lundi, 26 octobre 2026
The Brutalist : les poings contre les murs

Troisième film de son jeune réalisateur, The Brutalist est le premier à parvenir en France. À travers son héros, architecte de génie peinant à réinventer son identité dans une société qui le méprise, Brady Corbet livre une fresque désenchantée sur le rêve américain. Une œuvre maîtrisée, faussement grandiloquente et particulièrement impitoyable.
The Brutalist est un film hors-normes. Par sa durée (3h30 avec entracte intégré), par son format (filmé en VistaVision, procédé technique des années 50, concordant à l’époque de l’action), et par sa démesure. Joué en plusieurs langues (anglais, hongrois, yiddish et italien), il entrelace habilement nombre de thématiques propres aux bouleversements du XXe siècle : l’extermination des Juifs d’Europe et la création de l’État d’Israël, les grands exodes migratoires, la marche en avant industrielle et l’explosion des inégalités, la radicalité des avant-gardes artistiques, la lutte des classes et la haine de l’étranger, la rédemption à travers l’œuvre d’art… Une densité historique qui ne perd jamais le fil rouge narratif de son personnage principal.
14:12 Publié dans Cinéma | Tags : brady corbet, rêve américain, racisme, the brutalist, les poings contre les murs, zone critique, sylvain métafiot, lászló tóth, adrien brody | Lien permanent | Commentaires (0)









