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jeudi, 20 novembre 2008

Le Figaro : journal, magicien ou manipulateur ?

De temps en temps, j’apprécie la lecture du Figaro pour son sérieux et son analyse. Et pourtant… la Une du Figaro de ce Mercredi 19 novembre est un trucage ! Ou plutôt « une retouche ». Hasard, il s’agit de la Garde des Sceaux qui se retrouve une fois de plus dans l’actualité…
Zou, petit jeu : retrouver l’objet manquant !

 

La Une de Mercredi

 

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La photo originale

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C’est le blog de l’Express qui nous révélait l’info ce matin. Vous avez donc bien vu, la bague de Rachida Dati : envolée ! La bague en question est une Chaumet (en or gris pavé de diamants) d'une valeur de 15 600 euros…
Il pourrait être intéressant de se poser le pourquoi du comment. De fait, le Figaro a cherché à tromper son lectorat. A noter qu'il s'agit d'une photo prise par un journaliste de ce même journal. Voici la version officielle avancée par Mme Altman :
« On a bouclé dans l'urgence. On assume. On ne voulait pas que la bague soit l'objet de la polémique, alors que le vrai sujet était la pétition des magistrats ». « Il s'agissait d'une erreur d'appréciation, Mme Dati n'a absolument rien à voir là-dedans, c'est quelque chose qui ne se reproduira plus ».
Nous voulons bien croire à la bonne foi du journal. Pour autant, s’il avait s’agit de Ségolène, cela aurait-il été la même chose ? J’en doute fortement…
Alors, complaisance à l’égard du Gouvernement, intervention de l’Etat ou encore « erreur d’appréciation », je reste assez partagé.

Encore un jour sans massacre

Journal d’un lycéen misanthrope


9782353410392.jpgPour sa première œuvre, Théo Diricq, jeune étudiant en droit de 20 ans, touche juste. Encore un jour sans massacre (Max Milo éditions, Condition humaine, 150 p, 16 euros) dévoile une galerie de personnages tous plus pathétiques les uns que les autres et en premier lieu son héros Artus. Mal aimé, mal aimant, il reprochera d’ailleurs à ces parents ce nom sortis dont ne sait où. Tous le monde en prend pour son grade, que ce soit son meilleur ami, Etienne, ou l’énigmatique Lola dont le hasard les fera se rencontrer. Aimera-t-il un jour quelque chose ou quelque un ? Rude épreuve pour cet adolescent lucide immergé dans un monde d’ados parfois stupide.

Le regard acide que pose Artus sur le monde qui l’entoure est jubilatoire. Extraits : « Il y a un groupe de connasses dans la classe, comme dans chaque classe. J’en compte au moins sept. Les idiotes c’est comme les abeilles, elles ont une reine. »
« Enfin un peu de violence. René et Pierre, les deux abrutis informatisé de la classe, ont commencé à s’écharper à propos de la rétrocompatibilité de la nouvelle version Word […] Une telle divergence de points de vue ne pouvant se régler que dans un bain de sang »

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