lundi, 26 mai 2008

61ème festival de Cannes

 

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Le 61ème festival de Cannes est fini.

 

 

Et pour la première fois depuis 21 ans (1987), la palme d’or a été attribué à un film français.

 

Retour sur ce film, qui s’annonce d’ores et déjà comme un des grands films de l’année.

 

« Entre les murs », de Laurent Cantet , nous sommes entrainés à suivre la vie de tous les jours d’une classe de collégiens.

 

François Bégaudeau, accompagné de véritables élèves de collège, joue le rôle d’un professeur de français plus vrai que nature, et qui se

veut l’enseignant d’une autre langue que celle de la « rue ».

 

Pour Marjane Satrapi (réalisatrice de Persépolis primé l’an dernier) et juré, explique que ce film est le véritable « Coup de cœur des

critiques du jury » et qu’il « pose de vraies questions sur la démocratie ».

 

Ce film s’inspire d’un livre, et permet de rendre ce spectacle crédible et authentique.

 

Entièrement basé sur l’improvisation, le résultat dépasse toutes les attentes, et nous permet de nous plonger dans la « vraie France » celle que l’on feint d’ignorer avec ses problèmes, ses joies, et ses héros.

 

 

Le Grand prix du festival a récompensé « Gomorra » de Matteo Garrone, qui aborde la corruption et les dérives mafieuses qui existent.

Mais, ce n’est pas un film de gangsters, c’est « une mise en scène invisible ». (d’après le réalisateur)

 

 

 

Le prix du jury a été attribué au film « Il Divo » de Paolo Sorrentino, qui dresse un portrait d’un ancien chef du gouvernement Giulio Andreotti.

 

 

 

Sandra Corveloni, pour son rôle dans « Linha de Passe »a reçu le prix d’interprétation. Ce film « caméra au poing » suit les péripéties de frères brésiliens vivant dans une des favelas de Sao Paulo.

 

 

Autre drame abordé lors de ce festival, l’immigration illégale, et le film « Le Silence de Lorna" de réalisateurs belges a été primé pour son scénario, encore une fois « saisissant ».

 

Steve McQueen a remporté la Caméra d’or, pour son film "Hunger" retraçant la mort d’un nord irlandais, après avoir fait une grève de la faim pour être considéré comme prisonnier politique dans une prison.

 

Ce festival a véritablement pris un tournant, Sean Penn, nous avait prévenu :

"cette année, les films qui seront récompensés, devront être proche du public, parler aux gens et aborder des thèmes de l’actualité parfois ignoré, mais pourtant bien présents…"

En tout cas, nous on a hâte d’aller voir le film français, qui nous rappellera nos années collèges, ou qui justement nous montrera la différence générationnelle et sociale qu’il existe dans notre pays.

 

Ce qui doit nous rappeler encore une fois que l’on a beau vivre tous dans le même pays, nos différences sont grandes, souvent inconnues, voir ignorés, mais il faut justement se résigner à aller voir entre les murs pour comprendre