore à des stars... une musique humble, mélodieuse (bon sauf la techno bien entendu) et d'un style très avant gardiste pour la plupart des chansons...

En tout cas, moi j'adhère au principe, celui de pouvoir être libre de faire ce qu'on veut où on veut de sa musique...

Un petit extrait d'un artiste trouvé au hasard sur le site

www.dogmazic.net

lundi, 01 septembre 2008

Petit livre, grand auteur

Cherfi481.jpgLaissez-moi vous parlez d’un bouquin, modeste de taille (72 pages à tout casser) mais au contenu grandiose : Livret de Famille de Magyd Cherfi. Si ce nom d’écrivain ne vous dit rien de prime abord, le fait que Cherfi soit le chanteur du groupe Zebda doit davantage vous parler (« tombez la chemise » tu percute ?). Vivant à Toulouse, il nous raconte son enfance de façon poétique et tragique (sa lucidité n’a d’égale que son humour ravageur). La façon dont il décrit les aléas de sa cité, un zoo d’un nouveau genre, ou le monde pitoyable du foot, est tout simplement fabuleuse. Découpée en court chapitres sa prose est légère et envoutante. Livret de famille.jpg

 

N’étant absolument pas un critique littéraire je vous propose la quatrième de couverture : « Dans cette suite de récits, souvenirs, textes d’humeur ou d’opinion, Magyd Cherfi évoque la cité de son enfance, les délices et les galères de la Ville rose, la beauté des filles confisquée par la loi des frères, le cœur (et le portefeuille) à droite des dieux du football, les mérites comparés des Omeyades et des Gaulois, les peines et les joies de l’embrouille identitaire – tout ce qui suggère, recèle, symbolise ce document officiel, national et pourtant si privé : le livret de famille. » Une autobiographie à lire d’urgence pour s’aérer l’esprit.

Sylvain Métafiot