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samedi, 22 novembre 2008

Le paradoxe du vote

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Préférer celui que l’on aime le moins, éliminer celui que l’on préfère !


En ces temps d’élections socialistes, un petit paradoxe électoral auquel les candidats et les électeurs ne songent pas assez.
Trois candidats se présentent à une élection : A, B et C. Des sondages font apparaître que A est préféré à B, B préféré à C et C préféré à A. Impossible ? Non. C’est en cela que consiste le paradoxe du vote dit encore de Condorcet (c’est ce mathématicien et philosophe qui l’a mis au jour le premier).


Normalement, les préférences sont transitives : si je préfère Rembrandt à Rubens et Rubens à Raphaël alors je préfère Rembrandt à Raphaël. L’ordre du pouvoir est également transitif : si le Président de la République a autorité sur le ministre et le ministre autorité sur le préfet, alors le président de la République a autorité sur le préfet. Mais il arrive que cet ordre soit violé. On l’a observé dans certaines relations entre animaux. Une poule dominante donne des coups de bec (sans en recevoir) à la poule dominée. Soit un trio de poules : Cocotte, Coquette et Caquette. Cocotte becquette Coquette laquelle becquette Caquette. Mais celle-ci becquette Cocotte : les relations de domination forment ici une boucle au lieu de constituer une chaîne, comme on aurait pu s’y attendre.


Condorcet a découvert que, si lors d’un vote le nombre de possibilités est supérieur à deux, alors on peut se retrouver devant ce résultat paradoxal : le candidat C préféré au candidat A alors même que A est préféré à B et B de C. C’est pour éviter un tel lézard que les démocraties modernes ont imaginé leur mode de scrutin (l’uninominal à deux tours ou la proportionnelle coupent court au paradoxe du vote). Cela dit, aucun système de choix collectif n’est parfaitement équitable.


Finissons sur une remarque intrigante et amusante des guignols de l’info à propos des résultats des élections du PS du 1er tour : « 25% de Bertrand Delanoë + 24% de Martine Aubry = 34%, tandis que chez Ségolène Royal 29 + 0 ont fait 43 ! » La logique des électeurs est parfois plus que paradoxale…

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Sylvain Métafiot

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Commentaires

 

Excellent article qui soulève bien le paradoxe du vote des militants socialiste en ce moment !
Il y a encore une semaine, on était au tout sauf Ségolène. Ainsi, elle aurait dû se faire éliminer au premier tour : Aubry + Delanoe > Ségo comme tu le rappelle dans l'article.
chose encore plus étrange, au dernières nouvelles que j'ai (il est 5h ce samedi matin), Martine Aubry serait arrivée en tête... mais de 1 point seulement !!!

Bref, il se passe vraiment des choses bizarre... bien résumé dans le paradoxes.


En revanche, Cocotte, Coquette et Caquette vont toute se faire manger à la fin... C'est un peu la même situation pour le PS... où Besancenot et Sarko se frotte les mains.. Miam ! On va manger du socialiste en 2012 !

Pour revenir au pradoxe, je n'y vois pas trop d'explication... d'autres auraien des idées ?

 

Rien à voir avec le paradoxe du vote, mais il me semblait avoir aperçu le dernier spectacle de Gad Elmaleh en streaming sur mapausecafé. Il s'est volatilisé ?

 

Oui, je ne sais pas comment je me suis débrouillé ! Bref, le nouveau spectacle de Gad Elmaleh est dispo en steaming ici : http://www.mapausecafe.net/archive/2008/11/21/gad-elmaleh-papa-est-en-haut.html

 

Brulons les sorcières !

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