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jeudi, 11 septembre 2014

Le feu follet : l'élégance du désespoir

 

« Essayez, si vous le pouvez, d'arrêter un homme qui voyage avec son suicide à la boutonnière. »

Jacques Rigaut, Pensées

 

Rares sont les romans ayant eu la grâce d’une bonne adaptation cinématographique. Deux adaptations réussies, cela tient du miracle. Le feu follet de Pierre Drieu la Rochelle fut de ceux-là : adapté une première fois en 1963 par Louis Malle, puis en 2011 par le Norvégien Joachim Trier sous le titre Oslo 31 août.

 

Nul doute que Louis Malle réalisa son plus beau film en portant à l’écran la vie d’Alain Leroy (Maurice Ronet, d’une perfection troublante), dandy fatigué traînant son amertume le long des boulevards gris de Paris, bercé par les crépusculaires Gnossiennes d’Erik Satie. Tentant de soigner son addiction à la drogue, il est fatigué de regarder les autres vivre. Alain n’a pas très envie d’entrer dans la vie malgré les protestations et les encouragements de ses proches. Le docteur La Barbinais tente ainsi de le persuader que la vie est bonne, mais dans le roman la lucidité du personnage lui impose la retenue : « Il n’osait pas lui protester que la vie était bonne, faute de se sentir en possession d’arguments bien aigus. » En effet, quels pitoyables arguments pourraient prodiguer à Alain ceux qui ne cessent de s’apitoyer sur sa mauvaise mine et ses coups de cafard, ceux qui lui font subir leur pitié désapprobatrice (« c’est un raté et un envieux ») ?

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mardi, 15 janvier 2013

Miroir cinématique

seyrig-miroir.jpg

 

Voici ma participation au narcissique questionnaire du miroir de l'excellent cinéphile Ludovic Maubreuil. Un exercice plus difficile qu'il n'y paraît mais ô combien excitant.

 

1) Avez-vous déjà accroché chez vous une affiche de film ?

Oh que oui ! Et pas qu'un peu. Adolescent, les murs de ma chambre se couvraient du Seigneur des Anneaux, Matrix, Spiderman, La Guerre des mondes, Signes, Minorty report, Charlie et la chocolatrie, Sin City, Alexandre, Les Infiltrés, etc.

Désormais, Le Kid de Chaplin veille dans mon couloir et Harold Lloyd, dans Safety Last, est suspendu dans ma chambre. Mais, la plus belle est celle de La Dolce Vita de Fellini au-dessus de mon lit. Un beau cadeau.

LaDolceVitaPoster.jpg


2) Quelle affiche, placardée à l'intérieur d'un film, préférez-vous ?

Je dirais la pochette de disque de 2001, L'Odyssée de l'espace dans Orange Mécanique. Bon, ce n'est pas une affiche mais là, à brûle-pourpoint, je sèche.

autopromotion-kubrick-orange-mecanique-2001-odyssee-mini.jpg

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