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dimanche, 23 novembre 2014

Aveuglante noirceur : Scintillation de John Burnside

Scintillation, c’est un monde réduit à la convergence de lieux en tous genres : une forêt d’ébène polluée aux teintes horrifiques, une usine chimique désaffectée aux vapeurs fantastiques, une ville au nom dystopique (l’Intraville, le « ghetto des ouvriers empoisonnés », face à l’Extraville, le ghetto des nantis). Le décor se dessine, l’histoire s’enclenche au son de plusieurs voix.

 

aveuglante noirceur,glister,john burnside,john morrison,leonard,lyrisme noir,mouettes folles,scintillation,sylvain métafiot,thomas a kempis,gazettarium,litterariumC’est un récit sur lequel plane le voile de la mort, celle de cinq enfants de l’Intraville introuvables depuis des années. Exilés dit-on. Ces petits chenapans auraient pris la clé des champs et seraient taillés la route pour découvrir le vaste monde. Vaste blague dont personne n’est dupe. Les corps n’ont jamais quitté l’Intraville : quand on y naît on y meurt. Morts ou vivants, ils hantent les bois sinistres, habitat surnaturel peuplé de créatures étranges et oppressantes. Mais si personne ne croit aux fadaises des fugues à répétition, chacun s’efforce à maintenir sauves les apparences. Le scandale serait trop monstrueux, la fuite insubmersible.

 

Parmi les « enfants perdus », comme les surnomment les habitants désœuvrés de cette presqu’île fantôme, se trouve le meilleur ami de Leonard, 15 ans, arpenteur des lieux maudits, des classiques littéraires et des dessous des filles. Il n’accepte pas sa disparition, il refuse le mensonge.

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