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vendredi, 14 mars 2014

« La concertation avec les citoyens est primordiale » : interview de Béatrice Vessilier

Après le maire sortant Jean-Paul Bret, le CLIC recevait  Mme Vessilier candidate écologiste  à la mairie de Villeurbanne pour son cycle d’entretien politique « CLIC pour 2014 ».  Pour  l’interroger : Sebastien Gonzalves et Etienne Aazzab du Lyon Bondy blog, Jean-Philippe Bonan et Sylvain Métafiot de Forum de Lyon et Ma Pause Café.

 

Vous pouvez écouter l’intégralité de l’entretien ici.

 

Mme. Béatrice Vessilier, vous êtes tête de liste du Rassemblement citoyen pour les municipales de Villeurbanne qui regroupe les écologistes, le Parti de Gauche et le Collectif villeurbannais pour un rassemblement antilibéral (Covra). Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

vessilier2.jpgJe suis élue écologiste à Villeurbanne depuis 2001, j’ai été réélu en 2008 sur une liste d’union avec le maire actuel. J’ai été adjointe au maire mais je ne le suis plus depuis 2010. Je suis aussi conseiller général du Rhône depuis 2011 pour le canton de Villeurbanne centre et élue à la communauté urbaine et au Sytral au sein du cadre transport.

Sinon, j’ai 51 ans, je travaille dans le domaine de l’urbanisme et de l’aménagement pour le ministère de l’écologie, j’ai trois enfants qui ont fréquenté les établissements scolaires de Villeurbanne.

 

Pourquoi vous opposer à Jean-Paul Bret alors que vous faisiez partie de sa majorité ?

Aujourd’hui, nous pensons que nous avons un projet spécifique et une vision différente de la gestion de la ville à défendre sur Villeurbanne. Nous avons des propositions légitimes ambitieuses innovantes à donner aux villeurbannais et nous souhaitons que ce soit les électeurs qui choisissent entre maintenir la maire actuel ou renouveler l’équipe municipale avec d’autres propositions, d’autres projets. Ce sera un débat démocratique pour le coût. Le choix est donné aux électeurs. S’ils veulent une véritable alternative à gauche à Villeurbanne c’est celle du Rassemblement citoyen.

C’est vrai que le maire actuel nous a évince de la majorité en 2010 suite à une élection cantonale partielle car j’avais refusé de me désister au second tour pour le candidat socialiste. Cette décision nous semblait totalement anti démocratique, déloyale par rapport au scrutin de 2008 où nous avions été élus ensemble sur la même liste. La justice lui a d’ailleurs donné tort.


Pourquoi n’êtes vous pas arrivé à rallier le Parti Communiste comme cela a été fait à Lyon ?

À Lyon ce n’est pas tout à fait la même configuration. À Villeurbanne on a discuté avec le Front de Gauche et le COVRA (qui est partenaire du Front de gauche). Comme vous le savez le Front de gauche est composé de différents partis. Après discussions chacun des partis s’est positionné : le PC n’est pas resté dans le Front de gauche pour cette élection municipale, les autres composantes du Front de gauche ont décidé de s’engager avec nous dans le rassemblement citoyen. Pourquoi les communistes n’ont pas voulu nous suivre ? Il vous appartient de leur demander.

 

Sur quelle base s’est fait cet accord entre le Front de gauche et Europe Ecologie Les Verts ?

C’est plus qu’un accord entre Europe Ecologie et des partis, c’est l’engagement dans le Rassemblement citoyen. On s’est mis d’accord sur un socle programmatique dans la manière de gérer la ville au sein de l’équipe municipale mais aussi avec les habitants. Nous nous sommes retrouvés sur une volonté de révisions d’un certain nombre de politiques municipales, comme l’opposition à la bétonisation galopante en matière d’urbanisme, mais aussi pour plus d’équipement publique. En matière de solidarité nous voulons mettre la personne au cœur des politiques publiques de solidarité. Avec la création de la métropole et le transfert de compétences du conseil général vers la métropole, il sera aussi important de rediscuter du lien ville-métropole. Nous voulons, bien sûr, une ville plus écologique avec une végétalisation de la ville dans tous les quartiers et la création de jardins. En matière de démocratie il nous semble que la place des citoyens aujourd’hui n’est pas la bonne dans les décisions de la ville que ce soit dans les projets d’urbanisme, la reforme des rythmes scolaires ou les équipements de la petite enfance. Nous avons des propositions pour donner du pouvoir d’agir aux citoyens.

 

Concrètement vous souhaitez des référendums populaires ?

Oui, en tout cas une concertation très en amont sur les projets pour qu’ils soient vraiment élaborés avec les citoyens. On pense à mettre en place des conseils de citoyens sur des projets particuliers. Par exemple, on va renégocier les contrats de ville une fois que nous aurons la nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville. Il faut vraiment associer les habitants des quartiers d’habitat social dans les décisions du contrat de ville. Il faut inventer le dispositif qui a été proposé dans le rapport Bacqué. Les conseils de citoyens nous semble une bonne solution.

 

En matière scolaire on a supprimé ce qui existait il y a encore quelques années : une concertation régulière avec les parents d’élèves. La question de la reforme des rythmes scolaires a montré qu’il n’y a eu qu’une discussion descendante entre le maire, les parents, les enseignants et un peu les centres sociaux. Cette méthode n’est pas satisfaisante. Pour preuve, ce qui est proposé aujourd’hui dans le cadre de cette reforme n’est pas assez connu ni des parents ni des enseignants ni des centres sociaux. Hormis la question des horaires, qui est connue, personne ne sait ce qui est proposé comme activité périscolaire et l’impact que cela aura sur les centres de loisirs du mercredi. Je pense, si je suis élu maire, qu’il faut reprendre la discussion très vite après les élections.

Autre exemple, il y n’y a pas assez de place dans les équipements petits enfance. C’est un fait, on veut en construire plus mais malgré tout ça ne suffira pas. Il faut donc trouver d’autres solutions avec les assistantes maternelles…

 

Justement quelles sont vos solutions ?

Développer les relais d’assistante maternelle afin d’offrir à la fois des temps collectifs aux enfants tout en professionnalisant davantage les assistantes maternelles car, dans ces relais, elles disposent de temps d’échange et de formation. C’est un système qui nous paraît intéressant à la fois pour l’enfant et les professionnels qui plus est, il est beaucoup plus rapidement opérationnel que la construction de crèches. Bien sûr il faut continuer à construire des crèches mais quand on voit le délai entre la prise de décision et la livraison des places en crèches, on se dit que l’extension ou la création de relais d’assistante maternelle peut être une solution complémentaire. Il faut donc viser les deux types équipements, ainsi on aura des avances beaucoup plus rapides avec soit des extensions soit des créations de relais d’assistante maternelle.

 

Villeurbanne accueille l’université Lyon 1. Que préconisez-vous pour cette population étudiante, en termes de logement, de transports et de vie culturelle ?

C’est vrai que le campus de La Doua, qui accueille 25 000 étudiants, est effectivement sur Villeurbanne mais les liens entre la ville, le campus et les étudiants sont largement à renforcer. Il y a des projets dans le cadre du plan campus, or celui du campus de La Douan’a pas beaucoup avancé, comme beaucoup d’autres projets d’urbanisme sur Villeurbanne. La question du logement étudiant est bien sûr importante, il y a des besoins de logements sur la ville. Un certain nombre de résidences sont en construction mais il faut construire des résidences sociales avec le CROUS parce que les résidences privées ne sont pas accessibles à tous les étudiants. Il faut irriguer toute la ville. Pour se faire les étudiants doivent pouvoir aller facilement au campus que ce soit en transport en commun ou à vélo, d’où le besoin de mailler le réseau cyclable sur Villeurbanne car c’est un mode sympa pour le déplacement des étudiants. On a commencé à le faire mais il faut vraiment aller plus loin.

 

En matière de transport en commun, on a plusieurs projets de lignes fortes dont une ligne qui relierait Gerland à La Doua en passant par la gare de Villeurbanne et les Grattes ciels. Ce serait une liaison intéressante pour favoriser le lien entre les deux parties de la ville et faire que les étudiants au lieu d’avoir le réflexe de prendre le tram pour aller faire la fête le soir à Lyon puissent venir un peu plus à Villeurbanne. Mais cela suppose aussi qu’il y ait quelques endroits plus sympas pour les étudiants à Villeurbanne. Il y a bien quelques bars mais je pense qu’on peut faire beaucoup mieux pour dynamiser la vie nocturne. Je connais des jeunes qui se plaignent de la vie nocturne à Villeurbanne et il faut en parler avec eux.

 

J’ai encore d’autres propositions. L’Armée du Salut et l’INSA ont initié une démarche très intéressante sur la récupération de meubles des étudiants qui quittent le campus pour les revendre à prix très modiques aux nouveaux étudiants qui arrivent. Je pense que l’on peut faire beaucoup plus. Il faut systématiser cette opération pour l’ensemble des étudiants de La Doua. On est à la fois dans le service aux étudiants qui ont des revenus faibles et qui peuvent ainsi s’équiper pour pas cher, et aussi dans la dimension de l’économie sociale et solidaire que l’on veut développer à Villeurbanne avec des structures d’insertions. On court plusieurs objectifs à la fois. Sans parler du fait qu’on récupère des objets au lieu de les jeter et ça, pour des écologistes, évidemment c’est très important.

 

Selon vous, concrètement où sont les points d’insuffisance de la politique municipale actuelle sur la question sociale ? Pouvez-vous nous donner des exemples ?

J’ai beaucoup regretté le départ de l’Armée du Salut de Villeurbanne. C’est symptomatique du peu d’intérêt qu’a le maire actuelle pour ce type de structure. L’Armée du Salut voulait s’agrandir sur Villeurbanne, elle était même prête à aller ailleurs dans la commune si les travaux n’étaient pas possible. De mon point de vue on aurait pu les laisser s’agrandir sur place. La recherche de la municipalité pour l’aider à s’implanter ailleurs en ville n’a pas été positive. Résultat : elle a été accueillie à bras ouvert à Vaulx-en-Velin alors qu’elle n’a pas été accompagnée à bras ouvert par la ville de Villeurbanne. Je pense qu’en matière d’économie sociale et solidaire la Ville doit être un animateur territorial afin de soutenir les initiatives des acteurs locaux de ce type là, elle doit être beaucoup plus volontariste que ce qu’elle est aujourd’hui.

 

À Villeurbanne 19 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Il faut savoir que Villeurbanne est une des communes du Grand Lyon où la population est la plus pauvre ; du coup il faut mieux accueillir les populations qui en ont besoin. Les procédures actuelles sont un petit peu compliquées entre le Conseil Général, le RSA, la CAF, le CCAS. Il faut simplifier tout ça et c’est pourquoi on propose un guichet unique qui permettrait d’accompagner les personnes dans la globalité de leur problématique sociale et qui simplifierait les parcours complexes. Je fais le lien avec la question de l’insertion car en tant que conseiller général je préside la commission locale d’insertion sur Villeurbanne qui suit les allocataires du RSA. Je vois bien qu’on manque de structures d’insertion pour des personnes qui ont besoin de passer par l’étape « insertion » avant d’avoir un emploi durable.

 

Vous parlez de la création d’un guichet unique de la solidarité, concrètement ça voudrait dire quoi ?

Aujourd’hui, les personnes au chômage vont à Pôle emploi, les jeunes aux missions locales, ceux qui ont des besoins d’aide d’urgence pour l’alimentaire vont au CCAS, pour les coupures d’électricité elles vont chez leur référant RSA, et à la Maison du Rhône pour d’autre problématiques sociales. Tout cela est un peu compliqué. Par contre, il ne faut pas perdre l’intérêt du maillage de proximité dans les quartiers il ne s’agit pas d’avoir un guichet unique dans un lieu unique, il faut garder cette proximité dans différents quartiers de la ville. Mais faire qu’une personne qui a un problème de loyer, d’électricité et une problématique sociale avec ses enfants puisse avoir un accompagnement global au près de ce guichet unique. Cela sera vraiment un enjeu de la Métropole parce que dans moins d’un an les compétences du Conseil général qui gère aujourd’hui les maisons du Rhône seront à la métropole. On doit réussir la Métropole sur les politiques de solidarité en faisant mieux, en accompagnant plus efficacement des personnes et en mutualisant, sans doute, CCAS et maison du Rhône.

 

Quel est l’intérêt, selon vous, pour Villeurbanne d’intégrer cette métropole ?

C’est un fait, Villeurbanne sera dans la métropole, la loi vient d’être votée. Je suis concerné par la métropole à la fois au titre du Grand Lyon et du Conseil général car j’ai les deux mandats. Nous, en tant qu’écologistes, on s’est prononcé favorablement, que ce soit au niveau local ou national, sur le principe de la fusion des compétences de la communauté urbaine et du Conseil Général. Mais on a soulevé un certain nombre de réserves sur des points particuliers. Que ce soit sur le plan économique, celui l’insertion, il est très important que la métropole n’accapare pas toute l’action économique par rapport au Conseil Régional qui doit rester garant des équilibres territoriaux à l’échelle de la région. Oui à une action économique de la métropole mais pas en pompant toutes les forces vives de la région. Il faut surtout une cohérence de la politique d’action économique, l’aménagement des zones d’activité, les aides aux entreprises avec les politiques d’insertion et d’emploi qui sont insuffisantes actuellement. En effet, au Grand Lyon l’insertion, ils ne connaissent pas, et la politique d’insertion du Conseil Général est très insuffisante. Je pense qu’il y a là un enjeu à ne pas rater.

 

La deuxième grande réserve que nous avons émis vis-à-vis de la Métropole c’est sur l’aspect démocratique. Une collectivité doit être gérée par des élus désignés au suffrage universel direct, or ça ne sera pas le cas, hélas, en 2015 puisque les conseillers communautaires élus en mars 2014 deviendront automatiquement les élus métropolitain au 1er janvier 2015 sans passer devant les électeurs du Grand Lyon. Les conseillers communautaires de mars vont être élus par communes et non pas sur un projet global de la Métropole. Ça sera le cas seulement en 2020, c’est bien loin. On aurait préfère que ce soit déjà le cas en 2015 en même temps que seront renouvelés les conseillers généraux du reste du département du Rhône. La Métropole va gérer quatre milliard d’euros de budget, elle va employer 8000 agents et disposé de nombreuses compétences. Cette collectivité va être très importante à la fois pour le quotidien des grands Lyonnais et pour la vision plus stratégique du développement. Cela méritait bien une élection au suffrage universel direct. Mais les parlementaires en ont décidé autrement notamment les parlementaires Lyonnais qui étaient très influents : je pense au président du Grand Lyon, Gérard Collomb et à l’ex-président du Conseil Général, Michel Mercier. Je le regrette !

 

Cela étant dit, qu’est ce que Villeurbanne a gagné dans la métropole ? Je dirai « ce qu’elle aurait déjà du gagner » en étant dans le Grand Lyon. Aujourd’hui, nous considérons que Villeurbanne a été mal servie par le grand Lyon et par le Sytral. En effet, les projets d’urbanisme et de transport n’ont pas avancés suffisamment. Je pense qu’avec la métropole il faut que Villeurbanne bénéficie beaucoup plus des financements communautaires pour ses projets et leur mise en œuvre rapide car c’est quand même une des caractéristiques de Villeurbanne que les projets n’avancent pas.

Ensuite, concernant les politiques de solidarité je pense qu’on a effectivement à regarder de très près comment on peut mutualiser les politiques sociales de la métropole afin de mieux accueillir les personnes qui ont besoin d’un accompagnement social.

 

À Villeurbanne il y a beaucoup d’associations qui accueillent les SDF comme « Les amis de la rue ». Allez-vous les aider davantage ?

Je connais bien cette association, ils siègent à la commission locale d’insertion et s’occupent des allocataires du RSA. C’est un accueil qui accueille plus d’une centaine de personnes par jour et ils auraient bien besoin d’un soutien plus important. L’association a même évoqué l’idée d’un deuxième centre d’accueil de jour sur Villeurbanne. Personnellement, j’y serai favorable, c’est tout à fait le type de structure que la métropole doit soutenir plus puisqu’on sera en plein dans ses compétences sociales. Mais, dès aujourd’hui la Ville pourrait aussi faire un peu plus pour se type d’association.

 

Faut-il déléguer la gestion des centres d’accueil des SDF à la seule ville de Lyon ?

Non et je comprends quand le maire de Lyon se plaint que les structures d’accueil sont essentiellement sur la ville de Lyon. Ce n’est pas logique. Il faut élargir le périmètre d’accueil des personnes en grande difficulté au delà de Lyon. En même temps on ne va pas leur proposer un hébergement au fin fond des monts du lyonnais dans des secteurs inaccessible. La question de la desserte est importante et Villeurbanne est évidemment bien placé. La ville doit prendre sa part dans la solidarité envers les plus précaires. C’est pour ça que j’ai défendu l’idée de la création d’un CHRS sur Villeurbanne. Il va d’ailleurs se faire avec l’association « Alynéa » et le bailleur « est métropole habitat ». J’avais rencontré le directeur d’Alynéa qui m’avait présenté le projet il y a quelques années. Soit dit en passant, il vient d’être élu président des SAMU sociaux de France. Il n’y avait pas de centre d’hébergement et de réinsertion social à Villeurbanne, il y en aura donc un dans deux ans ; le temps de le construire.

 

Que faire de ses familles de Roms qui sont déplacés de campements en campements ? Quelle est la solution à long terme ?

Cette situation est tout à fait désastreuse. Depuis des années on entend certains élus déclarer qu’on ne veut pas accueillir toute la misère du monde car cela créerait un appel d’air, etc. Finalement, on s’aperçoit que ne pas gérer la situation ça ne l’éradique pas pour autant. On a toujours des populations qui sont dans des conditions de vie déplorables, indignes, indécentes et ceci n’est pas acceptable.

 

Nous, les écologistes, on le dit depuis plusieurs années y compris au Grand Lyon : au lieu de se renvoyer la patate chaude et prononcer des expulsions régulièrement, il faut une coordination entre l’Etat, les différentes communes du Grand Lyon et la Communauté Urbaine. Il faut partager le diagnostique et imaginer ensemble des solutions d’hébergement. Cela peut être des villages d’insertion ou de l’hébergement temporaire dans des immeubles du Grand Lyon, ça existe déjà un peu mais vraiment trop à la marge. En plus, il faut bien sûr de l’accompagnement social avec des associations et arrêter les expulsions tous les six mois. Le fait de balader les familles tout le temps n’aide pas à leur intégration. Il faut donc se pencher sur le problème de l’hébergement de ces familles car on s’aperçoit que ça déracine les enfants qui sont scolarisés. Il faut reconnaître qu’à Villeurbanne ils sont scolarisés, c’est une obligation et elle est assurée dans notre ville. Or la scolarisation des enfants c’est aussi un moyen d’insertion des familles. Il y a d’autres villes en France qui ont réussit sur cette question de l’hébergement de familles Rom :Montreuil avec Dominique Voynet, mais aussi Nantes. Il faut vraiment vouloir s’emparer du problème si on veut bien le gérer. En même temps cela n’empêche pas que l’Europe prenne ses responsabilités. Ce n’est pas normal que les populations Roms soient discriminées dans leur pays d’origine, que ce soit en Roumanie ou en Bulgarie, ce sont des ressortissants de ces pays là. L’Union européenne doit conditionner ses aides à ces pays au respect des droits humains minimum des populations Roms. Et chez nous, dans l’agglomération, ils doivent être accueilli et logés dans des conditions décentes même si on sait que ca ne se ferra pas en quinze jours, et pour ceux qui sont là depuis plusieurs années le retour au pays est illusoire. Il faut prendre nos responsabilités.

 

Faut-il repenser l’attribution des logements sociaux sur l’agglomération ? Que pensez-vous de la loi qui impose aux communes 25 % de logements sociaux ?

Je suis tout à fait favorable au fait qu’on augmente le taux de logement social dans les villes. D’ailleurs c’est Cécile Duflot, la ministre écologiste au logement, qui a fait passer ce taux de 20 à 25 % dans une loi il y a un an. Il faut savoir que les demandeurs de logement social dans l’agglomération sont à peu près 50 000 et que près de 70 % de la population est éligible au logement social, c’est-à-dire qu’ils ont des revenus compatibles avec les plafonds pour rentrer dans le logement social. Il est important d’augmenter le nombre de logements sociaux et de les repartir partout dans l’agglomération. Il faut permettre l’accueil et le logement pour tous dans de bonnes conditions et l’associer à une politique de l’accession social à la propriété afin que des ménages qui sont dans un parcours résidentiel locataire à un moment donné puissent accéder à la propriété à un prix modère. C’est important pour fluidifier le parc de logement social. Il faut enfin que le logement locatif privé soit aussi à des coûts raisonnable, il faut donc des logements privés conventionnés : c’est-à-dire où les propriétaires ont un engagement de plafond de loyer avec l’Etat parce qu’ils ont bénéficié d’aide pour la rénovation, etc. Il faut vraiment un panel de logements accessibles à des ménages modestes ou à revenus modérés, parce même avec 25 % de logement social, et on n’y est pas encore, à Villeurbanne on est à 23, 24%. J’ai l’ambition d’aller plutôt à 28%, et cela ne suffira quand même pas pour répondre à la demande.

 

Sur les attributions, je suis pour expérimenter de nouvelles modalités d’attributions des logements sociaux. Cécile Duflot a essayé dans sa nouvelle loi  « Alur », qui va être en débat bientôt, de faire passer ces nouvelles modalités d’attribution. « L’attribution du logement choisi » visiblement ce n’est pas mûr pour la loi mais pourquoi ne pas l’expérimenter dans les agglomérations ? Ce serait les locataires qui choisiraient leur logement en ayant accès à l’offre de logement sociaux disponible, ils se positionneraient suivant les différents logements proposés en adéquation selon leurs besoins. Aujourd’hui c’est le contraire, tous les bailleurs de l’agglomération ont accès aux dossiers des 50 000 demandeurs qui sont réunis dans un fichier commun de la demande. Puis les bailleurs, en fonction des logements vacants dont ils disposent suivant leur emplacement et leur taille, les proposent à telle ou telle famille.

 

Avec l’attribution du logement choisi on aura la transparence sur l’offre disponible, ça serait une grande différence avec l’attribution actuelle. Si je suis élue je proposerai qu’on l’expérimente ce projet dans l’agglomération.

 

Vous regrettez la lenteur du projet d’extension des Grattes ciels nord. Selon vous que va apporter ce projet aux Villeurbannais ?

Je trouve l’idée intéressante de dynamiser le centre ville de Villeurbanne, de le renforcer tant dans sa dimension commerciale que dans celle du logement. Il faut, en effet, continuer à construire du logement social à Villeurbanne, c’est pourquoi nous avons poussé pour qu’il y ait à la fois du locatif social et de l’accession sociale dans ce projet. Ainsi dans les 800 à 900 logements qui seront construits quasiment 50 % auront pour vocation du locatif social ou de l’accession sociale.

 

C’est bien de construire du logement en centre ville et c’est bien de renforcer le commerce en centre ville mais à condition que ce ne soit pas uniquement de la grande distribution ou des enseignes franchisées. On sait que les Villeurbannais, s’ils font leurs achats alimentaires sur Villeurbanne pour tout ce qui est l’habillement, l’équipement de la maison, le bricolage, vont soit à Porte des Alpes ou à la Part Dieu ou encore au Carré de la Soie. Il faut donc avoir une offre commerciale plus diversifiée sur Villeurbanne-centre. Et puis n’oublions pas aussi les activités culturelles : nous défendons depuis longtemps la relocalisation du Zola dans ce quartier Gratte ciel avec la création de plusieurs salles. Aujourd’hui le Zola qui est à République n’a qu’une seule salle. Un seul cinéma, une seule salle pour tout Villeurbanne c’est peu. Il serait donc intéressant de relocaliser le Zola dans ce centre. Il y a aussi le lycée qui sera reconstruit ; je souhaite qu’il garde sa place au centre ville mais qu’il soit ouvert sur la ville. Sa salle polyvalente pourrait ainsi bénéficier à d’autres activités que le seul usage de l’éducation nationale. Il faut inventer de nouveaux liens entre le lycée et la ville. J’espère enfin qu’il y aura des espaces publics de qualité et là je suis un peu inquiète car je trouve que le projet actuel manque d’une grande place publique. À Villeurbanne excepté la place Lazare Goujon, qui est une vraie réussite, on n’a pas de belle place publique sympa où on a envie de flâner et de rester un peu. Prenez la place Charles Hernu, la place Baland, la place Grand Clément : vous n’avez pas très envie d’y boire un verre avec vos amis.

 

Si ce projet a un tel potentiel, pourquoi la mairie de Villeurbanne met autant de temps à le lancer ?

Parce que la mairie ne sait pas suffisamment travailler avec le Grand Lyon en bénéficiant de ses financements. Il y a des atermoiements sur les décisions à prendre. Il n’y a pas eu de volonté politique suffisamment affirmée pour se lancer. Il y a toujours des interrogations quant aux transports puisque la ligne qui pourrait passer par Gratte-Ciel n’est pas décidée. Au nord il y a l’usine ACI qui est une bonne chose donc le tramway ne peut pas la traverser. Il y a une lenteur à prendre les décisions, à faire avancer les projets que je regrette. Si je suis élue maire je veux instaurer d’autres relations avec la communauté urbaine pour que les projets avancent plus vite. Il y en a d’autres qui traînent et c’est bien dommage.

 

Quels autres ?

Le terrain des sœurs dans le quartier des Buers. Là c’est pire car ça dure depuis 2003/2004. Et à la différence du quartier Gratte-Ciel où il faut acheter des immeubles et exproprier, ici la ville a la maîtrise foncière du terrain depuis des années.

 

Que voudriez-vous faire sur ce terrain ?

Le projet d’urbanisme est déjà décidé : on a le plan de composition depuis sept ou huit ans.

 

Vous ne changerez pas ?

Non, cela comporte du logement social, une crèche qu’on ne voit toujours pas arriver. C’est aussi un parc public, des espaces publics. Il faut accorder ce projet avec le quartier des Buers existant pour que la rénovation soit engagée en même temps. Quand on fait un nouveau quartier les habitants doivent en tirer des avantages : il faut dynamiser le commerce, réaménager les espaces publics, en plus de la rénovation des logements. Il faut que les habitants actuels profitent de l’intervention de la ville et du Grand Lyon.

 

En termes de culture, que pourrait-on développer à Villeurbanne ?

Nous avons un grand équipement culturel. Un équipement d’agglomération qui est intéressant : le TNP. Il mobilise beaucoup de financement du budget de la ville alors qu’il est pensé dans le cadre de la métropole car le TNP ce sont des Villeurbannais mais aussi des Lyonnais qui le fréquentent. Donc s’il était financé par la métropole il ne serait pas déménagé place Bellecour pour autant. En revanche, nous voulons favoriser les pratiques artistiques amateurs qui sont les laissés pour compte de la ville. L’école de musique est un autre équipement important mais il devrait davantage revenir dans les quartiers. L’école comporte 1600 élèves dont deux tiers de Villeurbannais, ce qui est une bonne chose, mais l’éducation musicale devrait être plus développée dans les écoles, les centres sociaux, etc.

Donc nous soutenons les associations culturelles, les initiatives citoyennes et aux professionnels de la culture qui ne sont pas dans les grandes institutions. Car il y a certaines compagnies qui « rament » un peu à Villeurbanne.

 

Vous pensez que la semaine des quatre jours permettra d’améliorer l’accès à la musique pour les élèves ?

Évidemment, c’est une occasion intéressante d’offrir des parcours de découverte sur des demi-journées libérées et pas seulement entre 16h30 et 18h. Car mettre des activités périscolaires après l’école n’allégera pas la journée des enfants. On aimerait expérimenter une autre organisation de la semaine permettant à des professionnels d’avoir des vrais contrats de travail de demi-journées. Cela a donné de bons résultats dans d’autres villes. Il faut travailler beaucoup plus avec les centres artistiques, les structures sociales, les centres de loisirs. Aujourd’hui l’école de musique ne sait pas comment adapter la réforme des rythmes.

 

Que pensez-vous de la biennale des associations ? Est-elle une vitrine pour la ville ?

C’est très bien. Il y a tissu associatif riche, dense, actif. Tellement actif qu’on manque de salles pour les associations, les maisons de quartier ont du mal à accueillir tout le monde. On propose de créer une plate-forme du bénévolat permettant de développer des lieux de mutualisation pour que les associations réalisent des projets ensemble. On est dans une société où on doit revaloriser le don gratuit. Tout n’est pas marchandise.

 

Pensez-vous que les associations assurent un équilibre dans la société ?

Bien sûr qu’elles jouent un rôle dans la société, qu’elles œuvrent dans le domaine de la solidarité, de l’éducation à l’environnement, de la culture, etc. c’est un lien social important. Ce sont des gens qui donnent de leur temps aux autres. Et dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires on pourrait s’appuyer davantage sur elles. Dans la société il y a des professionnels et des bénévoles et avec de jeunes retraités expérimentés qui ont temps ce serait intéressant de valoriser ça.

 

Allez-vous développer le pôle sport-études au lycée Fays ?

Je ne me suis pas spécialement penchée sur le sujet. Tout ça est intéressant. Il faut en discuter avec l’Éducation nationale et avec les équipes pédagogiques des différents établissements pour voir s’il y a un besoin et un soutien de la ville.

 

Allez-vous continuer à subventionner l’A.S.V.E.L ou plutôt des petits clubs amateurs ?

Nous défendons la réduction progressive de la subvention aux clubs professionnels de l’A.S.V.E.L. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Nous regrettons aussi l’achat des places VIP qui sont distribués dans une totale opacité. Nous voulons réoriente ce financement, tout comme celui du camp Tony Parker (100 000 euros), qui a lieu tous les étés et qui ne profite pas assez aux jeunes Villeurbannais. Par ailleurs, ce camp est organisé par une entreprise privée qui fait des bénéfices et n’à donc nul besoin d’une subvention publique pour équilibrer le budget. On a des idées pour développer l’offre de loisir car on manque de places dans les centres aérés. Villeurbanne c’est 140 000 habitants, plus 20 000 habitants au cours des dix dernières années. On a une croissance démographique importante et il faut donc offrir les services et les équipements en rapport avec la population.

 

Vous comptez donc privilégier davantage le VHA (Villeurbanne Handball Association) l’A.S.V.E.L. Rugby ?

Les clubs professionnels doivent relever de la métropole, mais dans le strict respect de la loi. Concernant le VHA, il doit chercher d’autres financements que les subventions mais si on doit le soutenir un peu plus on s’en occupera.

 

Selon le site Decomptes-public.fr, Villeurbanne est la ville la mieux gérée de France, les impôts s’élèvent en moyenne à 545 euros contre 869 euros à Nice. Quelle politique fiscale appliquerez-vous ? Et sur quels secteurs budgétaires accentuerez-vous vos efforts ?

Villeurbanne est surtout la ville la moins endettée parce qu’elle n’a pas fait les investissements nécessaires aux besoins de sa population. Alors, on peut dire qu’il n’y a pas de dette mais ce n’est pas tout à fait satisfaisant pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et préparer l’avenir. Quand on compare les dépenses de fonctionnement par habitants entre Villeurbanne et d’autres villes, on est en dessous. La ville dépense moins mais la ville a moins de recettes. On s’est aperçue que lorsque la taxe professionnelle des entreprises a été basculée au Grand Lyon il y a dix ans, Villeurbanne avait un taux d’imposition assez bas et, du coup, la communauté urbaine compense, en fonction de ce qui était versée en 2003, et est donc désavantagée. Dans la situation actuelle on pense recourir à l’emprunt pour développer de nouvelles écoles, de nouvelles crèches, de nouveaux locaux sportifs, améliorer les services publics et réorienter certaines dépenses. De plus, il faut solliciter davantage le Grand Lyon et la métropole. Il faut aller chercher l’argent là où il est.

Dans la situation actuelle nous estimons qu’il n’est pas nécessaire d’augmenter les taux d’imposition.

 

Pas de les baisser non plus ?

Quand on a l’ambition de réalisations il faut aussi avoir les moyens. Donc l’impôt est redistributif dans la mesure où on fera des équipements qui répondront aux besoins de tous les habitants. Les baisser ce serait se mettre en difficulté.

 

Que préconisez-vous pour lutter contre l’insécurité ? Êtes-vous pour la multiplication des vidéosurveillances ? L’augmentation des effectifs de la police ? Armer la police municipale ?

Villeurbanne n’est pas une ville insécure…

 

Selon certains, ce serait le Far-West dans des quartiers…

Je leur laisse la responsabilité d’un jugement aussi excessif. Mais il faut agir pour plus de tranquillité, plus de prévention. Pour cela, nous souhaitons mettre des animateurs de rue. Il faut des postes de personnes qui font de la médiation et de la prévention. Rien de tel pour la tranquillité et la sécurité que la présence humaine. On créerait quelques postes au sein de la police municipale, sans tripler les effectifs comme le souhaitent certains : il faut augmenter un peu pour bien couvrir tous les quartiers et répartir les missions de la police municipale et de la police nationale. Nulle question de la vidéosurveillance : il n’y en a pas et nous avons toujours approuvé cette politique. Armer la police municipale n’est pas le sujet non plus.

 

Allez-vous revenir aux ilotiers ?

Les îlotiers c’est la police nationale et elle doit aussi renforcer ses effectifs. Mais du point de vue de la police municipale et de ses animateurs de prévention, cela relève de la ville et nous pensons qu’il faut renforcer la présence humaine sur différentes plages horaires pour rassurer les gens.

 

En tant que candidate d’EELV, nous allons aborder le volet écologique. Que faire pour réduire les pics de pollution ?

Il y a une station de mesure place Grand Clément et on voit qu’on dépasse régulièrement les limites de pollution à Villeurbanne. Concrètement, on doit agir à la source, c’est-à-dire les gaz d’échappement et les chauffages. L’enjeu est de baisser la circulation dans toute la ville avec le développement des transports en commun, du vélo et de la marche. En plus, cela permet de faire de l’activité physique ce qui est bon pour la santé. On a été mal servi par le Sytral par le mandat qui s’achève. Nous sommes favorables à la création d’un tramway sur la ligne C3. Concernant la réduction de la pollution du chauffage il faut engager un plan de réduction des énergies et des logements et des bâtiments avec l’isolation, le développement des énergies renouvelables permettant une activité locale qui économise les factures pour les locataires et les propriétaires.

On agit à la fois sur l’environnement, sur les questions sociales, on lutte contre la précarité énergétique et on crée de l’activité économique locale.

 

Comment ferez-vous pour développer les pistes cyclables, à l’exception de celle de La Doua ?

Il y a des projets dans un certain nombre de rues à Villeurbanne. Il faudra un itinéraire cyclable parallèle au C3 sur le cours Tolstoï. Sur les axes Nord/Sud, cours de la République, etc. on a aussi des projets. Et il faut aussi réduire les points dangereux, généraliser les doubles sens cyclables.

Et il y a le grand projet de réaménagement du cours Emile Zola qui sera en travaux seulement en 2014 avec un axe cyclable de Cusset à Charpennes. On doit aussi penser à réaménager la route de Genas.

 

Mais les propositions que vous faites ne sont pas en contradiction avec la volonté d’introduire des commerces de proximité en centre-ville puisque les commerçants réclament des places de parking pour leurs clients.

Mais savent-ils, les commerçants, que les résultats de l’enquête de fréquentation des commerces montrent que l’essentiel des achats sont faits par des gens qui viennent à pied ?

 

De fait, voulez-vous créer des zones exclusivement piétonnes en centre-ville ?

Oui ! Aujourd’hui, on a eu piétonisation temporaire le samedi après-midi et pendant l’été sur l’avenue Henry Barbusse. Cela fait six ans que ça dure et il faut maintenant une piétonisation complète de cette avenue.

 

Et à Charpennes ?

Pour l’instant, ça n’a pas été évoqué mais, cela dit, la place Charles-Hernu est un endroit de passage et non pas une place où l’on a envie de s’arrêter. C’est une place très importante pour la circulation et avec le réaménagement du cours Emile Zola il faudra se poser la question d’un aménagement plus sympa où la voiture ne soit  pas prioritaire, sans être forcément exclusivement piéton.

 

Et le parc du Tonkin ? Allez-vous l’aménager ?

Ayant discuté plusieurs fois avec des habitants du Tonkin, ils trouvent le parc plutôt agréable donc je ne pense pas qu’il s’agisse d’un réaménagement prioritaire. Il faut créer d’autres parcs dans d’autres quartiers.

 

Pour vous, la piétonisation n’est pas incompatible avec le développement de commerces de proximité ?

Non, on voit que dans un certain nombre de villes, ce fut même le contraire. En été, les Villeurbannais sont très contents de flâner dans la rue Henry Barbusse, d’avoir des terrasses, une bibliothèque en plein air avec des chaises longues, etc. Il faut penser à un aménagement de cet espace avec les habitants.

Dans les autres quartiers, il faut renforcer le commerce de proximité. Il faut discuter avec les commerçants pour dynamiser leurs quartiers et les rendre plus accessible à pied.

 

Vous êtes conseillère municipale, conseillère générale, conseillère au Grand Lyon. Quelle est votre position par rapport au cumul des mandats ?

Le cumul que j’ai est parfaitement légal. Ce n’est même pas du cumul au regard de lanouvelle loi qui sera applicable en 2017 car elle limite le cumul d’un mandat de parlementaire avec celui d’un exécutif. Je ne suis ni parlementaire ni dans l’exécutif pour l’instant. J’estime qu’il est très important de limiter le cumul des mandats y compris dans le temps. Je pense à certains candidats qui vont en être à leur septième mandat, ce n’est pas très dynamisant pour la démocratie. Si je suis maire de Villeurbanne je me consacrerais uniquement à la ville et à la métropole car il y a suffisant à faire pour ne pas se disperser dans différentes collectivités.

 

Vous parlez de cumul dans le temps : si vous êtes élue maire de Villeurbanne, vous compterez vous représenter pour un deuxième mandat, un troisième ?

Je vais déjà essayer de me faire élire pour un mandat et on en reparlera dans six ans.

 

Si nos auditeurs/lecteurs souhaitent se renseigner davantage sur votre programme où doivent-ils se rendre ?

Nous avons un site Internet : vessiller2014.fr

J’ai également un numéro de téléphone : 07 87 57 50 39

Et un mail : contact@vessiller2014.fr

 

Article également disponible sur Forum de Lyon

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