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lundi, 30 novembre 2009

Schizophrenie Gouvernementale

 

Société

On a appris il y a peu que le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a décidé de supprimer le caractère obligatoire de l’Histoire et de la Géographie en Terminale S. Ces deux matières deviendraient alors optionnelles, au même titre que le latin et le grec.

Le but clairement annoncé est de dissuader les candidats à des études comme Sciences-Po de passer par la série scientifique sous prétexte de sa réputation. Le ministre précédent avait déjà tenté un coup similaire en voulant rendre la Philosophie optionnelle, provoquant ainsi un tollé général, comme M. Chatel aujourd’hui. Le principal argument des professeurs de philo était simple : les scientifiques ont besoin d’une certaine culture philosophique, reprenant en cœur : « une science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Les profs d’Histoire nous ont aussi cité Rabelais pour défendre leur matière, mais ils ont d’autres arguments tout aussi percutants.

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dimanche, 18 octobre 2009

L’expérience de Milgram

 

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C'est aujourd'hui une belle journée : vous vous êtes porté volontaire pour participer à une expérience de psychologie bien rémunérée. Dans les locaux de l'université, un scientifique vous reçoit ainsi qu'un autre volontaire. Il vous explique qu'il étudie l'effet de la punition sur la mémorisation. L'un de vous deux jouera le rôle d'un « élève », qui devra mémoriser des séries de lettres. L'autre jouera le rôle de l' « enseignant » : il lira les mots que doit mémoriser l'élève et administrera grâce à une série de manettes des chocs électriques d'intensité croissante à l'élève s'il se trompe en les restituant. Vous tirez vos rôles à pile ou face ; le sort vous attribue le rôle de l'enseignant. L'élève est attaché à la chaise, et l'expérience commence. Il mémorise d'abord assez bien les mots que vous lui lisez. Mais il commet une première erreur : vous lui administrez un léger choc électrique. Visiblement la punition fonctionne et il se concentre à nouveau. Il se trompe cependant encore une fois : sur les ordres du professeur, vous lui administrez un choc un peu plus violent. Le cobaye semble soucieux. Stressé, il accumule les erreurs. A chaque fois, le scientifique vous enjoint d'administrer un choc plus important ; jusqu'au point où votre collègue, hurlant de douleur, vous supplie d'arrêter. Le professeur, inflexible, vous ordonne de continuer. Vous arrivez à la dose maximale - les mots « attention choc dangereux » sont inscrits près de la manette correspondante. Votre collègue, sanglotant et à moitié assommé par les chocs, refuse de répondre depuis quelques temps. Le scientifique vous ordonne d'administrer le choc maximal. Naturellement, vous refusez. « Vous n'avez pas le choix : vous devez continuer », vous répond-t-il. Que faites-vous ? Par pitié pour le cobaye, vous désobéissez au scientifique et arrêtez ? Ou bien vous suivez les ordres ?

 

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