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dimanche, 27 septembre 2009

Welcome to Mad World

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Après l'article sur l'événement GTA IV, voici le deuxième article vidéoludique du blog. Il s'avère que le plat du jour est particulièrement alléchant : des massacres en tout genre sous des torrents d'hémoglobine et ce, pour notre plus grand plaisir sadique. Voilà le programme de Mad World sur Wii, le dernier bijou des petits gars de Platinum Games (créateurs de Bayonetta et d'Infinite Space). Que les adeptes de « Familles de France » et autre coincés du cul tournent la tête ou se rendent directement sur les commentaires pour aboyer contre cette dépravation des bonnes mœurs, cette immoralité satanique, cette barbarie pixélisée. Cela leur évitera de réfléchir... Que les curieux (gamers ou non) et les non réfractaires à la violence représentée suivent le guide.


Première chose qui saute aux yeux, le graphisme général. Graphiquement la ressemblance avec le film Sin City (lui-même adapté d'un comics de Frank Miller) saute aux yeux. L'univers est peint en noir et blanc, régulièrement éclaboussé par le rouge du sang de vos ennemis (ou du vôtre) et par des onomatopées jaune ponctuant les actions du jeu. Jack Cayman, l'anti-héros, fait immédiatement penser à Marv tant par la prestance que par la violence dont il fait preuve au sein de Varrigan City. A ceci près que Marv ne possède pas une tronçonneuse rétractable au bras droit : « Je n'aide pas les gens, je les tuent » énonce froidement Jacky. On ressent la référence à New-York 1997 (John Carpenter), un des sommets de la science-fiction, en parcourant cette ville ravagée et coupée du monde. Si le scénario minimaliste n'a que peu d'importance (des terroristes prennent en otage une ville entière et y répandent un virus afin d'organiser un jeu télévisé mortel consistant en la loi du plus fort, le DeathWatch, Jack étant envoyé pour faire le ménage) on peut néanmoins déceler une critique acerbe de la téléréalité en ces temps où la télé poubelle ravage tout, sous prétexte de course à l'audimat (Nadya Suleyman, récente mère d'octuplés, vient de signer un contrat autorisant ses nouveaux nés à être filmés pour une émission, le PDG d'Endemol ne semble pas contre le fait que des gens meurent en direct à l'avenir, etc.). Mais c'est essentiellement au niveau de l'ambiance et du plaisir immédiat et occasionnel que se trouve l'intérêt majeur de ce titre.

 

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Le but est simple : massacrer le plus de monde possible pour accéder à l'environnement suivant. Plus la tuerie est réalisée avec classe, plus les combos sont nombreux, plus les points obtenus sont élevés, logique. Ainsi, il ne suffit pas de simplement trancher un homme en deux, non non, trop facile. Il faut être imaginatif que diable ! Par exemple, transpercer la tête du malheureux avec un panneau de signalisation, lui enrouler un pneu autour du corps, deux trois coups de boule au passage, puis le mettre dans une poubelle, et enfin le suspendre à un croc de boucher ou le balancer dans une broyeuse, là on fait monter le compteur et on reçoit les acclamations du public !

 

 Un petit aperçu : MadWorld debut trailer Wii

  

Pourtant, qu'on ne s'y trompe pas, ce défouloir est à prendre au second degré, ce qui est l'essence même du gore. Quelque soit le support de ce dernier (film, littérature, jeu vidéo) il est toujours une farce (farce sanglante mais farce tout de même) tant les ressorts comiques sont explicites. A la différence de l'épouvante et de l'horreur (voire du fantastique) dont le ressort est la peur. Dans Mad World ce ressort comique est clairement mis en scène par des petits jeux parsemés dans les niveaux et présentés par The Black Baron (une sorte de 50 Cent habillé en mac) et sa charmante compagne qui ne cesse de lui faire des misères. Ces mini-jeux consistent à remplir des objectifs plus loufoques les uns que les autres : envoyer valser les ennemis dans le réacteur d'un avion, se servir d'eux comme de fléchettes géantes ou comme feux d'artifices, jouer au golf avec leurs têtes, etc.

 

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Arrivé au terme d'un niveau (14 en tout dont deux anecdotiques à moto), vient l'inévitable affrontement avec le boss. Ceux-ci sont tous franchement impressionnants et donnent vraiment du fil à retordre en mode hard : on fait ainsi la joyeuse connaissance d'un sumo qui aime à projeter des hélicoptères en pleine face, d'un cow-boy sur roulettes tirant plus vite que son ombre, d'un loup-garou plutôt farouche, d'un shogun nerveux, d'une vampire sexy, j'en passe et des meilleurs. Ces combats font transpirer tant il faut s'agiter dans tous les sens lors d'actions contextuelles pour en voir le bout.

Après les avoir occis, Jack prend un malin plaisir à les achever d'une façon grandiose et drôle qui n'est pas sans rappeler les ultimate finish de Mortal Kombat ou Killer Instinct (titres évocateurs s'il en est...).

 

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A noter que la bande-son est un véritable régal pour les amateurs de rap américain et colle parfaitement avec l'ambiance décalée et so cool du jeu. Ceux qui pensaient trouver-là une musique plutôt rock seront déçus car ce sont de très bons noms du rap US qui ont collaboré au développement du jeu (pour la plupart inconnus en France) : S.O.U.L. Purpose, Optimus, Sick YG, Wordsmith, C.Wilkes, Bandy Leggz et Doujah Raze.

L'OST rien que pour vous :

 

En revanche, mieux vaut couper les commentaires car ils deviennent insupportables au bout de dix minutes.

 

MadWorld happy Holidays

 

MadWorld trailer

 

En somme, un beat them all gore superbement stylisé et jouissif qui ne laissera pas indifférents les amateurs de violence purement gratuite et les acharnés des higts scores. L'esthétique apocalyptique, le défoulement permanent et la BO entraînante formant un mix idéal. La difficulté a beau être croissante, le plaisir que nous procure ce monde de fous l'est également. Et ce d'autant plus lorsqu'on a débloqué le katana et la double tronçonneuse.

 

Crevé après une dure journée de boulot ? Décapitez donc un truand avant de lui arracher la colonne vertébrale, ça détend.

 

Sylvain Métafiot

 

Commentaires

 

Effectivement ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amuser sur un jeux vidéo. Ici finies les petites stratégies à la James Bond et place à la tronçonneuse ratatatata!!!

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