Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 15 sept. - dim. 21 sept. | Page d'accueil | lun. 29 sept. - dim. 05 oct. »

samedi, 27 septembre 2008

Bachelier mais expulsé !

Taoufik El Madroussi est un jeune Marocain arrivé en France avec un visa en 2002, à l’âge de 15 ans. Malgré des difficulté familiales, il poursuit une scolarité normale, du collège jusqu’au bac professionnel. Mais, entre-temps, il devient majeur et donc expulsable.


Le 6 mai 2008, tous bascule. Il sort d’un anniversaire bien arrosé. Avec des copains, il fait la manche auprès des passants dans la rue, afin de poursuivre la fête. La Brigade anti-criminalité (BAC) intervient avec brutalité. S’ensuit une altercation avec les cow-boys de la police. Arrêté, Taoufik est condamné à une peine de prison, mais tout de même autorisé à sortir pour passer ses épreuves du bac. Il n’en passera que deux, car le juge revient sur sa décision. De nouveau incarcéré, il ne peut passer la fin de l’examen.

Expuslé copie.jpg

Une fois sa peine terminée, il est envoyé directement au centre de rétention administrative (CRA) de Palaiseau.
Le 22 août, première tentative d’expulsion vers le Maroc, à l’aéroport de Roissy : il refuse d’embarquer. Des passagers se mobilisent solidairement et il est ramené au CRA. Le 26 août, deuxième essai. Transformé, et avec les grands moyens s’il vous plait : emmené au Bourget, il est mis dans un avion privé de la flotte ministérielle jusqu’à Montpellier, puis conduit sous escorte en fourgon à Sète, où il est embarqué sur un bateau. Quarante heures de cellule, gardé par un policier marocain, jusqu’à Tanger.


Arrivé au Maroc, il n’a pas de papiers et ne parle pas l’arabe, mais uniquement le berbère. Là-bas aussi, il demeure un « étranger en situation irrégulière ».

 

Sylvain Métafiot



Je vous invite vivement à signer la pétition sur le site

Source : Réseau éducation sans frontières

jeudi, 25 septembre 2008

L'affaire du lait contaminé chinois

L'affaire éclate au grand jour, le 11 septembre, coincidence des dates oblige ! (hein Sylvain, encore un complot)

L'entreprise Sanlu, basé à Shijiazhuang, utilisait du Lait frelaté,vous vous en doutez, cela n'est pas conseillé.

Ce lait, a développé de la Mélamine, responsable d'infections.

2008-09-15T102407Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRWR-CHINE-LAIT-20080915.jpg

Ce scandale d'état est aussi international car l'entreprise (et sans doute d'autres à venir) exportait ses produits vers le monde entier.

Déjà, la France comme de nombreux pays, a interdit l'achat de ce lait dit "A risque", mais qui a peut être déjà provoqué de nombreuses infections.

Consommé essentiellement par les enfants et les nouveaux nés, on ne sait pas encore les conséquences dans notre pays. Pour la Chine, 4 morts de nouveaux-nés dûs à ça, et quelques 13 autres contaminés et hospitalisés (d'après les sources officielles).

Ce problème en rappelle d'autres, ce n'est pas la première fois qu'un scandale de ce type est révelé au grand jour.

Seulement, pendant qu'à Beijing les Jeux Olympiques ont battu tout les records, de nouveaux tristes record risquent d'apparaître.

Cela vous rappelle-t-il l'affaire des jouets dangereux ?

Cela vous inquiète-t-il qu'on puisse consommer des produits alimentaires fabriqués à bas coûts tout cela au moment où l'on parle de baisse du pouvoir d'achat etc...

Quel interêt pour les grandes entreprises de distribution de vendre des produits non sûrs, et non conformes ? Faut il un scandale qui fera des morts pour qu'enfin on stoppe ces grandes manipulations internationales, enfin plutôt ces grands foutages de gueule ?

 

Enfin voici un court rappel de ce qui s'est déjà passé (source wiki et archives du monde) :

"En mai puis en juillet et enfin en septembre 2008, quatre bébés chinois sont morts et des milliers sont tombés malades après avoir absorbé du lait artificiel pour nourrisson contaminé : on y avait ajouté de la mélamine, afin de le faire apparaître plus riche en protéines. Les autorités chinoises ont reconnu que deux des compagnies laitières incriminées dans le scandale exportaient leurs produits (vers le Burundi, Gabon, Bangladesh, Birmanie et Yemen). Et l'ampleur du scandale a continué, touchant d'autres entreprises, d'autres produits et un nombre toujours plus important de personnes."

Effarant non ? et encore je suis sur qu'on ne sait pas tout

mercredi, 24 septembre 2008

Culte du corps, haine du corporel

Pourquoi un extrait d’un article d’Olivia Gazalé « Le corps était presque parfait » (dont le titre est aussi d’elle) ?

Pour relativiser sur le culte du corps et redonner confiance à ceux qui pense qu’ils ne sont pas « physiquement assez bien » car pas à la hauteur des canons uniformisés de la beauté actuelle.

 

Nous sommes submergés par des images de corps parfaits de façon quotidienne et intensive. Que ce soit à la télé à travers la pub ou les émissions de « djeunes » (les clips de gangsta-rap par exemple qui, non content, de rabaisser à son plus bas niveau ce génial style musical qu’est le rap, perpétuent des clichés machistes et virils insupportables), dans le métro sur des affiches géantes, sur Internet ou dans les magazines people, le corps sans défaut est érigé en norme sociale indiscutable.

Deux choix nous sont imposés : soit l’imitation de ces modèles absolus, soit, à défaut de pouvoir y arriver, l’admiration béate et sans bornes des mêmes démiurges (élevons des statues que diable).
Mais, et cela est pire, cette mode semble relever d’une haine de soi évidemment pathétique. Voyez ce qu’en dit Gazalé :

 

"A l’heure de la religion de la beauté jeune et musclée, l’affaissement de vos chairs fait de vous un hérétique, un parjure, un blasphémateur. Ce n’est pas tant des défauts de votre corps dont vous avez honte que de l’absence de volonté qui en est la cause… Nous voudrions l’avoir débarrassé de tous les déterminismes: le vieillissement, la maladie, la laideur et- pourquoi pas?- le sexe et la couleur… Le moralisme hygiéniste a transformé les canons esthétiques en normes éthiques. Désormais, la faute ne consiste plus à jouir de son corps, mais à le laisser se dégrader…. Le culte actuel du corps s’accompagne d’une phobie du corporel, d’une haine du corps organique… L’utopie du corps parfait renvoie au rêve de pureté qui hante l’humanité depuis ses origines… La pureté se confond ainsi avec la cosmétique et la diététique… Les sexes intégralement épilés des actrices porno semblent aujourd’hui infiniment moins obscènes que L’Origine du monde de Gustave Courbet. Car la toison énigmatique sent la terre, la bête, l’indomptable femelle, alors que le pubis glabre évoque la pureté virginale de l’enfance, le salon de beauté et la domestication de soi… Cette détestation du corporel ne renvoie-t-elle pas, au fond, à la vieille démonisation de la chair héritée des premiers pères de l’Eglise ?… Le fantasme de perfection est un fantasme mortifère. Vouloir un corps parfait, c’est vouloir s’arracher au sien, c’est désirer mourir à son propre corps…"

 

origine_du_monde-courbet.1180519442.jpg


J’ai utilisé le mot « mode » plus haut : plusieurs siècles auparavant (je serais bien incapable de vous dire quand exactement) la beauté suprême était…la rondeur. Les femmes aux formes très généreuses étaient considérées comme les plus belles de leur temps. 
Ainsi, personne n’est parfait ? Encore heureux !


Sylvain Métafiot

lundi, 22 septembre 2008

Le sophisme crocodilien

sophisme-crocodilien.jpg

Ce raisonnement nous est présenté par Quintilien, un auteur latin du 1er siècle, dans son Institution oratoire, qui est un traité de rhétorique.


Un crocodile attrape un enfant qui jouait sur la berge d’une rivière et dit à sa mère : « Si tu me dis la vérité, je te rendrai ton enfant, mais si tu me dis quelques chose de faux, je ne te le rendrai pas ». La mère, habile dialecticienne, punit le crocodile en le mettant dans une situation impossible. Elle dit au reptile : « Tu ne me rendras pas mon enfant ! ».


L’animal se trouve alors en effet dans l’impossibilité d’adopter une quelconque attitude sans tomber dans la contradiction. Car, si la mère dit la vérité en disant : « Tu ne me rendras pas mon enfant », alors que le crocodile devra le lui rendre puisqu’elle a dit la vérité ; mais comme elle a dit « Tu ne me rendras pas mon enfant », elle n’a pas dit la vérité, et alors l’animal ne devras pas rendre l’enfant. Or, en ne rendant pas l’enfant, le crocodile fera que la mère aura dit la vérité, auquel cas…


La phrase prononcée par la mère est dite indécidable. Elle est de type suifalsificateur, c’est-à-dire qu’elle contredit elle-même ses propres conditions de vérité : elle est vraie dans la mesure où elle est fausse et fausse dans la mesure où elle est vraie…

 

crocodile-bleu.jpg

Sylvain Métafiot